Interview de François Hercouët pour Urban Comics
de François Hercouët
aux éditions Urban Comics
Genre : Interview

Auteurs : François Hercouët
Date de parution : avril 2016 Réédition
Langue d'origine : Français
Type d'ouvrage : Interview mail
Titre en vo :

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A l’occasion de la sortie de Batman et Superman au cinéma, les éditions Urban Comics ont publié plusieurs ouvrages autour de ces deux super-héros... l’occasion idéale de revenir sur leur travail !

Actusf : Pouvez-vous vous présenter en quelques mots, et nous dire ce qui vous a amené à éditer des comics ?
François Hercouët : Je suis François Hercouët, directeur éditorial d’Urban Comics depuis sa création (à l’été 2011). Avant cela, je collaborais avec Thierry Mornet sur le catalogue Contrebande chez Delcourt.

La première émotion liée aux comics a dû être une version J’ai Lu BD de Souriez (The Killing Joke), d’Alan Moore et Brian Bolland. Avant cela, je coloriais effrontément les pages en N&B des recueils Artima/Aredit et je garde un souvenir ému de certaines cases, comme celle où le Joker compare son sourire à celui du requin qui nage dans l’aquarium au second plan (nous avons republié cet épisode - « Les 5 vengeances du Joker », Batman #251 de 1973 - dans notre Joker Anthologie). Mais bon, à l’époque, je ne distinguais pas encore les comics de super-héros de mes autres lectures (Astérix, Tintin et Gaston).

Pour ce qui m’a amené à travailler dans l’édition, c’est venu beaucoup plus tard. Il fallait déjà que je m’autorise à me projeter un jour dans un métier qui était avant tout une passion. Cela s’est fait par hasard et par chance. Il faut à la fois rencontrer les bonnes personnes, celles qui vous donnent votre chance et être également prêt. On peut être la bonne personne mais pas forcément au bon moment. C’est à la fin de ma formation universitaire que j’ai pu décrocher un stage chez Delcourt qui s’approchait de son 20e anniversaire pour que j’entrevois l’infime espoir de pouvoir un jour intégrer le milieu de l’édition.

Actusf : Comment s’opèrent vos choix, au niveau de votre catalogue ? Quelles sont les séries que vous affectionnez particulièrement ? Comment et pourquoi avez-vous décidé d’acquérir la licence DC pour la France ? Comment se sont passées les négociations ?
François Hercouët : Ça fait beaucoup de questions d’un coup, dites moi ;)

Concernant le catalogue de DC, les choix ont surtout été dictés par la nécessité de structurer un catalogue en jachère depuis plusieurs années. C’était à la fois un challenge et une chance. Nous sommes partis du principe que tout méritait d’être édité pourvu que cela soit une bonne histoire. Mais lorsque l’on parle d’un univers en développement depuis plus de 75 ans, ce n’est malheureusement pas un critère suffisant. Pour cela, il faut respecter si ce n’est une chronologie intégrale du moins un ensemble cohérent de titres. Je me suis avant tout inspiré de ma situation lorsque, après des années de biberonnage aux revues Marvel, j’ai entrepris de m’attaquer à l’autre versant de la culture comics : DC. Et là, j’ai souffert. Les récits complets les plus mythiques étaient bien entendu pour la plupart accessibles depuis longtemps mais lorsqu’il fallait creuser un peu l’histoire de DC et sa continuité, c’était une autre paire de manches. Nous avons donc découpé l’univers DC en plusieurs grandes périodes, de manière plus arbitraire que le modèle des différents âges (or, argent, bronze, etc.) pour la simple raison que les visuels et les modes de narration vieillissent assez vite en comics, surtout aux yeux du néophyte. Nous avons dégagé trois grandes périodes, trois collections chronologiques (DC Archives : 1936-1985, DC Classiques : 1985-2011, DC Renaissance : 2011 à 2016 ?) qui forment la colonne vertébrale de notre catalogue.
 
Ce sont maintenant de grands contenants que nous remplissons par ensembles cohérents. Ainsi, les premières pierres ont été posées avec des saga complètes et restées inédites comme Batman Knightfall qui précédaient Batman No Man’s Land. Côté Justice League, nous avons publié comme premier “nexus” Justice League - Crise d’identité, un récit plus accessible que ne l’aurait été Crisis on Infinite Earths par exemple (j’y reviens plus tard). Cela nous a permis de poser les bases pour les différents arcs à venir : Blackest Night/Brightest Day d’un côté, Infinite Crisis de l’autre, qui se poursuivra avec 52. Mais avant 52, nous publierons des récits charnières importants - Checkmate de Greg Rucka et Secret Six de Gail Simone, mettant au premier plan des personnages jusqu’ici secondaires. Bref, une base nécessaire pour bien aborder 52. Dans le même ordre d’idée, maintenant que les lecteurs ont une meilleure compréhension des relations qui unissent l’ensemble des personnages DC, on peut aborder plus sereinement l’événement qui a tout redéfini en 1985, à savoir Crisis On Infinite Earths. C’est important de créer de l’empathie entre les lecteurs et les personnages (quelque chose que Crise d’identité parvient à faire de manière assez brutale, mais terriblement efficace). Pour bien saisir l’importance de Crisis on Infinite Earths, on s’est autorisés un album “compagnon” qui revisite l’univers DC avant cette “crise”. Ainsi, on comprendra mieux, on l’espère, le choc, les disparitions de certains personnages ainsi que les changements qui ont été opérés par le tandem Marv Wolfman & George Pérez. Après ce gros morceau, on pourra aborder et développer l’après-Crisis avec des pépites inédites comme la série Suicide Squad de John Ostrander et Luke McDonnell, et Justice League International de Keith Giffen, J-M DeMatteis et Kevin McGuire.

Parmi les séries que j’affectionne particulièrement, et si on se restreint à DC et Vertigo, on trouve Gotham Central de Rucka, les Batman de Grant Morrison, son All-Star Superman, Sandman de Gaiman, Preacher et surtout Ennis sur Hellblazer, Losers de Jock et Andy Diggle, Scalped de Jason Aaron et RM Guera, les Batman Les Nouvelles Aventures de Ty Templeton, Mike Parobeck et Kelleu Puckett, Mad Love de Paul Dini et Bruce Timm, Watchmen, Top 10 et V pour Vendetta pour les classiques, et peut-être, au-dessus de tout ça, Batman Année Un de Miller et Mazzuchelli.

Concernant l’acquisition des droits du catalogue DC Comics par le groupe Media Participations (regroupant Dargaud, Dupuis, Le Lombard, Kana et Urban Comics), je ne peux pas vraiment développer dans le détail, n’étant arrivé qu’après la signature du contrat. En gros, j’ai mis les pieds sous la table ;) De ce que je sais, le groupe était jusqu’ici un acteur majeur dans tous les domaines de la bande dessinée. Il ne leur manquait qu’un catalogue comics pour être complet. De l’autre côté de l’Atlantique, je pense que DC a vu en Media Participations un partenaire capable d’inscrire durablement son héritage dans la culture des lecteurs français aux côtés de Lucky Luke, XIII ou Spirou. Cela tombe bien, ça cadrait parfaitement avec la vision que l’on avait envie de développer : asseoir un peu plus la légitimité des comics dans le paysage BD français avec un format cartonné, un contenu exhaustif (et dans la mesure du possible définitif), une approche pédagogique, une charte clairement identifiable et une politique de prix accessible à tous.

Actusf : Vous avez immédiatement apporté une valeur ajoutée à vos produits : couverture cartonnée, traduction revue (ou pas), édition limitée avec blu-ray - dvd, est-ce que cela a eu un impact immédiat auprès des lecteurs ?
François Hercouët : Oui. Concernant les pack BD + jeu vidéo ou BD + animés, ce n’était pas forcément quelque chose d’attendu, mais l’impact a été très clairement visible. Cela nous a permis d’innover dans notre offre d’éditeur, d’intéresser peut-être un autre type de lectorat à qui il manquait une passerelle pour s’attaquer aux comics (via les animés ou les jeux vidéos), et puis, c’était une excellente base sur laquelle bâtir nos relations avec Warner Bros, la maison-mère de DC Comics. D’ailleurs, ce type d’éditions augmentées a depuis été repris avec succès par Warner US, ce qui leur a ouvert plus largement les portes de la grande distribution. Pour ce qui est du reste des critères cités dans votre question (cartonné, attention portée à la charte et au contenu, traduction comme compléments éditoriaux), on n’envisageait pas les choses autrement. Nous sommes très contents de voir cette exigence payer aujourd’hui. À notre petite échelle, on ose espérer avoir fait un peu de bien au patrimoine comics.

Actusf : Si les grandes figures (la trinité composée de Superman, Batman et Wonder Woman, mais également Green Lantern, Aquaman , la Justice League et tous ceux que j’oublie) se taillent la part du lion dans votre catalogue super-héroïque, pourriez-vous nous dire lesquelles ont la préférence du public (je pense notamment à Batman, personnage préféré à Superman) ?
François Hercouët : Batman tient largement tête à l’ensemble de la Justice League dont les titres se placent en deuxième sur notre podium. Si l’on parle de la communauté super-héroïque dans son ensemble, et de son côté obscur, le Joker est également le challenger légitime du Chevalier noir. Et il ne faudrait pas oublier sa petite amie, Harley Quinn, qui cartonne au même titre qu’un personnage comme Deadpool chez Marvel. Flash et Green Arrow, de par leur exposition sur petit écran (et la qualité de leurs équipes artistiques respectives bien évidemment) sont également des valeurs sûres. Et puis, l’autre grosse surprise de 2015, ça a été Injustice qui après avoir explosé les scores avec la version album + jeu PC a poursuivi sur sa lancée en totalisant aujourd’hui plus de 60 000 exemplaires sur la série.

Actusf : Quelle place accordez-vous au numérique dans votre catalogue ?
François Hercouët : Pour l’instant, notre offre numérique ne concerne que la majeure partie des titres du catalogue Urban Indies (Saga, Black Science, East of West, Southern Bastards, Deadly Class, etc.). Le numérique est en discussion depuis quelque temps avec DC, mais rien d’acté pour le moment.

Actusf : Pourriez-vous nous éclairer sur vos choix éditoriaux en matière de publication : pourquoi tel "run" plutôt que tel autre ?
François Hercouët : Je crois que vous trouverez le détail de cette question dans ma réponse à la question 2. Je peux quand même ajouter que le facteur “auteur” joue également un rôle déterminant. En plus de la volonté de structurer un catalogue cohérent, nous avons à coeur de réserver une place de choix aux grands bâtisseurs de l’univers DC : Alan Moore, Grant Morrison, Geoff Johns, Greg Rucka, Mark Waid, etc.

Actusf : La catégorie Indies est l’un de mes coups de cœur de lecteur (je suis un lecteur fan de The Sixth Gun) : vous faites-vous plus plaisir au niveau du choix, tentez-vous souvent des expériences éditoriales afin de surprendre votre lectorat et l’amener à découvrir à quel point le marché du comic est divers et varié ?
François Hercouët : Tout à fait, la variété des genres est l’une des raisons d’être de ce label. La première étant la volonté de poursuivre le travail fait sur les créateurs du catalogue Vertigo et de donner aux lecteurs accès aux nouvelles créations d’auteurs tels que Brian K. Vaughan, Fabio Moon & Gabriel Ba, Sean Murphy, Jason Aaron, Brian Wood, etc. Il est important pour nous de mettre en avant la diversité du genre comics, un mot pluriel que j’ai décidément du mal à écrire et à prononcer au singulier. Si le super-héros a été l’un des représentants historiques les plus populaires, il n’est jamais qu’un genre de la bande dessinée américaine parmi d’autres (romance, polar, horreur, S-F, fantasy, récit intimiste, fantastique, etc.). Le rôle d’Urban Indies est de promouvoir cette diversité. Nous tentons certaines choses mais en sélectionnant au maximum afin de ne pas noyer le marché sous des titres qui, s’ils ne déméritent pas, ne trouveraient pas leur place.

Actusf : Venons-en maintenant plus précisément aux parutions autour de la sortie du film Batman et Superman... comment se sont opérés vos choix à ce niveau, pourquoi mettre en avant certains titres plutôt que d’autres ?
François Hercouët : Depuis fin 2015, nous développons plus particulièrement Superman dans ses aventures les plus récentes, que ce soit sous la plume de Geoff Johns (Superman L’Homme de Demain), Greg Pak (Superman Action Comics) ou encore Charles Soule (Superman & Wonder Woman). Ces trois séries se sont recoupées en mars dernier dans le cross-over Doomed, un récit où Doomsday, l’assassin de Superman dans l’ancienne continuité, semble avoir également son importance sur grand écran.

Quelques mois avant le film, nous avons également diversifié notre offre autour des thématiques possibles du film Batman v Superman. L’actualité brûlante est incarnée côté Batman par le Dark Knight III de Frank Miller, Brian Azzarello et Andy Kubert, et côté Superman, on trouve dans le Superman Unchained de Scott Snyder et Jim Lee une synthèse des différentes incarnations du personnage. Côté “Classiques”, nous proposons le travail de Jeph Loeb et Ed McGuinness (entre autres) sur le tandem Superman Batman dans une version assez représentative des comics des années 2000. Parmi les récits importants sur l’Homme d’Acier, on compte forcément le passage d’Alan Moore qui fut chargé en 1985 de clôre l’âge d’argent du personnage. Cela donne un recueil de trois récits majeurs rassemblés sous le titre Les Derniers Jours de Superman, à l’ambition au moins égale au travail du Britannique sur Batman avec The Killing Joke, réalisé quelques années plus tard. Nous pensons également aux lecteurs que le spandex pourrait effrayer avec le roman graphique de Steven T. Seagle et Teddy H. Christiansen C’est un oiseau publié pour l’occasion sous notre label Urban Graphic.
 
Et nous pensons également aux plus jeunes d’entre nous, et à tous ceux qui ont su le rester, avec les tomes 1 de Batman Aventures et Superman Aventures (label Urban Kids), des bijoux d’inventivité et une grosse bouffée de nostalgie intelligente pour ceux qui ont passé leurs samedi soirs et leurs dimanche matins devant Batman La Série Animée et Superman, L’Ange de Metropolis, dans les années 1990. Nous publions également le récit Luthor de Brian Azzarello et Lee Bermejo, un récit qui changera radicalement votre vision du personnage, ainsi qu’une anthologie dédiée à Wonder Woman en avril. Comme vous le voyez, il y en a pour tous les goûts et pour tous les âges ! (ah, et comme c’est le grand retour de Frank Miller, on en a profité pour glisser sa première oeuvre majeure : Ronin)

Actusf : Le rapprochement entre Batman et Superman ne date pas d’hier, quels comics conseillerez-vous afin de montrer l’évolution de leur relation, de la méfiance, à la reconnaissance d’un pair et enfin l’amitié solide et sans faille entre eux ?
François Hercouët : Leur relation a toujours été relativement stable (amicale principalement, compétitive parfois, conflictuelle par accident, comme ce Superman manipulé par Poison Ivy dans Silence) depuis les années 1950, comme le montre la série qui consacra leurs exploits communs : The World’s Finest. Il faut vraiment attendre The Dark Knight Returns de Frank Miller pour assister à un affrontement brutal. Miller présente les deux personnages au paroxysme de leurs carrières (et de leurs défauts) : Batman est devenu un vieillard aigri par une vie passée à combattre le crime et Superman est ce demi-dieu crédule devenu le bras armé d’un gouvernement autoritaire. L’affrontement était inévitable, mais ce sont des versions très particulières, et inédites à l’époque, de deux personnages qui ont créé le genre super-héroïque.

Actusf : Au vu de l’attrait d’Hollywood pour le genre super-héroïque actuellement, et la lune de miel a l’air de vouloir durer jusqu’en 2020 au minimum, à quel point ce genre de film booste-t-il les ventes de comics ? Y a t-il réellement un report du public qui regarde un film et décide d’en savoir plus sur les personnages et leur histoire ?
François Hercouët : Eh bien, ce qui est certain, c’est que les milliers de spectateurs ne mutent pas soudainement en une foule de lecteurs avides de comics. Il y a par contre un chaînon sur lequel les films ont peut-être plus d’influence : ce sont les lecteurs de BD, ceux qui se rendent déjà en librairies. Alors, ce n’est qu’une intuition, mais je pense qu’une partie de ces lecteurs de franco-belge ou de manga peuvent se laisser tenter de temps à autres par les comics lorsque l’actualité cinéma est propice. Capter (et capturer *niark niark*) l’attention de ces lecteurs serait déjà un beau challenge relevé :) Lors de la diffusion en salles de Man of Steel, on avait observé une embellie non pas des titres Superman en particulier, mais de l’ensemble des titres super-héros, DC comme Marvel, là où le dernier chapitre de la trilogie Nolan avait surtout bénéficié (et en masse) aux titres Batman. En résumé, Superman est le vrai super-héros des deux : il fait du bien à tout le monde :)

Actusf : D’ici peu vous allez sortir Batman, la malédiction qui s’abattit sur Gotham, il s’agit d’un titre Elseworlds (les uchronies propres à l’univers DC, et si les super-héros que nous connaissons étaient arrivés plus tôt, ou ailleurs ?). Songez-vous à en éditer d’autres du même genre ?
François Hercouët : On creusera la veine (hu hu) avec Batman Vampire de Doug Moench et Kelley Jones, et à terme le Gotham by gaslight de Brian Augustyn et Mike Mignola et sa suite (Masters of Future). DC est actuellement en pleine réédition de cette ligne de récits alternatifs. À voir comment nos premiers récits seront reçus...

Actusf : Le monde de la bd connaît une période délicate globalement, qu’en est-il des comics et quelles sont les perspectives du secteur ?
François Hercouët : Délicate, cela dépend du point de vue. Si l’on parle de la reconnaissance du statut des auteurs et auteures, oui, il y a effectivement une bonne marge de progression au regard de la santé sociale du secteur. Concernant les chiffres (la progression en parts de marché par rapport au reste de l’édition), la bande dessinée reste le secteur le plus dynamique (avec le livre jeunesse). Et les comics en particulier figurent en très bonne place dans ce domaine. L’offre actuelle se développe, il n’y a jamais eu autant de comics proposés aux lecteurs. Après, il y aura certainement une régulation naturelle. De notre côté, Urban Comics est devenu en quatre ans leader sur le marché (en valeur), avec des indicateurs plutôt encourageants pour la suite : nos nouveautés se vendent bien et surtout notre fond tourne énormément. Ce sont ces conditions au beau fixe et ces quatre années à poser des bases solides qui nous permettent de creuser toujours un peu plus dans le matériel inédit de DC et de proposer de nouvelles séries en indé.

Actusf : Pourriez-vous nous en dire plus sur ce que vous comptez publier pour le courant de l’année 2016, que ce soit en rapport avec les films (je pense à Suicide Squad) ou pas ?
François Hercouët : Je n’ai pas vraiment de scoop à dévoiler autre que les titres qui ont été annoncés jusqu’en septembre 2016. Je garde cependant quelques annonces intéressantes pour la PCE à venir, les 15, 16 et 17 avril prochain. Juste un petit truc : j’étudie actuellement (j’ai quelques pistes jetées sur la feuille devant moi) la meilleure manière d’articuler l’univers Wildstorm...

 

Bertrand Campeis, Tony Sanchez