Interview de Danielle Martinigol
( Cantoria 0 )
de Danielle Martinigol
aux éditions
Genre : Science Fiction
Sous-genres :
  • Space Opera

Auteurs : Danielle Martinigol
Date de parution : 0000 Réédition
Langue d'origine : Français
Type d'ouvrage : Interview mail
Titre en vo :

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A l’occasion de la sortie de son nouveau roman, Cantoria, nous avons posé quelques questions à cette auteure pour la jeunesse tournée depuis toujours dans l’imaginaire, et en particulier la SF.

Avez-vous un lien particulier avec la musique pour construire votre univers autour de ce thème central ?

Ma mère était professeur de piano. Elle a eu jusqu’à vingt élèves par semaine. Entendre des exercices, des gammes, des morceaux ponctués de fausses notes – je parle des jeunes élèves pas de leur professeur ! – m’a appris une chose essentielle sur la musique : ça ne vient pas tout seul ! Il faut un travail intense, une énergie énorme pour parvenir à une production de qualité.
Cette phrase résume ce que j’ai voulu montrer dans Cantoria en le prenant au pied de la lettre : travail, énergie, production ! 

Combien de temps vous a pris l’écriture de Cantoria ?

Au décès de ma mère j’ai regretté de ne lui avoir jamais dédié de livre. Je me suis donc naturellement tournée vers la musique pour un roman qu’elle aurait pu aimer. Deux ans plus tard je mettais le point final – le point d’orgue ? – à mon manuscrit.
 
Créer des personnages ayant tous un prénom en rapport avec l’univers musical n’a pas été trop difficile ?

Mon ami Christian Grenier, grand mélomane, était sidéré que le compositeur Janacek soit « utilisé » dans le roman. J’ai dû le décevoir en lui avouant que je ne connaissais pas Janacek mais que pour les identités de mes personnages j’avais pillé des listes de noms de musiciens ainsi que des listes d’instruments exotiques ou des types d’œuvres musicales. L’internet a été mon collaborateur n°1 dans cet aspect du travail. Mais je tenais à employer certains noms. Ravel en particulier dont j’aime les concertos. J’ai tout de même joué du piano jusqu’à quatorze ans. Je m’y connais un peu.

Plus qu’un roman de sf, Cantoria est aussi un roman avec une réelle réflexion sociale ; quelle pensée souhaiteriez-vous que vos lecteurs en gardent après sa lecture ?

Qu’il faut se méfier du fanatisme et des extrémismes de tous bords et qu’il n’y a qu’une solution contre l’oppression : élever la voix ! Des chants d’amour aux chants révolutionnaires, les humains ont laissé des traces musicales tout au long de leur Histoire. Et ce n’est pas fini. L’Univers nous réserve de belles surprises.
 
Combien de tomes avez-vous prévu pour Cantoria ?

A l’origine le groupe de protection des vaisseaux-orgues était composé de quatre jeunes gens en plus du héros, Arth. J’en ai écarté deux pour ne conserver que la Note et l’Oreille. Les deux autres, l’Attitude et le Regard, attendent sagement dans un tiroir –informatique ! Je les en sortirai peut-être un jour.

Quels sont vos projets dans un futur… plus ou moins proche ? De nouvelles publications ? Des manuscrits en cours de rédaction ?

Côté publications : Sortie le 16 mai de C.H.A.R.L.Ex chez Syros dans la collection Soon dirigée par Denis Guiot. Il s’agit de la suite, ou plutôt d’un dérivé, un spin-off, des Oubliés de Vulcain mon bestseller. Les lecteurs me demandaient une suite depuis si longtemps que je me suis lancée dans l’aventure. Et je ne regrette pas, ce fut un vrai plaisir d’écrire ce livre très différent après Cantoria. Charlex est une fille cyber humaine qui va découvrir que son humanité est plus puissante que ses améliorations nano technologiques. C’est un roman d’aventures sur une planète en danger écologique. Du pur Martinigol !

Et en aout paraitra ma troisième anthologie chez Flammarion jeunesse après Jules Verne et Victor Hugo. Cette fois ce sera : Edgar Allan Poe Histoires terribles  à l’intention des élèves de quatrième et troisième de collège.

Côté manuscrits : je me replonge activement dans mon roman pour adultes – l’Arlésienne de ma vie d’auteure – et j’écris des textes pour les lecteurs de classes primaires car j’adore les rencontrer afin de les initier aux littératures de l’imaginaire. 

Quel roman de SF aimeriez-vous que tous les jeunes lecteurs et ados lisent un jour ?

La nuit des temps de René Barjavel.

Quel roman de SF pouvez-vous nous avouer n’avoir jamais au grand jamais lu ?

Le Maître du Haut Château de Philip K. Dick – mais le film va se faire, j’irai le voir !

 

Laura Vitali