Interview La plume du Quetzalcóatl
de Julien Pinson et Corinne Guitteaud
aux éditions
Genre : Uchronie

Auteurs : Julien Pinson , Corinne Guitteaud
Couverture : Yvan Villeneuve
Date de parution : octobre 2013 Inédit
Langue d'origine : Français
Type d'ouvrage : Interview mail
Titre en vo :

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Julien Pinson vient de publier aux éditions Voy’el La plume du Quetzalcóatl, un roman uchronique remarqué. Bertrand Campeis lui a posé quelques questions et a aussi interviewé l’illustrateur Yvan Villeneuve et l’éditrice Corinne Guitteaud

Interview de Julien Pinson, l’auteur

Actusf : Bonjour Julien, peux-tu te présenter pour commencer ?

Julien Pinson : Bonjour ! J’ai la trentaine et j’habite à Rennes en Bretagne avec ma compagne et mes deux chats. J’ai grandi dans une maison que la plupart des gens qualifieraient de bibliothèque municipale avec cuisine et salle de bain. Bien que cerné au quotidien par des milliers d’ouvrages, je n’ai vraiment eu le déclic de la lecture que vers la fin de mon adolescence. Je me suis alors plongé dans Philip K. Dick, Joe Haldeman, Robert Heinlein, Tracy Hickman et Margaret Weis, R. E. Salvatore, etc.... pour ne plus jamais refaire surface. Quant à l’écriture, c’est vraiment venu tout doucement : mes premières armes, je me les suis faites en écrivant des jeux de rôles pour jouer entre amis. Et puis, faute de temps pour des parties et frustré par l’indiscipline de mes camarades de jeux qui passaient leur temps à saccager (honteusement) mes récits, j’ai fini par écrire quelques notes sur divers univers que j’avais imaginés. De fil en aiguille, les notes sont devenues des nouvelles, les nouvelles une intrigue, et l’intrigue un roman.

Actusf : Ton premier roman, La plume du Quetzalcóatl vient de sortir chez les éditions Voy’El, acceptes-tu, en quelques phrases de nous le présenter ?

Julien Pinson : Mmmm... Le plus judicieux (et surtout le plus facile pour moi) serait sans doute de citer le résumé du quatrième de couverture, mais au diable la prudence !

La plume du Quetzalcóatl c’est :

-Une uchronie, steam punk victorio-mythologique (oui, je viens d’inventer le terme).

-Une enquête matinée d’aventures, ou une aventure matinée d’enquêtes, ça marche dans les deux sens.

-Des courses poursuites, des complots, des dieux versatiles, des légions romaines et du baseball.

-Indiana Jones affublé d’une jupette (sauf qu’en fait il porte une toge, mais l’idée d’Harrison Ford en jupe me fait sourire).

Bon, plus sérieusement, et par égard notamment pour mon éditrice qui doit être atterrée à la lecture de ces inepties :

La Plume raconte l’histoire de deux citoyens de l’empire romain chargés par les dieux du Panthéon de faire toute la lumière sur la supposée résurrection du Quetzalcóatl, dieu primordial des Aztèques. C’est le récit de leur périple et de leurs mésaventures de Rome jusqu’aux lointaines colonies du Nouveau Monde, sur la Frontière.

Actusf : Peux-tu nous en dire plus sur l’univers que tu as créé dans ce roman ?

Julien Pinson : L’univers du livre est une uchronie filée au long terme. Partir de très loin dans le passé, changer un événement majeur, dans le cas présent l’existence bien réelle des dieux gréco-romains, et repartir plusieurs siècles en avant pour imaginer comment les choses pourraient évoluer. Et comme rien n’est plus éternel que les dieux, pourquoi pas une géopolitique héritée directement de l’antiquité ? 

Actusf : Tu flirtes avec plusieurs genres, l’uchronie, le steampunk, les mythologies (gréco-romaines, nordiques, amérindiennes – nord et sud !^^), le côté enquêtes est contrebalancé par un humour bien venu (comme le très bon Lasser, détective privé des dieux) et les scènes d’action sont très efficaces, peux-tu nous en dire plus sur tes influences ?

Julien Pinson : En fait, dans ma tête (déjà pas mal encombrée...), l’univers a précédé l’histoire de La plume.

J’ai commencé par prendre tout un tas de notes sur la géopolitique mondiale, l’économie, les écosystèmes, les fondements constitutionnels de l’empire, etc.... où je mélangeais tous ces éléments mythologiques et steampunk. Au final, je me suis retrouvé avec quelque chose de très complexe et pas vraiment abordable. J’ai donc pris le parti du roman d’aventures, avec ses doses d’intrigues, d’actions et d’humour pour faciliter l’abord de l’univers. En somme, raconter une histoire simple dans un univers complexe. Bon, et si j’arrête de me la raconter, je trouvais l’idée d’un mécanicien satyre en salopette de travail vraiment cool. Quant aux influences, ce serait difficile de toutes les énumérer, mais pour les principales, je dirais Glen Cook (la Compagnie Noire, Garret) pour les personnages et les dialogues, Joe Haldeman (La guerre éternelle) pour le coté brut de l’action et la trilogie Indiana Jones pour sa rigueur dans le rythme action/humour/intrigue.

Actusf : Peux-tu nous présenter tes personnages principaux ? Lesquels t’ont posé le plus de problèmes à créer et à gérer ? 

Julien Pinson :Arthorius, l’un de mes deux personnages principaux, est une sorte de diplomate de terrain. C’est celui qu’on appelle quand les relations se dégradent entre le pouvoir central romain et une de ses colonies. C’est aussi une sorte d’aventurier/héros/explorateur assez classique, mais pas tout à fait assez doué pour se sortir indemne de toutes les situations où il se fourre. A posteriori, je lui trouve un petit côté John McClane dans Die Hard.

Dom, l’autre personnage principal, est un satyre (ou un faune si vous préférez, pas un type bizarre en imperméable) qui se retrouve embarqué dans cette histoire un peu par hasard. J’essaye de faire en sorte que Dom soit toujours drôle sans qu’il ne soit qu’un ressort comique. L’homme d’action du duo, c’est plutôt lui en fait. À écrire, c’est le personnage le plus compliqué pour moi. Il est drôle sans être grotesque, ce qui n’est pas forcément évident. 

Actusf : Acceptes-tu de revenir en détail sur tout le travail autour du livre, que ce soit l’écriture, les relectures, les corrections apportées, les personnes qui t’ont aidé, la recherche et le choix de l’éditeur, le contact et le travail avec lui, et finalement, ton sentiment quand tu as tenu entre tes mains ton idée concrétisée.

Julien Pinson :Six mois d’écriture, entrecoupés d’un peu de documentation, à raison de trois, quatre heures par jour, cinq jours par semaine. Ça c’était la partie simple, pour obtenir un premier manuscrit. S’en sont suivi presque six mois de corrections et de polissage. Je ne remercierai jamais assez mon entourage pour son aide, autant pour les relectures que pour m’avoir botté les fesses quand je perdais le rythme. J’ai ensuite fait plusieurs envois chez divers éditeurs que je pensais pouvoir être intéressés par mon manuscrit. J’ai essuyé quelques fins de non-recevoir et finalement assez vite, reçu un accord franc et massif des éditions Voy’el.

J’avoue que je n’espérais pas du tout un "oui, d’accord, c’est parti", m’attendant plus à de longues négociations sur des corrections à apporter, et des améliorations à faire avant une seconde relecture débouchant éventuellement sur l’éventualité d’une publication. Rien de tout ça, tout en simplicité et sans pression. Merci pour cela à Corinne Guitteaud, la directrice des éditions (qui m’a d’ailleurs fait une petite place pour une nouvelle de SF dans son excellent recueil La faille, l’an dernier).

Il a fallu ensuite trouver un créneau dans le catalogue de Voy’el pour la sortie, en juin de l’année suivante, afin de se donner le temps de préparer une publication digne de ce nom. L’équipe de Voy’el (Isabelle Wenta et Florence Chevallier surtout) a apporté son lot de corrections judicieuses (souvent indispensables), et Corinne m’a fait la très agréable surprise de m’annoncer qu’Yvan Villeneuve ferait la couverture. Le temps de se concerter et de peaufiner tout cela et la sortie fut calée à fin août. En toute honnêteté et en toute fausse modestie, je l’ai adoré au premier regard : la couverture magnifique, l’illustration du quatrième lui répondant parfaitement et ces petits séparateurs de paragraphes personnalisés... Non, c’est vraiment un très beau bébé, un bébé à la durée de gestation pachydermique, mais un superbe bébé quand même.
Et puis c’est le mien, alors, comme tous les géniteurs, j’ai le droit de dire que c’est le plus beau du monde.

Actusf : A la lecture de ce livre, on a envie d’entendre qu’il ne s’agit que d’un premier tome et que nous verrons, dans un avenir plus ou moins proche, d’autres aventures du Pacifieur Impérial Arthorius sortir, envisages-tu de continuer à développer ton univers ?

Julien Pinson :Oui, comme je le disais plus haut, La plume est une entrée en matière. J’ai encore beaucoup d’idées d’aventures pour Arthorius et Dom et j’aimerais vraiment faire découvrir plus en profondeur cet univers aux lecteurs. J’ai amorcé l’écriture d’un second volume mais je m’autorise une petite pause pour écrire autre chose, le temps de cogiter un peu et de trouver une ou deux répliques cinglantes pour Dom.

Actusf : As-tu d’autres projets (en cours ou à venir) ?

Julien Pinson :J’écris un polar/SF en ce moment, qui n’avance pas aussi vite que je le voudrais. Reste à savoir s’il plaira à un éditeur quand je l’aurai enfin terminé.

Actusf : Le mot de la fin t’appartient ! ^^

Julien Pinson : « Victoriae mundis et mundis lacrima. Bon, ça ne veut absolument rien dire, mais je trouve que c’est assez dans le ton. » Kaamelott, Livre IV, Alexandre Astier et François Rollin.

Interview d’Yvan Villeneuve, créateur de la couverture

Actusf : Bonjour, peux-tu te présenter, nous parler de ton travail d’illustrateur au quotidien et revenir pour nous sur la création de cette superbe couverture ? (temps, moyens utilisés, retouches, etc.

Yvan Villeneuve : Bien le bonjour à toutes et à tous. Je me nomme Yvan Villeneuve, j’ai 42 ans et je suis illustrateur depuis 6 années. Au quotidien je travaille plus généralement pour le jeu de rôle, et plus particulièrement sur la gamme des Ombres d’Esteren qui depuis son avènement occupe une grande partie de mon temps.

Jee suis également et ce depuis peu coloriste de couverture pour les éditions Glénat, sur la série Lancaster de Christophe Bec. J’illustre aussi et ce depuis 4 années une chronique bimensuelle pour la mairie de ma région, et développe en parallèle, quand cela m’est possible, en collaboration avec un directeur artistique, mon projet personnel.

En vous rendant sur mon blog, vous pourrez y voir quelques teasers : http://yvan-villeneuve.blogspot.fr/

Pour revenir à nos moutons, à savoir la couverture du roman de Julien, comme vous le relevez à juste titre, celui-ci mêlant plusieurs genres il a fallu trancher dans ces diverses influences. Après lecture du synopsis, discussion et accord de Corinne et Julien nous ne désirions pas matérialiser Quetzalcóatl, craignant que cela ne fasse une énième couverture représentant un reptile mythologique, mais plutôt appuyer sur sa présence symbolique, en représentant une statue d’Athéna décapitée, sur laquelle repose la plume du titre.

Désirant ainsi amener le lecteur à s’en faire sa propre représentation et l’inciter à spéculer sur ce qui lie ces dieux que sont Quetzalcóatl, divinité méso-américaine et la déesse guerrière grecque.

Le tout environné d’éléments architecturaux inspirés du baroque, du romain et du grand palais de Paris pour le côté steampunk.

A partir de ce postulat il ne me restait plus qu’à passer à la mise en forme. Je dégrossis la composition au crayon, (éléments venant habiter l’espace, perspective, éclairage, ombres...) le scanne et via ma palette graphique j’ai fait évoluer le croquis qui est passé par moultes refontes afin que tout se tienne correctement.

D’ailleurs si ça se trouve il ne reste rien du crayonné original ! ^^

Vient alors la mise en couleur réalisée sous Photoshop. Là, j’ai tâtonné, exploré différentes pistes, superposé les jus colorés, ajouté des textures pour amener du grain au rendu, j’ai joué avec les ombres et lumières pour densifier le propos, jusqu’à ce que trois jours plus tard naisse le résultat que vous connaissez.

Actusf : Le mot de la fin t’appartient ! ^^

Yvan Villeneuve : Et nous voilà déjà arrivé à la fin ! ^^

Eh bien, je remercie Corinne de m’avoir à la fois sollicité pour ce projet et accordé sa confiance, et je souhaite à Julien tout le succès du monde pour ce premier roman !

Avec un peu de chance je pourrais même le lire un jour dans son intégralité ! Bien souvent, nous n’avons pas le temps de nous imprégner du roman pour réaliser la couverture, là les indications de Corinne et de Julien m’ont permis de cerner rapidement et précisément ce qu’ils attendaient comme couverture !

Je suis admiratif de ce qu’ont fait Julien et Corinne : cela demande pas mal de courage, car il est très difficile de s’imposer en tant qu’auteur et ce quel que soit le genre littéraire comme il est tout aussi courageux de la part de l’éditrice de miser sur des anonymes pour valoriser sa société. Respect pour eux donc.

Et merci à Actusf d’avoir pris le temps d’éditer mes palabres et de mettre en lumière les créateurs quels qu’ils soient.

Interview de Corinne Guitteaud, Editrice et responsable des Editions Voy’El

Actusf : Quel a été le premier contact avec La plume du Quetzalcóatl ?

Corinne Guitteaud : Le manuscrit a suivi la procédure habituelle : nous avons d’abord reçu les trois premiers chapitres de la part de l’auteur, le comité de lecture a apprécié cette première lecture. J’ai alors demandé à Julien de nous envoyer son manuscrit complet. Là on a été un peu plus long pour lui répondre, mais il a su se montrer patient et nous avons fini par parler contrat, car le manuscrit a remporté les suffrages, d’autant qu’on recherche des uchronies et des récits steampunks depuis des lustres chez Voy’el !

Actusf : Comment se passe le choix et le travail éditorial autour d’un manuscrit ?

Corinne Guitteaud : Le choix se fait toujours selon le même circuit : on se prononce sur les trois premiers chapitres. Si ça nous plaît, on demande le manuscrit complet à l’auteur et j’ai pris l’habitude de préciser qu’il y aurait sans doute des corrections, même si nous jugions le manuscrit digne d’être publié. Il nous est arrivé ainsi de ne plus avoir de nouvelles d’un auteur après avoir mentionné cet état de fait. Ce n’est, hélas, pas toujours évident de composer avec certaines susceptibilités. Ensuite, nous avons des relecteurs/correcteurs qui interviennent. Selon les avis du comité, je ne vais pas confier un manuscrit à un simple correcteur. S’il faut retravailler en profondeur, soit je m’en charge avec l’auteur (mais c’est de plus en plus rare vu la masse de travail qu’il y a à gérer pour Voy’el), soit je le confie à Isabelle Wenta qui a très souvent un regard très sûr pour dégager les bonnes idées et aider l’auteur à améliorer son texte. Un autre correcteur intervient enfin pour traquer ces maudites coquilles à génération spontanée qui nous causent malgré tout toujours bien des soucis. Heureusement d’ailleurs qu’on travaille encore en impression à la demande, ça permet de limiter les dégâts.

Actusf : Le choix et la validation de la couverture ?

Corinne Guitteaud : J’essaie de laisser la plus grande liberté possible à l’auteur en lui proposant notamment plusieurs illustrateurs (ou illustratrices) dont je pense qu’ils peuvent correspondre à son univers. Parfois, on manque de temps ou parfois, l’évidence permet de choisir très vite un illustrateur en particulier. Ce fut le cas ici.

En ce qui concerne La plume du Quetzalcóatl, j’ai moi-même porté mon choix sur Yvan Villeneuve mais j’en ai parlé d’abord à Julien. Quand je lui ai montré la couverture de l’anthologie On a marché sur... qu’Yvan avait déjà réalisée pour le lancement de l’AT [Note : Appel à Textes] (et que j’ai tout de suite voulu pour le livre lui-même), Julien a dit oui. Ensuite, Yvan a envoyé les premières esquisses, on a donné notre avis ; on travaille le plus souvent possible en concertation avec l’auteur, avant d’arriver à la version finale.

Actusf : Le travail avec l’auteur autour de son œuvre ?

Corinne Guitteaud : Dans le cas du livre de Julien, nous avons surtout travaillé sur la cohérence du récit. Enfin, quand je dis « nous » c’est Isabelle qui a traqué ce qui pouvait clocher et a fait ses suggestions à l’auteur. Parfois, on en a discuté car Julien (et ça me paraît normal) n’était pas forcément d’accord sur tout. Il se posait notamment des questions concernant le vocabulaire employé ou le fait qu’on parle tout de même d’un empire romain gigantesque et pérenne par rapport à l’Histoire telle que nous la connaissons. Mais j’avoue que c’est ce que j’aime dans l’uchronie, l’originalité avec laquelle on va traiter la divergence et ses conséquences.

Actusf : Quels sont les projets à venir pour les éditions Voy’el autour de l’uchronie et du steampunk ?

Corinne Guitteaud : Vient de se terminer la première phase de notre appel à textes « À voiles et à vapeur » pour notre collection Y (Y pour yuri et yaoi, à savoir que cette collection proposera à partir de l’année prochaine des récits mettant en scène des romances LGBT). L’AT a connu un tel succès qu’à la demande des deux directeurs de collection, Julien Morgan et Isabelle Wenta, j’ai accepté qu’on en fasse un AT permanent. Il se prépare d’ailleurs à ce propos pas mal de surprises. Julien a plein d’idées et avec Isabelle à ses côtés, ça devrait être une collection haute en couleurs. Vous pouvez d’ailleurs suivre son actualité sur son blog :

https://avoileetavapeur.wordpress.com/

En outre, nous avons une autre uchronie à paraître, 1993, échappée rouge, un premier roman, encore une fois, de Marianne Stern. La couverture sera réalisée par Sébastien Chabaud (vous avez pu admirer son travail chez notre confrère des Éditions du Riez avec les Pousse-Pierres et je peux vous dire qu’il a encore fait très fort.)

Actusf : Le mot de la fin t’appartient !

Corinne Guitteaud : Dans ce cas, je m’en empare pour vous inviter à venir découvrir tous nos titres sur le site des Éditions Voy’el, lequel site devrait bientôt changer encore d’apparence et vous offrir la possibilité de vous abonner à une lettre d’informations pour connaître notre actualité. Comme tous les petits éditeurs, nous avons besoin du soutien des lecteurs pour continuer à faire vivre notre aventure. Merci et à bientôt !

Bertrand Campeis