Interview 2016 : Pierre Bordage pour BOXing Doll

aux éditions
Genre : Fantasy
Sous-genres :
  • Transmedia

Date de parution : mars 2016 Inédit
Langue d'origine : Français
Type d'ouvrage : Interview mail
Titre en vo :

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Une interview de Pierre Bordage BOXing doll, la Petite Bulle d’Univers n°10 chez Organic éditions.

 ActuSF : Organic éditions organise une campagne de financement pour sa Petite Bulle d’Univers n°10 BOXing doll, dont vous êtes l’auteur. Comment avez-vous été associé à ce projet au départ ? 
 
Pierre Bordage : Ça faisait longtemps que Li-Cam et Manu, d’Organic, m’avaient demandé de participer à un Petite Bulle d’Univers, et le dixième leur a semblé parfait pour lancer enfin le projet. J’avais lu deux des précédentes éditions, celles de Alain Damasio et celle de Sylvie Lainé (pardon aux plasticiens associés, je n’ai pas retenu leurs noms) et, le concept me paraissant intéressant, j’ai donné mon accord. Le temps est venu (très vite !) d’écrire mon histoire en me basant sur les travaux de Laura Vicédo.
 
 
ActuSF : Petite Bulle d’Univers , ce sont des titres qui associent un auteur avec des plasticiens et un graphiste – ce sont Laura Vicédo, Marion et Philippe Aureille pour BOXing doll. L’auteur doit écrire sur l’univers graphique des plasticiens. Comment rentre-t-on dans l’univers d’un autre pour y créer sa propre histoire ?
 
Pierre Bordage : J’ai reçu les photos, et j’ai beaucoup aimé le travail de Laura. Ensuite j’ai laissé les images imprégner mon inconscient ou subconscient, bref, les trucs qui se passent hors du champ de l’intellect, et l’envie m’est venue d’écrire un texte sur l’enfermement, l’emprisonnement. Il me semblait que les œuvres de Laura parlaient d’espaces clos, restreints, qui symbolisaient le rétrécissement de l’individu, une claustration presque volontaire car elles induisent également le malheur, la tristesse, le refus d’affronter les champs illimités de la liberté intérieure. 
 
ActuSF : Comment s’est passé concrètement la création de BOXing doll ? Y-a-t-il eu des allers-retours entre le texte et les images – entre vous, Laura Vicédo, Marion et Philippe Aureille ? 
 
Pierre Bordage : Non, aucun aller retour. Je voulais partir de mon ressenti, ne pas être influencé par la créatrice des œuvres, ne rien savoir de ses intentions, mais être à l’écoute de ce que me disaient ses poupées dans les boîtes. Au risque de trahir sa vision. Il s’agit d’une re-création, pas d’une illustration des propos de la créatrice, ce qui, à mon avis, serait une redondance. Comme j’ai beaucoup aimé son travail, il ne m’a pas été très difficile de trouver un angle qui me soit propre. Je pense que, comme le texte du romancier, l’œuvre du plasticien ne lui appartient plus à partir du moment où elle devient publique et où elle provoque des réactions différentes chez ceux qui la contemplent, différentes et toutes légitimes, car elles traversent les filtres propres à chaque individu.
 
 
ActuSF : Quelle est l’histoire que vous allez nous raconter avec BOXing doll ? 
 
Pierre Bordage : Je vous la laisse découvrir ! Je peux cependant déflorer le début : un explorateur spatial arrive sur une planète dont il doit évaluer le potentiel de colonisation. La planète, du nom de Tern, est grise et… terne ! Respirable mais très chaude, et entièrement minérale. Il la croit totalement déserte lorsque, au cours de l’une de ses explorations, il découvre une boîte avec une poupée de tissu dedans. Cette boite n’est pas un simple objet : la tristesse infinie qui se dégage d’elle le glace, comme si elle lui communiquait ses émotions. Dès lors, il va chercher à percer le secret de la boîte et comprendre ce qui s’est passé sur ce monde. 
 
ActuSF : Cette expérience qui associe plusieurs artistes d’horizon différents, c’est quelque chose qui vous attire ? Est-ce que cela vous donne envie de réitérer ce type de projet ?
 
Pierre Bordage : Oui, j’aime beaucoup de genre de collaboration. J’adore que mon imaginaire soit provoqué par quelqu’un d’autre, par exemple le thème imposé d’une anthologie, des peintures, des films, des sculptures, tout ce qui peut éveiller ma curiosité et mon intérêt. J’aime que mon imaginaire puisse se glisser dans les pas de quelqu’un d’autre. Il y a un bon moment déjà, j’ai participé à un collectif intitulé « peintures d’autistes, paroles d’artistes » où il fallait commenter le tableau peint par un autiste. J’avais vraiment adoré écrire le texte consacré au tableau qui m’était échu. Trouver la liberté dans la contrainte. 
 
ActuSF : Quels sont vos autres projets en cours ? Vos prochaines parutions ? 
 
Pierre Bordage : Mes prochaines parutions, outre BOXing dolls : un recueil de nouvelles à l’Atalante, en juin, intitulé Hier, je vous donnerai de mes nouvelles, puis, en octobre, le tome 1 d’un roman en deux parties intitulé Arkane 1 – La Désolation, une incursion dans la fantaisie à paraître chez Bragelonne. Et puis aussi, mais je n’ai pas la date, une novella à paraître chez J’ai Lu tirée d’une histoire que je n’avais pas achevée et qui traite du voyage temporel. 
 
ActuSF : Où vos lecteurs pourront-ils vous trouver en dédicaces dans les prochains mois ?
 
Pierre Bordage  : Au salon de Montaigu, en Vendée, les 23 et 24 avril , Etonnants Voyageurs à St Malo les 14 et 15 mai, les Imaginales du 27 au 29 mai, un salon littéraire à Marmande, dans le Lot et Garonne les 11 et 12 juin, un salon dont je n’ai pas non plus le nom à Angers, les 18 et 19 juin ; pour l’instant c’est tout. 
 
 

Jean-Laurent Del Socorro