de Kiem et Damien Marie
aux éditions Soleil
Scénariste :
Damien Marie
Dessinateur :
Kiem
Couleurs :
Kiem
Date de parution : décembre 2003
Inédit
Langue d'origine : Français
Type d'ouvrage : Album
Nombre de pages : 48
Titre en vo : 1
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Qu’allaient-ils faire dans cette galère ?
Il
y a quelques temps, Eric Hérenguel (Krän),
Damien Marie et Damien Vandestraeten (Règlement
de contes) se sont installés
en atelier quelque part entre la Normandie et le nord de la France dans ce qu’ils
appellent la « Fabrik ». De cette association est déjà née Règlement
de contes, sorte de western
animalier plutôt apprécié. Voilà maintenant leur deuxième projet commun : Kerozen
et Gazoleen, aussi rigolard que la première série était sérieuse.
Une
bombe dans le pénis
Kerozen et Gazoleen sont deux affreux de la pire
espèce. Bandits hyper violents et désinvoltes, ils se font piéger suite à un braquage
sanglant par les autorités. Le FBI leur propose de travailler pour l’Etat, histoire
de rembourser leur dette à la société. Une demande au caractère obligatoire si
on considère que pendant leur sommeil un éminent fonctionnaire a eu l’idée géniale
d’implanter une bombe dans leur pénis… Commence pour eux une nouvelle vie de violence
au rythme des missions et des exécutions, mais cette fois sous le couvert des
autorités.
Mais où est le scénario (et l’intérêt) ?
Kerozen
et Gazoleen est ce qui s’appelle une BD sans intérêt. Hérenguel et Marie au
scénario ont voulu mettre en bulles un couple de tueurs à la sauce Pulp Fiction
en y ajoutant toute la finesse de Krän.
Résultat : l’ensemble est bourrin au possible, l’humour atteignant son paroxysme
lorsqu’ils se retrouvent dans l’anus d’un alien de belle taille. Autant dire que
c’est sans intérêt. D’autant plus que l’album se découpe en petites histoires
à l’imagination sérieusement déficiente. Quant au dessin, il est plus que classique.
Bref, on s’ennuie à mourir au fil des pages. Cela aurait pu sans doute être drôle,
sorte de Krän du futur, mais c’est tout
simplement fadasse, sans intrigue et avec un humour plus que douteux. Comme quoi
il ne suffit pas d’avoir deux personnages de gangsters déjantés pour faire un
album. A fuir.


