de Curd Ridel et Mythic
aux éditions Le Lombard
Scénariste :
Mythic
Dessinateur :
Curd Ridel
Couleurs :
Julien Ducasse
Date de parution : octobre 2005
Inédit
Langue d'origine : Français
Type d'ouvrage : Album
Nombre de pages : 48
Titre en vo : 1
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Gentillet… et encore…
Gowap à gogo
Le Gowap est une espèce de gros lézard bleu qu’héberge une gentille petite famille vivant en banlieue. Volontiers espiègle et farceur, il est aussi un inventeur de génie et surtout un énorme gaffeur. De quoi révolutionner les habitudes de ses hôtes pour le plus grand bonheur des enfants et le plus grand agacement des parents… Car supporter une bestiole qui marche au plafond, modifie régulièrement la voiture de fond en comble et appelle le voisin pour lui faire des blagues cinq fois par nuit, ce n’est pas de tout repos…
Sentiment mitigé…
Après huit albums, on ressort de ce Gowap & Co avec un sentiment un peu mitigé. La première constatation, c’est qu’on ne sourit guère aux facéties du Gowap. Sans doute est-il trop de choses pour avoir une vraie personnalité qui fasse mouche. Voilà une bestiole qui est à la fois inventeur de génie, recordman du monde dans de multiples domaines, sportif accompli, dessinateur, majordome, gardien de zoo, styliste, nettoyeur de vitres, vendeur de bière, pompiste et j’en passe, mais qui est aussi un maladroit fini. On a du mal à cerner ce qu’il est vraiment. Et à trop en faire, on est un peu incrédule. Et puis l’humour développé par Mythic et Ridel dans ce huitième tome est un peu trop gentillet pour vraiment nous faire rire. D’abord on a l’impression d’avoir lu certaines blagues un million de fois. Un argument qui ne concerne certes que les adultes. Mais à l’heure du succès rock’n’roll de Titeuf, le ton bon enfant de Gowap semble en plus dépassé et pas très en phase avec notre époque. Sans doute Gowap est-il un peu trop policé pour 2005, à l’exemple de ces parents BCBG qui se vouvoient et de leurs enfants toujours très polis et sages. Bref, malgré une avalanche de gags, la série donne l’impression de s’essouffler, au risque de décevoir les inconditionnels. A voir comment les deux auteurs vont rebondir par la suite.








