Hellboy : Le cirque de minuit
de Duncan Fegredo et Gary Gianni
aux éditions Delcourt ,
collection Contrebande
Genre : Comics

Scénariste : Mike Mignola
Dessinateur : Duncan Fegredo
Couleurs : Dave Stewart
Traduction : Anne Capuron
Date de parution : janvier 2018 Inédit
Langue d'origine : Anglais US
Type d'ouvrage : Album
Nombre de pages : 128
Titre en vo :
Parution en vo : novembre 2013

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Hellboy est mort, vive Hellboy !

Eh oui, Mignola a tué son personnage fétiche (jusqu’à quand ?) et se contente désormais d’explorer son passé. Pour cet album, il fait appel à deux artistes. Le britannique Duncan Fegredo a fait ses premières armes dans le magazine 2000 AD, puis a travaillé chez Vertigo sur la série Enigma, scénarisée par son compatriote Peter Milligan. Il a aussi œuvré pour Marvel sur Spiderman avant de prendre la relève de Mignola sur la série principale de Hellboy, jusqu’à son épilogue récent.

Quant à Gary Gianni il a surtout travaillé sur le sunday strip de Prince Vaillant (qui lit encore cela ?) et a aussi dessiné une histoire de Batman qui lui a valu le prix Eisner en 1997. Alors, flanqué de ces deux artistes, que nous a bien mijoté Mignola pour ce Cirque de minuit ?

Et voilà que le temps remonte…

On découvre dans la première histoire le jeune Hellboy qui fugue… pour se retrouver dans un cirque hanté par des fantômes et des démons, assez proches de lui d’ailleurs. Son tuteur, Trevor Bruttenholm, lance une véritable battue pour le retrouver.

La deuxième histoire voit le Hellboy adulte perdu sur l’océan et abordé par un navire plutôt mystérieux, commandité par une femme désireuse de prendre contact avec le serpent de l’autre temps, créature autrefois invoquée par les hyperboréens. Bien sûr, rien ne se passera comme prévu.

On ne s’ennuie jamais avec Hellboy

Les deux histoires de cet album sont bien réussies. Duncan Fegredo excelle à rendre une ambiance angoissante, faisant penser au film La foire des ténèbres bien sûr (c’est voulu) mais aussi à King. On note aussi la sobriété du découpage et des couleurs, sombres jusque ce qu’il faut (en ce sens qu’on aurait pu aller bien plus loin et du coup affaiblir le rendu).

Le travail de Gary Gianni est moins original (quoique) mais tout aussi efficace. Le découpage est plus dynamique et le rendu des monstres est plus horrifique. De la qualité mon bon monsieur et ma bonne dame !!

Dis, Mike, tu es sûr qu’il est vraiment mort le Hellboy ?????

Sylvain Bonnet