Interview 2016 : Philippe Auribeau pour L’Héritage de Richelieu
de Philippe Auribeau
aux éditions
Genre : Interview
Sous-genres :
  • Fantasy

Auteurs : Philippe Auribeau
Date de parution : octobre 2016 Inédit
Langue d'origine : Français
Type d'ouvrage : Interview mail
Titre en vo :

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Philippe Auribeau nous présente L’Héritage de Richelieu, sa série dans l’univers des Lames du Cardinal de Pierre Pevel, publiée dans la collection numérique Snark de Bragelonne

1) Bonjour, Pouvez-vous vous présenter s’il vous plait ? 
 
Bonjour. Je suis donc Philippe Auribeau, 42 ans. J’habite près d’Aix-en-Provence. Je sévis depuis une dizaine d’années comme auteur et traducteur dans le milieu du jeu de rôle. J’ai surtout écrit pour l’Appel de Cthulhu, tout en participant à la création de jeux tirés d’œuvres littéraires : Les Chroniques des Féals, d’après Mathieu Gaborit, et les Lames du Cardinal. À part ça, j’organise tous les deux ans un événement ludique et littéraire nommé Les Chimériades, tout en essayant de trouver la formule qui ferait passer les journées à 36 heures.
 
 
 
 
2) Vous sortez ces jours-ci une série L’Héritage de Richelieu, qui prend pour cadre Les lames du Cardinal de Pierre Pevel. Un univers que vous connaissez bien, puisque vous avez d’abord travaillé sur le jeu de rôle. Comment êtes-vous entré dans cette aventure ? 
 
L’idée de base vient de Stéphane Marsan, directeur de Bragelonne, qui a souhaité développer l’univers des Lames à travers un « spin-off » sous forme de feuilleton. Pierre m’a proposé de faire un essai sur quelques chapitres. L’essai a été jugé concluant et c’était parti. Tout simplement. Une sombre rumeur circule à propos du kidnapping de mon hamster angora pour m’obliger à écrire, mais je me dois de préciser que tout ceci est faux. D’ailleurs le hamster envisage des poursuites.
 
 
 
3) L’Héritage de Richelieu s’inscrit dans la continuité du jeu de rôle, puisque nous sommes plusieurs années après les récits de Pierre Pevel. À quoi ressemble alors le royaume de France ? 
 
C’est en effet la même époque. C’est le fruit d’une réflexion que nous avions eu lors de la création du jeu de rôle. Étant d’une nature fainéante, je l’ai reprise. Il fallait mettre une distance avec les romans de Pierre, pour que les héros à venir échappent à l’ombre écrasante de leurs prédécesseurs. Dumas avait déjà déposé « 20 ans après », j’ai donc choisi 10 ans après. 
 
C’est une époque (1643) où le Royaume de France subit une mutation politique marquante : un changement de roi et de ministre. Richelieu et Louis XIII sont morts, et la Régence s’ouvre avec Mazarin aux commandes du pays. Cette instabilité politique qui culmine quelques années plus tard avec la Fronde. C’est un postulat qui comporte une base de tension très porteuse. Car le danger ne vient pas que des dragons. La France est un royaume de colère (si, je l’ai faite).
 
 
 
 
4 ) Et bien sûr, les Lames vont devoir reprendre du service. Qui sont ces nouvelles Lames ? 
 
Les nouvelles Lames sont membres pour la plupart d’une équipe que Richelieu avait formée à dissolution de la première vague (les héros de Pierre), et qui s’est disloquée pour diverses raisons. Réunies autour d’un ami intime de Richelieu, elles constituent une arme secrète léguée par ce dernier à son successeur. Quant aux héros, je vous laisse les découvrir au fil des pages… j’espère qu’ils se montreront dignes de leurs illustres prédécesseurs.
 
 
 
5) L’aventure commence avec un trafic sur lequel les héros vont devoir enquêter, c’est bien ça ? 
 
Le premier épisode décrit les retrouvailles dans l’urgence des Lames qui se lancent, effectivement, sur la piste d’un trafic de grande ampleur… Le départ d’une histoire complexe qui va les faire pas mal voyager tout au long du roman.
 
 
 
6) Comment avez-vous collaboré avec Pierre Pevel sur cette série ? 
 
De façon très simple : nous avons établi les règles de base, en matière d’univers et de lien avec le cycle originel, puis j’ai eu les mains libres pour développer mes propres personnages et ma propre histoire. Il est resté présent en soutien, mais s’est fixé comme objectif de me brider le moins possible. C’est très agréable de travailler en confiance. 
 
 
 
 
7 ) Pas trop difficile d’intégrer les codes et les contraintes de l’univers d’un autre auteur ? 
 
Cela demande un effort, mais d’un autre côté on peut s’appuyer sur des éléments déjà éprouvés. En fait, cela dépend vraiment de la façon dont l’auteur original envisage la collaboration. Avec Pierre, encore une fois, ça se passe au mieux. Et je pense avoir eu autant de plaisir à faire apparaître ça et là des personnages emblématiques des Lames originelles que Pierre en a eu en mettant en scène les héros de Dumas. S’inscrire dans la grande tradition du Cape et d’épée, il y a quand même plus désagréable.
 
 
 
8) Écrire le jeu de rôle avant d’écrire un roman dans l’univers de Lames des cardinal, c’était un avantage, ou au contraire, un passif dont il a fallu se détacher ? 
 
De nouveau, il y a des avantages et des inconvénients. Avantages car j’avais, en tant que chef de projet sur le jeu de rôle, échangé longuement avec Pierre (on ne se connaissait pas avant le projet) sur pas mal d’éléments importants du roman (en particulier sur les éléments sous-entendus ou non développés). Cela nous a fait gagner beaucoup de temps. Inconvénient car il ne faut pas céder à la tentation de livrer un compte-rendu de partie, après avoir passé des centaines d’heures immergé dans l’univers. C’est pourquoi je me suis efforcé de n’inclure aucun élément spécifique au jeu (hormis l’époque) dans le roman. L’Héritage est un spin-off des romans, pas un roman situé dans le setting du jeu de rôle. Même si j’espère que mes amis rôlistes y trouveront de bonnes sources d’inspiration.
 
 
 
9) Combien d’épisodes sont prévus, et à quel rythme de parution ? 
 
L’Héritage de Richelieu est composé de 7 épisodes. Les deux premiers sortent le 19 Octobre (le premier est gratuit, donc vous savez ce qu’il vous reste à faire !), les autres suivront tous les quinze jours. Les intégrales numérique et papier arriveront ensuite.
 
 
 
10) Le mot de la fin. il est à vous. 
 
Que pourrais-je trouver de mieux que « Un jour, toujours ! » ?
Allez, soyons fous, j’ajoute « Bonne lecture à tous ».
 

Jean-Laurent Del Socorro