de Batem et Colman
aux éditions La Sirène
Des motards sur fond d’humour (pauvre)
Dans
la vie d’ActuSF, le facteur nous apporte parfois quelques surprises. C’est le
cas avec Sam Speed. Mais pourquoi les éditions de La Sirène
ont-elles décidé de nous faire parvenir cet album, qui n’a vraiment
rien, mais rien à voir avec la S-F, le fantastique ou la Fantasy ? Mystère
et boule de gomme. N’empêche qu’on y a quand même jeté un coup
d’œil, histoire d’ouvrir un peu notre champ d’horizon. Mais là, on
aurait peut-être du s’abstenir…
Sam Speed est un album
" à gags ". Comprenez par-là que vous aurez le droit à
de petites histoires courtes concoctées par quatre personnages qui ont déjà
fait leurs preuves en BD. Sur le CV de dessinateur de Batem, on peut lire qu’il
a réalisé plusieurs albums du Marsupilami et des histoires
de Snorkels et de Jack Seller. Sur celui de Colman, on lit Billy
the Cat, un simple nom qui pose son homme par son succès. Madeline
a réalisé de son côté Le Petit Argot illustré,
et l’étrange Mo/CDM Le Mariage illustré en BD, Mat Matou
ou bien encore Space vaudeville (à paraître).
Sam,
dérangé de la moto…
Sam est un jeune motard un
brin impulsif. Il aime les belles machines, la vitesse, les acrobaties et surtout
les courses urbaines à 140 km/h à cinq mètres du feu rouge…
Son rêve se réalise le jour où il est embauché en tant
que journaliste au sein de la rédaction Ratomoto. Commence alors pour lui
une vie d’aventures et de bourdes journalistiques, entre des missions loufoques,
un rédacteur en chef irascible en fauteuil roulant (bonjour le bon goût)
et un photographe largement aussi allumé que lui.
Bon, ben,
on oublie…
Basé sur Joe Bar Team et Jack Sélère,
on pourra amplement se passer de Sam Speed. Pourquoi ? Parce que l’humour
est stéréotypé et ne nous a pas arraché ne serait-ce
que l’ombre d’un sourire. Parce les personnages sont stéréotypés
à l’extrême. Parce que le dessin est lui aussi hyper classique. Bref,
rien de neuf dans Sam Speed, et même franchement beaucoup trop de
vieilles recettes qui échouent lamentablement. Une BD qui veut surfer sur
la vague de " l’humour chez les motards " et qui finit par sombrer…







