Interview 2017 : Zariel pour l’expo au Dépôt Imaginaire
de Zariel
aux éditions
Genre : Interview
Sous-genres :
  • Illustration

Auteurs : Zariel
Date de parution : octobre 2017 Inédit
Langue d'origine : Français
Type d'ouvrage : Interview mail
Titre en vo :

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Une interview de l’artiste illustrateur Zariel au Dépôt Imaginaire de Lyon lors du vernissage de son exposition du 7 octobre 2017

ActuSF  : Pouvez-vous vous présenter en quelques mots ?
 
Qui suis-je… Zariel, Artiste illustrateur. 
 
 
Qu’est-ce qui vous a amené au dessin ?
 
Qu’est-ce qui m’a amené au dessin ? Rah la vache, Ça c’est une Bonne question…
 
Je dirais en partie mon grand-père qui était menuisier et qui peignait à sa retraite jusqu’à la fin de sa vie. Mon grand-frère qui dessinait et qui m’as appris à faire mon premier personnage. Lidye mon enseignante de maternelle qui m’a fait mes premier compliments (hors famille, bien sur) sur mes dessin abstrait. Mes parents qui ont toujours été derrière moi et mon soutenus pour trouver un équilibre entre mes envies et les besoin « pratiques ». Dans la famille, on a toujours été respectueux des milieux artistiques. C’était cool, mon frère et moi on ce montrais nos dessins, on demandais à mon père de photocopié des dessins de Dragon Ball Z pour que l’ont puisse les colorier et rajouter des trucs. Y’a pleins d’autre trucs mais bon…. On va pas s’éterniser… 
 
 
Quelles sont vos influences ? 
 
Mes influences sont en grande partie liées aux comics américains avec des artistes comme Umberto Ramos, Skottie Young… Miller, au travail de Jamie Hewlett, le créateur de Tank Girl et de Gorillaz. Il y a aussi Gipi, un artiste de bande-dessinée italien, ce mec est juste hallucinant, il arrive à créer un univers en un dessin avec un bic et du café comme couleur, tout ça en 3 min. J’ajouterais aussi les artistes sud-américains (Muños, Breccia…) et en Litterature : Ray Bradbury, H.P. Lovecraft et Franz Kafka. Juste un conseil, lisez Les Choniques Martiennes avec de la Dubstep. Vous serez sur Mars en 30 sec. Je vous le Garantie. 
 
En ce moment les travaux qui m’attirent le plus sont ceux de Philippe Herard, et Bault. Des street-Artistes parisiens. Herard à un je ne sais quoi de terrible dans ces dessins. ET Bault lui, pffff… ce mec à un univers bien à lui qui me rappelle les peintures aborigènes. C’est Mortel. 
 
 
Parmi vos créations, à laquelle êtes-vous le plus attaché ?
 
De l’exposition actuelle (au Dépôt Imaginaire), je dirais « Le Capitaine », un clochard que je rencontre tous les matins en allant au travail. Mes créations sur bois, j’aime beaucoup le rendu. C’est un attachement « pratique ». Il y a aussi un singe qui s’appelle « to be or not to be », une acrylique. Et y’a aussi Grégoire, le portrait d’un pote réalisateur, au niveau de la forme c’est bien lui… Mais fuyez pauvre fou.
Sinon, je fait de l’animation, je suis content parce que c’est nouveau pour moi de produire avec une 4e dimension. j’ai fait un truc pour Codex Urbanus, en animant son travail dans la rue pour l’aquarium de Paris, une super collaboration ! 
 
Il y a aussi le triptyque réalisé avec Codex Urbanus et Ardiff pour l’exposition « Métamorphose/Octopus metamorphosis » au Cabinet d’Amateur.
 
 
Quelles sont les plus grosses difficultés dans ce métier ?
 
En tant qu’illustrateur, ce serait de respecter l’œuvre de l’auteur tout en conservant notre patte. Parfois, je ne l’ai pas lu le bouquin et je me base sur le compte-rendu de l’éditeur ou de l’auteur, c’est un peux risquer, même si y’a une validation ensuite, c’est quand même un saut dans le vide. 
 
Et a part les difficultés liées à la condition d’artiste, il n’y a pas grand-chose d’autre. :) 
Vous venez de collaborer avec les éditions ActuSf sur la monographie de Lovecraft, au cœur du cauchemar. Quels sont vos projets actuels, futurs ? 
 
Alors, actuellement, il y a l’exposition au Dépôt Imaginaire (Lyon), une autre de prévue au Mans le mois prochain, axée sur les techniques de production numérique en découpes lasers… Où je collabore avec la société Bagel Lab. J’ai invité Tétar, un Artiste parisien, pour réaliser une œuvre commune. Tout les deux et avec Codex Urbanus nous allons collaborer pour proposer des œuvres originales et j’espère intéressante. 
 
En Mai je serais à la Galerie Jhano Factory à Rabastens dans le sud. 
 
Après, il y a d’autres trucs, mais je ne peux pas en parler.
 
Il y aura deux expositions parisiennes. Sinon, j’ai encore un projet avec les éditions ActuSf.
 
D’ailleurs, ActuSf et une des expositions à Paris seront sur un thème très… Aquatique ! :) 
 
 

Estelle Hamelin