Interview 2017 : Patrick Mc Spare pour Les Haut Conteurs Origines, Le songe maudit
de Patrick McSpare
aux éditions
Genre : Interview
Sous-genres :
  • Fantasy

Auteurs : Patrick McSpare
Date de parution : octobre 2017 Inédit
Langue d'origine : Français
Type d'ouvrage : Interview mail
Titre en vo :

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Patrick Mc Spare retourne dans l’univers des Hauts Conteurs avec Les Haut Conteurs Origines, Le songe maudit qui vient de sortir chez Scrineo avec des illustration de Oliver Peru

Actusf : Qu’est-ce qui t’a donné envie de revenir dans l’univers des Haut Conteurs ? Qu’avais-tu envie de raconter ? 
 
Patrick McSpare : Durant un déjeuner aux Imaginales 2016, nous évoquions les Haut-Conteurs avec Jean-Paul Arif, le boss de Scrineo. C’est là que l’idée a surgi. Bien que nous ayons bouclé la saga à la fin du tome 5, nos amis à capes pourpres restaient dans un coin de ma tête et je savais, plus ou moins consciemment, que je les fréquenterais de nouveau un jour. Après cette discussion avec Jean-Paul, j’ai compris que le moment était venu. Plusieurs mois ont passé et, quand j’ai vraiment commencé à réfléchir, j’ai décidé d’emmener les Haut-Conteurs très, très loin, pour demeurer fidèle à l’ambiance nomade de la précédente saga. Je voulais raconter une histoire de magie qui soit en même temps exotique. C’est gagné, puisque nos héros vivent une grande partie de leurs aventures à Bagdad. Ce s événements qui se déroulent près de dix ans avant le tome 1 sont d’ailleurs pleinement cohérent avec la saga dans laquelle j’indiquais, à un moment, que Corwyn le Flamboyant et Mathilde avaient séjourné à Bagdad.
 
 
On suit Mathilde, seize ans, peux-tu nous la présenter ? 
 
Mathilde de Baumont, seize ans, est, au début du tome, l’élève de Corwyn le Flamboyant, un Haut-Conteur des plus prestigieux. Mathilde est en rupture totale avec sa noble famille, son père l’a reniée lorsqu’elle a émis le vœu de rejoindre l’Ordre Pourpre. C’est une jeune fille déjà dotée d’un fort caractère, d’une grande curiosité intellectuelle, elle est enthousiaste, intrépide. Près de dix ans plus tard, elle deviendra le professeur de Roland, jeune héros de la saga en cinq tomes. Mais pour l’instant, Mathilde va gagner ses galons de Haut-Conteuse au cours d’une aventure trépidante et pleine de périls surnaturels, jusqu’à découvrir une incroyable vérité au fond du désert bagdadi, dans une ziggourat spectrale. 
 
Pourquoi Les Haut Conteurs "Origines" ? Quel est le lien avec la première série ? 
 
Au départ, nous avions prévu de produire un simple préquel à la saga. Mais, quand j’ai averti Olivier de mon projet, il a proposé de partir plutôt sur un concept « Origines ». Une excellent idée, comme toujours avec Olivier :)) En adoptant ce titre générique, nous nous offrons, et à notre lectorat aussi, la possibilité d’explorer huit cents ans d’existence de l’Ordre Pourpre, créé à la fin de l’Antiquité romaine et dissous dans les dernières années du XIIeme siècle. Un récit mettant en scène des Haut-Conteurs pourrait aussi bien se raconter sous Charlemagne, par exemple, puisque le principe du one-shot nous dispense de conserver une unité de temps. Pour le tome dont nous parlons, le lien évident consiste en la présence continue de Mathilde et Corwyn, plus quelques guest-stars comme Salim l’Insondable et Lothar Mots-Dorés, autant de personnages qui peuplaient la saga précédente. Après la fin de celle-ci, plusieurs questions majeures n’avaient pas eu de véritable réponse, comme la naissance de l’Ordre Pourpre ou la première des quêtes cherchant à reconstituer le Livre des peurs. Concernant les origines de l’Ordre Pourpre, c’est bouclé avec ce tome. Certes, j’aurais pu remonter beaucoup plus loin dans le temps et présenter d’antiques Haut-Conteurs, mais j’avais vraiment trop envie de retrouver Mathilde :)) Elle fut et reste mon personnage préféré de cette série. 
 
Est-ce que c’est le début d’une nouvelle série ? Et quelles sont les prochaines histoires ? 
 
Alors, contrairement à la première saga dont les tomes étaient liés les uns aux autres, les Haut-Conteurs Origines est un unitaire avec une fin réelle. Bien sûr, j’ai envie d’en écrire d’autres, mais je n’ai pas de calendrier précis, cela dépendra de ma disponibilité. L’intérêt de produire des unitaires, c’est qu’on n’est tributaire d’aucune deadline. Il n’y a pas de suite à publier impérativement dans un délai imposé. Quant à écrire de prochaines histoires, les sujets ne manquent pas, comme je l’indique à la question précédente :)) 
 
Est-ce que c’est un plaisir de replonger dans cet univers ? 
 
Ah oui, carrément. J’ai eu l’impression de retrouver des vieux amis après des années d’absence. Les Haut-Conteurs ont été ma toute première série romanesque et c’est avec beaucoup d’émotion que j’ai repris les personnages de Mathilde, de Corwyn et de Lothar Mots-Dorés, pour ne citer qu’eux. Je me suis beaucoup amusé à les faire vivre et discuter, à les plonger dans des situations dramatiques. 
 
Olivier Peru a fait des illustrations. Comment avez-vous travaillez ensemble ? 
 
Olivier a réalisé la couv et moi les illustrations intérieures en noir et blanc, à l’ancienne, plume et encre de chine, car je suis une bille avec Photoshop :)) La couv d’Olivier est aussi belle que celles qu’il avait créées pour la précédente saga des Haut-Conteurs. Je lui ai juste parlé des principaux éléments graphiques que j’envisageais pour la couv et son talent a fait le reste. 
 
Quels sont tes projets ? Sur quoi travailles-tu ? 
 
Houla, des projets, j’en ai beaucoup, comme tous les auteurs :)) Ces jours-ci, je commence l’écriture d’un roman fantasy « vraiment » jeunesse qui s’adressera aux 8-10 ans. Cela me changera un peu des sacrifices humains, des boues vivantes qui s’infiltrent dans les narines de leurs victimes pour les étouffer, des pierres mystiques qui parlent dans la tête des gens et des démons Fomoré bien décidés à reconquérir notre monde dans un bain de sang :)) Ensuite, en 2018, j’écrirai un unitaire d’anticipation et un autre plutôt sur le mode post-apo. J’ai également deux projets bd, mais ils restent à définir précisément.
 
Merci à toi ! 
 
Et merci à ActuSF pour cette interview !

Jérôme Vincent