Interview 2016 : Johan Heliot pour Ciel 4.0 L’automne du renouveau
de Johan Heliot
aux éditions
Genre : Dystopie
Sous-genres :
  • Ecologie

Auteurs : Johan Heliot
Date de parution : janvier 2016 Inédit
Langue d'origine : Français
Type d'ouvrage : Interview mail
Titre en vo :

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Une interview de Johan Heliot à l’occasion de la sortie de Ciel 4.0 L’automne du renouveau la sortie du quatrième et dernier tome de cette série dystopique aux éditons Gulstream.

ActuSF : L’automne du renouveau, le quatrième tome de la série Ciel aux éditions Gulfstream sort le 28 janvier 2016. Pouvez-vous nous présentez l’univers dystopique de cette série s’il vous plait ? 
 
Johan Heliot : Nous sommes en 2030 et une Intelligence Artificielle gère l’intégralité des réseaux, le futur Internet comme la distribution d’électricité. Elle est également connectée à l’ensemble des appareils et engins automatiques travaillant dans les usines, les champs, circulant partout sur la planète… Or voici qu’elle développe un semblant de conscience écologique ! Se rendant compte que l’espèce humaine menace de détruire la planète, elle prend une décision radicale : s’en débarrasser. Mais en obéissant aux lois du bon docteur Asimov : elle n’a pas le droit d’éliminer directement un humain. Elle décide donc de proscrire la procréation, et d’attendre que l’espèce disparaisse « naturellement »…
 
 
ActuSF : Pouvez-vous également nous présenter les héros que nous allons suivre dans Ciel ? 
 
Johan Heliot : Nous suivons les points de vue de cinq membres de la famille Keller, initialement dispersés en Europe. Tomi, le grand-père, sorte d’ermite reclus sur les hauteurs des Vosges ; Peter, le père, ex agent de terrain des services de renseignements, qui a refait sa vie dans le Sud de la France ; Sarah, la mère, divorcée de Peter, présidente d’une ONG, en vacances en Italie ; Thomas, le fils, ado, interne dans un lycée parisien ; Jenny, la fille, étudiante délurée à Berlin… Tous sont confrontés à la coupure totale des réseaux au plus fort d’un hiver particulièrement rigoureux, dans le premier tome de la tétralogie, l’Hiver des machines.
 
ActuSF : Difficile de parler des derniers tomes de la série sans trop en révéler à ceux qui n’ont pas lu les premiers livres. Qu’est-ce que vous pouvez cependant nous dire sur L’automne du renouveau ?
 
Johan Heliot : Les personnages évoluent, parfois en bien, parfois en mal… La résistance aux machines s’organise, mais l’IA, renommée Big Bug, ne manque pas de ressources et dévoile enfin son plan pour l’avenir de la planète…
 
ActuSF : Dans Ciel, vous citez Barjavel, Orwell, Asimov… Selon vous, ce sont des références en termes de mondes dystopiques ? Ce sont des auteurs qui influencent votre écriture ?
 
Johan Heliot : Des références majeures en SF, tout simplement, mais qui n’influencent pas mon écriture, non – je leur emprunte les thèmes qu’ils ont déjà traités (et empruntés à d’autres avant eux !) pour les remettre au goût du jour, à ma sauce ; j’ajouterai comme influences « visuelles » la saga Terminator, et pour l’ambiance générale, l’Histoire de la Seconde guerre mondiale.
 
ActuSF : Vous abordez le thème de l’écologie dans Ciel de façon assez inédite. Pourquoi ce choix ? 
 
Johan Heliot : Parce que c’est LA question de l’époque, tout simplement. Le siècle en cours sera décisif pour l’avenir même de l’humanité, selon les réponses que nous (j’insiste : nous tous !) y apporteront aujourd’hui.
 
 
ActuSF : La série a commencé en 2014 pour se terminer en ce début d’année 2016. Aviez-vous déjà tout l’univers et toute la trame quand vous avez commencé cette tétralogie ?
 
Johan Heliot : Oui, pas forcément dans les détails, mais je disposais du découpage en saisons et d’une idée de l’évolution de l’action pour chaque tome.
 
ActuSF : Allez-vous revenir dans l’univers de Ciel ? Avec un nouveau cycle de romans, ou des nouvelles ? 
 
Johan Heliot : Non, je ne pense pas. L’année complète passée avec les Keller s’achève bel et bien à la fin du tome 4, l’Eté de la révolte, à paraître sous peu… Je préfère réfléchir à une nouvelle saga d’anticipation (appel du pied à Gulf Stream !) plutôt que rajouter des éléments pas forcément utiles à CIEL. J’invite le lecteur frustré (s’il s’en trouve) à imaginer ses propres développements…
 
ActuSF : Quels sont vos autres projets en cours ?
 
Johan Heliot : Défendre ma dernière parution, « Les Sous-Vivants », une dystopie jeunesse, au Seuil ; achever les corrections d’un deuxième et prochain roman d’anticipation pour Syros, « Les Amants du génome » (pour une fois chez moi, une authentique histoire d’amour !) ; écrire un one-shot pour la collection « Electrogènes » de Gulf Stream, qui lorgnera du côté du proto-steampunk (je viens d’inventer le terme, ne cherchez pas !) ; enfin, me lancer dans une ambitieuse trilogie qui marquera mon retour à l’uchronie pour adultes chez Mnémos à compter de 2017 et intitulée « Grand Siècle », ce qui vous donne déjà quelque indice…
 
ActuSF : Où les lecteurs pourront-ils vous retrouver en dédicace ? 
 
Johan Heliot : A Montréal la première semaine de février, où nous allons avec l’équipe de Gulf Stream présenter CIEL, justement ; dans le Nord début mars où j’effectuerai une mini tournée dans le cadre du prix Sainte-Beuve, consacré à la critique de romans par les jeunes lecteurs ; au Mans le 23 avril où je débattrai de steampunk avec l’excellent Fabien Clavel ; A Saint-Malo pour Etonnants Voyageurs en mai, puis aux Imaginales d’Epinal ; enfin, en juin, à Rennes dans le cadre du prix des ados de la ville, puis à Magny en Vexin, la première semaine, ensuite à Doelan les 17 et 18 pour un dernier salon avant les vacances d’été !
 
ActuSF : Le mot de la fin, quel est votre roman coup de cœur du moment ? 
 
Johan Heliot : Je ne suis pas vraiment les nouveautés, et au risque de paraître rétro (voire réac !), le dernier bouquin qui m’a plu est « Les héros s’en foutent », d’André Héléna… Plus proche de nous, un coup de cœur pour un autre roman noir, l’excellent « Aux animaux la guerre » de mon compatriote lorrain Nicolas Mathieu ; et en SF, s’il faut en citer un, ce sera « Aqua™ » de Jean-Marc Ligny (malgré sa longueur !).
 
 

Jean-Laurent Del Socorro