de Zoran Janjetov et Fred Beltran
aux éditions Les Humanoïdes Associés
Scénariste :
Alejandro Jodorowsky
Dessinateur :
Zoran Janjetov
Date de parution : novembre 2002
Inédit
Langue d'origine : Français
Type d'ouvrage : Album
Nombre de pages : 48
Titre en vo : 1
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Un peu redondant
Alexandro
Jodorowsky est chilien. A 24 ans il s’embarque pour la France et atterrit chez
le Mime Marceau pour qui il composera de nombreuses pantomimes. En 1965, il retourne
en Amérique du Sud où il crée le théâtre d’avant
garde de Mexico et se lance dans le cinéma. De sa déception cinématographique,
il se lance avec Mœbius dans les aventures de John Difool et de l’Incal.
Il devient alors l’un des tous premiers scénaristes de bandes dessinées
en Europe. Dès lors la légende de Jodorowsky est lancée (Alef-Thau,
Le Lama Blanc, Diosamante…). Mais c’est aussi un romancier et un poète
publié internationalement.
Frédéric
Beltran naît le 15 septembre 1963 à Levallois-Perret. Il ne fait
rien à l’école et finit par rater son bac à force de dessiner
au fond de la classe... Il frappe alors aux portes des éditeurs de BD,
reçoit les encouragements d’Yves Chaland, Ted Benoît, Fromental.
Rien de plus... Après un petit tour à l’atelier Met de Penningen
et à l’École Supérieure des Arts Graphiques. L’école
n’est décidément pas faite pour lui. Même s’il reconnaît
aujourd’hui avoir énormément appris pendant cette courte période.
Premier emploi : un dessin animé (très court) pour l’Institut National
des Sports. Beltran cultive déjà un certain goût pour les
"pensum" à 18 images secondes. Quelques travaux d’illustration,
un cabinet d’architectes... 1985 première BD (digne de ce nom) très
influencée par Mœbius et Jodorowsky avec un professeur de l’école
de dessin. La Pyramide bleue ne trouvera jamais d’éditeur. Beltran
a un copain, Pascal Pierrey, qui travaille à Métal Hurlant
et l’encourage à y présenter ses planches. Le journal lui commande
une histoire de huit pages. Le temps qu’il finisse et Métal Hurlant
a disparu. Résultat : de huit pages, Le Ventre du Minotaure passe à
44. Ce sera son premier album. Beltran fait, sur ordinateur, les couleurs et la
couverture du premier volume des Technopères, la nouvelle série
de Jodorowsky et Janjetov, puis les trois dernières planches du tome 8
d’Alef-Thau. Surtout, il commence à travailler sur sa propre série,
sur un scénario de Jodorowsky, Mégalex.
Halkattraz,
ça vous dit quelques choses ?
Sur
l’ordre de son maître Eldonzo, Albino est envoyé sur la planète
artificielle Halkattraz, accompagné de son fidèle animal Tinigrif.
Il doit y suivre le terrible techno-séminaire des Bourreaux, un parcours
redouté de tous. En le soumettant à cette terrible épreuve,
Aldonzo compte bien faire de son meilleur élève le plus cruel des
gardiens de la galaxie. A son arrivée sur l’astre aux entrailles métalliques,
Albino est abandonné par Eldonzo et se retrouve livré à lui-même
face à Halkattraz la cruelle. L’intervention spirituelle de Saint Severode
de Loyoza permettra à Albino de traverser l’épreuve d’entrée.
Mais la détermination d’Albino sera soumise à une pression sans
précédent car les Bourreaux sont passés mettre en matière
de cruauté…
Enfin !!!
Enfin
le quatrième tome, ma patience commençait à être à
bout. Pourtant c’est une petite déception. La destinée d’Albino
est intéressante en soi, mais elle s’essouffle un peu de par sa monotonie
: un album = un nouveau monde = une victoire sur les méchants professeurs.
Cela devient presque lassant. Quant à l’intrigue parallèle de sa
mère, Panepha, elle est devenue au fil des albums un bouche-trou, c’est
dommage. Le cycle de la vengeance de Panepha est achevé mais un autre
commencera au cinquième album. Il ne faudrait pas que la série s’éternise
trop longtemps (comme les Méta-barons) sinon elle risque de très
vite s’essouffler et de perdre son public. Mais il va de soi que l’on attend
avec impatience la suite de la vie passionnante d’Albino.







