Interview 2017 : Julien Delval pour l’affiche des Imaginales
de Julien Delval
aux éditions
Genre : Interview
Sous-genres :
  • Illustration

Auteurs : Julien Delval
Date de parution : janvier 2017 Inédit
Langue d'origine : Français
Type d'ouvrage : Interview mail
Titre en vo :

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Dessinateur et illustrateur, Julien Delval réalise l’affiche de la 16ème édition des Imaginales qui se tiendra du 18 au 21 mai 2017 à Épinal.

ActuSF : Bonjour ; Pouvez-vous vous présenter s’il vous plait ?
 
Julien Delval : Bonjour,
 
J’ai 44 ans, je suis peintre illustrateur. Après des études aux arts décoratifs de Paris, j‘ai commencé à travailler dans le milieu du jeu de rôle avec l’éditeur Multisim puis j’ai réalisé de nombreuses couvertures de romans Fantasy et SF chez différents éditeurs. Les rencontre d’alors m’ont amené à collaborer avec l’éditeur de jeux de société Days of Wonder. Après un passage dans la Bande Dessinée, je me consacre aujourd’hui à des œuvres plus personnelles soutenues par la galerie Maghen. 
 
 
ActuSF : Vous avez réalisé l’affiche de la 16ème édition des Imaginales qui se tiendra du 18 au 21 mai 2017 à Épinal. Quelle est votre histoire avec ce festival ? Qu’est-ce qu’il représente pour vous ? 
 
J’ai réalisé trois années de suite la couverture de l’anthologie, il y a quelques temps maintenant.
 
Stéphanie Nicot m’avait alors invité.
 
J’ai aussi participé à la réalisation de plusieurs fresques, quelques tables rondes et j’ai exposé une petite sélection d’illustrations à la maison du Bailly. C’est un salon très convivial et très agréable pour les auteurs.
 
Je suis très heureux d’y retourner cette année.
 
ActuSF : Comment avez-vous abordé le thème de cette édition : (DESTIN) Nations ?
 
Par extension ce thème m’a fait penser à celui du voyage, du départ. L’idée de représenter un port et des navires s’est alors imposée.
 
Pour donner l’envie de s’embarquer, il fallait aussi une grande profondeur. Je l’ai accentuée grâce aux points de fuites soulignés par les architectures du premier plan et une perspective étagée et atmosphérique.
 
Dans mon univers, j’aime peindre des ruines à l’instar des « caprices de Canaletto » mais il fallait aussi une notion d’imaginaire et de fantastique pour coller avec l’identité du festival, j’ai alors fait flotter les bateaux dans l’air. L’image est réalisée à l’acrylique sur papier mais malgré ce médium moderne, j’ai essayé de me rapprocher du même traitement que la peinture classique avec pour influence Vernet et Le Lorrain.
 
Pour le tout premier plan, j’ai pensé à une figure de proue chimérique, élément graphique et symbolique qui pourra être réutilisé dans les éléments de communication du festival.
 
 
ActuSF : Aurez-vous une exposition de vos travaux pendant les Imaginales ? Si oui, quelles sont les œuvres que nous pourront y trouver ? 
 
Oui, elle se fera à la maison du Bailly pendant la durée du festival.
 
Je n’ai pas encore fait le choix des œuvres mais je souhaite y mettre quelques travaux récents personnels, mais aussi d’anciennes couvertures de romans qui seront reconnaissables par les fans de certains auteurs.
 
Il me paraît important aussi d’exposer des recherches couleurs et des crayonnés qui montrent l’évolution et la méthode de travail, le public y est plutôt réceptif.
Il y aura en tous cas, c’est sûr, l’original de l’affiche du festival.
 
ActuSF : Vous êtes illustrateur de couvertures de romans, mais aussi de jeux de rôles et de jeux de société. C’est assez fréquent chez les artistes en imaginaire. Pourquoi ? Par ce que ces domaines sont particulièrement proches en France ? 
 
Pour ma part, c’est venu un peu par hasard et plus par la volonté de l’éditeur Multisim qui faisait alors du jeu de rôle. 
 
Lorsqu’ils se sont diversifiés dans le roman et le jeu de société, j’ai fait partie de l’aventure.
 
Mais il est vrai que ces milieux sont proches, les thèmes abordés et le public y sont les mêmes. On peut ajouter le milieu de la BD et du jeu vidéo. Il faut savoir aussi que les illustrateurs ont besoin de travailler pour ces différents supports s’ils veulent vivre correctement. 
 
 
ActuSF : On évoque de plus en plus souvent le travail du traducteur dans le monde de l’édition, sans qui les romans ne pourraient pas trouver leur public. Quand est-il des artistes qui réalisent les couvertures des livres ? Leurs travaux sont-ils davantage reconnus aujourd’hui ? Sont-ils plus identifiés par les lecteurs ?
 
Leur travail a été reconnu à une époque, c’est beaucoup moins vrai aujourd’hui.
 
L’utilisation de l’ordinateur, des photos retouchées et la rétribution peu élevée pour une couverture, ont éloignés les illustrateurs traditionnels qui travaillent plus pour l’édition jeunesse.
 
Les éditeurs SF et Fantasy veulent des choses plus adultes, plus cinéma, certain graphiste/illustrateur font cela très bien.
 
Je ne pense pas que le grand public fasse la distinction parmi les illustrateurs.
 
Par contre il y a toujours des amateurs (trices) et des connaisseurs (ses) qui nous suivent, merci à eux !
 
ActuSF : Avez-vous des projets en cours ? Quelles seront vos prochaines publications ? 
 
En ce moment je travaille sur des grands formats avec la galerie Maghen en vue d’une exposition.
 
Je réalise toujours quelques couvertures ou une boite de jeu ici où là.
 
Sinon je suis en train de monter un projet de BD/illustration dont je garde le sujet encore secret.
 
Je participe aussi enfin à l’élaboration d’un artbook autour de mon travail.
 

ActuSF : Vos fans pourront vous croiser aux Imaginales. Aurez-vous d’autres dédicaces ?
 
À part Epinal, je n’ai rien de prévu pour le moment.
 
 

Jean-Laurent Del Socorro