Glee
( Wisher 3 )
de Giulio de Vita et Sébastien Latour
aux éditions Le Lombard
Genre : Fantastique
Sous-genres :
  • Fantasy urbaine

Scénariste : Sébastien Latour
Dessinateur : Giulio de Vita
Date de parution : avril 2009 Inédit
Langue d'origine : Français
Type d'ouvrage : Album
Nombre de pages : 48
Titre en vo :

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Réveiller le Djinn : Mission Impossible !

Sébastien Latour et Giulio De Vita travaillent ensemble sur la série Wisher pour le Lombard depuis 2006. Passionné de fantasy urbaine, fan de Neil Gaiman, le premier aime l’Angleterre et la dessine avec amour et humour.
Le second fait partie de cette génération de dessinateurs italiens dont le talent s’exporte avec bonheur, en particulier en France. Il a suivi le parcours classique : publicité, cinéma, puis bandes dessinées, d’abord chez Disney. Puis Soleil, Glénat et Le Lombard. En 2004, il a obtenu le Prix Interauteurs en tant que dessinateur.

Pièges et faux-semblants

Maintenant que Nigel Grant admet qu’il est le « Wisher », le dernier Djinn qui a, par un souhait, effacé son existence de la mémoire de tous – y compris de lui-même – il lui reste à retrouver la conscience de celui qu’il a été. L’œil-roi peut l’y aider, mais encore faudrait-il qu’il arrive jusqu’à la Cour de Merlin sans être capturé par Mickaël et ses sbires.
Ensemble, Merlin, Nigel et ses amis se lancent dans une étourdissante manœuvre destinée à tromper le MI-10 et à permettre au Beholder de ne pas être la proie de ses ennemis. Parmi les acteurs se trouve Glee. Mais est-il encore dans le bon camp ? Mickaël l’a relâché, mais n’y a-t-il pas de sombres desseins derrière cette libération ?

Références, ou réutilisation ?

Rien à dire du rythme de cette série, l’action ne manque jamais et les surprises se succèdent sans arrêt, bousculant les trajectoires des protagonistes attachants, qu’ils soient les héros, leurs ennemis ou des personnages aux chemins plus complexes. Le graphisme de De Vita, le plus souvent très académique, glisse parfois, dévoilant des influences venues d’Extrême-Orient dans les découpages et les angles de vue. L’ensemble crée une ambiance entraînante et haletante fort sympathique.

Cette histoire utilise de nombreux ressorts issus de mythologies diverses, principalement celtes mais aussi plus orientales. Ce qui par moment implique de mettre en scène des éléments un peu stéréotypés comme le labyrinthe du Minotaure. Toutefois, le scénariste réutilise aussi des « trucs » et des fragments d’aventure venus de bien plus près de nous. La scène de la gare et du train ne peut que faire penser à une reprise un peu fantastique de la fin du film Mission Impossible. Heureusement, le rendu en est excellent et permet de laisser passer cette référence comme les autres sans trop de heurts.

Pour faire bref, Wisher est une série un peu échevelée au rythme soutenu et à l’humour sympathique dont on attend impatiemment le prochain tome.

Jean Rébillat

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