Interview de Jean-Michel Calvez
de Jean-Michel Calvez
aux éditions ActuSF
Genre : Art book

Auteurs : Jean-Michel Calvez
Date de parution : janvier 2008 Inédit
Langue d'origine : Français
Type d'ouvrage : Interview mail
Titre en vo :

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Avec STYx, Jean-Michel Calvez fait son grand retour avec un roman de SF riche et poignant. Interview.

ActuSF : Comment est née l’idée de ce roman ? Tu l’as écrit il y a longtemps ? Quelle est son histoire ?
Jean-Michel CALVEZ : Ce roman est né d’une réflexion de hasard sur le mot compatir, qui signifie "souffrir avec", selon l’étymologie latine. Ce mot-clef m’avait inspiré une nouvelle très courte et peu aboutie, la scène très dure où Orfeu repousse Lucio, vers le début de STYx. Par la suite, il y a 10 ans, j’ai réutilisé cette scène pour en élargir le champ et écrit, très vite et d’un seul jet, la première partie (intitulée STYx) qui possède son propre final assez déstabilisant, sur l’amour et la pitié. Trois ans après environ, je me suis rendu compte que l’univers décrit dans STYx était "riche de potentiel", si je puis dire, et méritait d’être ré-exploré. D’autant plus qu’en l’état, ce roman très (trop ?) court laissait dans l’ombre un certain nombre de points tels que le fonctionnement économique et politique de cette planète, la justification de la présence des colons, etc. Orfeu était à ce point monopolisé par sa quête personnelle, ou par sa vengeance, qu’il ne laissait voir au lecteur que ce qui l’intéressait, lui (un médiocre journaliste, en somme ?)

ActuSF :
STYx a une vraie richesse dans les thématiques explorées. On y découvre un monde, mais aussi une maladie et ces conséquences, la société des colons, celle des Lutins... On l’imagine long à écrire. Comment as-tu travaillé ?
J-M CALVEZ : En deux temps bien distincts, comme je viens de dire, correspondant aux deux parties, et à une réflexion sur l’univers décrit, et ses manques à combler. STYx est sorti d’un seul jet, en un mois, dans un état mental assez particulier, pour diverses raisons assez personnelles (une sorte de cri d’alarme, ou de rage ? En tout cas une nécessité brûlante, à cette période). Et STRESS trois ans plus tard, pour satisfaire les attentes éventuelles d’un lecteur insatisfait... ainsi que les miennes bien sûr. Bizarrement, le final de chaque partie n’était pas prémédité. C’est ma façon de travailler, mauvaise sans doute (je veux dire très risquée, surtout pour un roman) : pas de scénario, j’écris "pour voir ou ça me mènera", et si ça fonctionne ou pas. Cela peut paraître impensable, mais j’ai été moi-même presque surpris d’arriver à ce final (celui de la première partie, par exemple) auquel je ne m’attendais même pas et que j’ai découvert "en direct", en même temps qu’Orfeu si je puis dire ; une sorte de coïncidence, de conjonction favorable entre un scénario que l’on déroule devant soi sans idée préconçue (quasi improvisé, à l’image de l’errance d’Orfeu) et une opportunité, une rencontre avec un final qui lui convient, ou qui s’est imposé à moi. L’autre partie, STRESS, a elle aussi été écrite assez vite, une fois trouvé le fil conducteur (un nouveau personnage introduit dans ce même univers, avec un fonctionnement du scénario à nouveau assez proche de celui d’une enquête policière improvisée, je veux dire au-delà du mandat officiel ou des seules compétences du protagoniste).

ActuSF :
Comment présenterais-tu cette maladie, STYx ? Une maladie qui a un mode de fonctionnement original puisqu’elle se transmet "psychiquement"...
J-M CALVEZ : C’est un mal de notre temps, ou plutôt de notre civilisation, transformé ici en "vraie" maladie, biologique, pour mieux le dénoncer : une allégorie du mépris de l’autre, cet aveuglement qui fait que dans un train, dans la rue, ou dans la vie, on peut se trouver face à face avec un autre être humain et ne pas le voir, je veux dire, l’ignorer délibérément, lui ou ses souffrances, afin de se préserver, soi, sa tranquillité ou sa bonne conscience. Or le mode de transmission d’un tel syndrome, le nôtre, est d’ordre psychique, par imitation, etc. Quand une fille se fait violer dans un train et qu’il y a des témoins, parfois nombreux, qui n’ont pas réagi, c’est un peu ça, je crois, préserver avant tout sa "bulle d’isolement", en sortir intact, ne pas se mouiller ni prendre de risques pour l’autre. Et suivre une pensée dominante, aussi, que ce processus mental soit conscient ou non, assumé ou non. Le mal c’est toujours les autres, les plus faibles que soi, les innocents, les pauvres, les malades, etc., ceux qui ont moins de chance que vous ou sont juste différents ; ceux ne "méritent pas" d’être secourus, s’il y a le moindre risque pour vous.

ActuSF :
Evidemment, on pense au Sida. Quel lien peut-on faire et qu’est-ce que cette maladie a eu comme importance pour toi ?
J-M CALVEZ : On ne peut pas ne pas y penser. De la même façon, l’amour est en jeu, mis en péril au profit de la sécurité personnelle ou, tout à l’opposé (mais plus rarement, il est vrai), scénarisé dans une logique suicidaire ; même si le parallèle est un peu facile, et si ma dénonciation sociale (ou comportementale) est plus large, plus universelle, comme je viens de dire. Je l’ai malgré tout évoqué rapidement au début du roman, car le Sida ne peut que laisser des traces. Sur un plan historique, quel que soit le mal qui pourrait nous frapper un jour (SRAS, grippe ou autre virus mal maîtrisé), le parallèle avec le Sida sera évoqué, immanquablement, car je crois qu’il est un jalon fort de l’histoire humaine, une "pierre noire" qui a marqué et marquera durablement les esprits, comme le 11 septembre 2001, les guerres mondiales, l’Holocauste, les épidémies du moyen âge ou après, etc. Le Sida est une référence à garder dans les mémoires, ne serait-ce qu’afin d’éviter que cela se renouvelle ; y compris, voire en priorité, les comportements que cela a pu induire chez ceux qui ont eu la chance de ne pas être atteints.
Hormis cela, le Sida a très peu touché mon environnement immédiat ; je veux dire que j’ai eu la chance de n’avoir pas vécu de drame ou de perte intime (parent, ami) qui soit lié au Sida. Mon expérience en est assez banalement celle obtenue au travers de témoignages, des médias, etc. J’en ai malgré tout été marqué, comme tout le monde, même si le déclencheur initial du roman est assez anecdotique, une sorte de jeu de mots présentant un défi avant tout littéraire.

ActuSF :
Ce qui est assez intéressant, c’est que tu évoques les conséquences de la maladie avec la défiance des uns envers les autres, le renfermement sur soi, deux cultures qui finissent pas se haïr... C’était important de le faire pour toi ?
J-M CALVEZ : Cette confrontation des cultures, si déséquilibrée, c’est la fracture nord/sud très symbolique, qui est aussi l’archétype d’autres "fractures", de civilisations, ou plus personnelles, conduisant à une logique de clans, ou de nantis, que cela trouve sa source dans l’origine géographique ou la couleur de peau, l’argent ou le niveau de développement industriel, etc. La, ou plutôt les discriminations, sur divers critères, sont une constante de l’histoire, une attitude, un égoïsme qui semblent inhérents à l’être humain, bien que le règne animal présente aussi de tels travers, parfois. Je l’ai vécu à titre personnel, comme tout le monde, car la notion de groupes, de clans, d’exclusion, existe partout : dans le monde du travail, voire l’univers familial. Un exemple en passant, assez anecdotique : quelle image les gens se font-ils d’un écrivain de science-fiction ? Pourquoi, en particulier dans les littératures de l’imaginaire, certains auteurs ayant par ailleurs un métier dit "sérieux" choisissent-ils de prendre un pseudo ? Lorsque j’ai écrit STYx, j’étais dans une période de violent ras-le-bol de toutes ces discriminations non officielles, souvent plus vicieuses que les autres, car on ne peut lutter contre ce qui est rampant, admis, voire encouragé, à savoir exclure l’altérité sous toutes ses formes, dans un environnement social procédurier, sur-normalisé, hyper codifié.

ActuSF :
Pourquoi avoir choisi de scinder le roman en deux narrations l’une après l’autre ? Et de laisser la vengeance d’Orfeu incomplète ?
J-M CALVEZ : Une part de l’explication aux deux volets provient de ce processus d’écriture en deux temps. D’ailleurs, STYx (partie un) a été présenté isolément en lecture à quelques éditeurs avant que j’écrive STRESS, sa suite chronologique. STYx (partie un) serait apte à mener une existence de roman autonome si l’on retire le prologue, il avait été conçu ainsi. De même pour STRESS d’ailleurs, qui présente sa propre logique interne, via un personnage "non initié", qui doit tout reprendre à zéro et tout redécouvrir par lui-même. Il se trouve, à ce sujet, que j’ai eu un peu de mal à déterminer la meilleure structure à donner au projet global, une fois terminé : soit deux romans séparés (pouvant même être lus dans un ordre indifférent), soit un seul roman. En accord avec l’éditeur, j’ai choisi le concept d’un roman unique, STYx + STRESS, mais en y rajoutant un prologue et un épilogue complétant, en "voix off", la situation économique et géopolitique qui prévaut sur cette planète sans nom.
Cela dit, ce choix me semble intéressant a posteriori ; c’est une sorte d’expérimentation, de confrontation à un même univers de deux personnes (et personnalités) très différentes. La convergence vers un même schéma comportemental semble être la réponse, dans ce roman. Néanmoins, elle n’est pas généralisable. Je sais que j’ai "triché", que les deux personnages principaux avaient en eux le "gêne de la compassion", plus ou moins caché ou inconscient, et que d’autres individus (l’Ogre, typiquement, ou la police, ou le colon moyen… ou "vous et moi", l’homme de la rue ?) ne l’ont pas, et n’auraient donc pas conduit au même résultat.

La vengeance d’Orfeu est en effet "incomplète", vis-à-vis des trois assassins, parce que le premier Lutin est insignifiant, anecdotique, Orfeu choisit par une victime d’opportunité facile à atteindre, isolée, non protégée, etc. Seul RubSkin a de l’importance (un caïd, un dur à cuire, presque un chef de gang), d’où une instrumentalisation poussée de sa mort, à la fois catharsis, exorcisme et aboutissement de la vengeance, mise en exergue de la non-humanité du Lutin, par certains aspects, mais aussi de son humanité retrouvée, regagnée, ou rachetée au prix du sang selon certains critères (la souffrance partagée). Cela étant, pourchasser puis tuer le, ou plutôt la troisième coupable (CatJaws) aurait tenu d’un processus répétitif transformant Orfeu en un serial killer obsessionnel ou maniaque, ce qui n’est ni le cas pour Orfeu, ni le propos du roman. RubSkin est sacrifié sur l’autel d’une vengeance qui dépasse de loin sa faute et son seul cas, RubSkin paye pour tous les assassins, réels ou potentiels, de la planète, il représente donc son espèce entière. Poursuivre dans cette voie, et transformer Orfeu en chasseur de Lutins, en justicier masqué, en redresseur de torts, n’entrait pas dans le schéma de STYx, cela aurait été trop systématique et trop répétitif. Une lectrice, un jour, avait vu dans STYx (dans le parcours d’Orfeu, ou dans son autojustification implicite) une apologie de la violence, mais c’est faux. Il recherche une vérité, plus que de cocher des croix dans un "tableau de chasse", Or, avec Rubskin, il se rend compte qu’il l’a atteinte, cette vérité.

ActuSF :
Orfeu et Lucio sont frères mais en même temps très différents. Comment les vois-tu ? La sensibilité d’un côté et un aspect plus "carré" et "froid" de l’autre ?
J-M CALVEZ : Orfeu est lui aussi très "carré" dans les premières pages (voir comment il traite les Lutines, ou Silvio malade). Mais ça ne dure pas ; il est avant tout un romantique éperdu d’amour, un être blessé, empathique et sensible, il se trouve débordé par un chagrin d’amour qui lui fait oublier ou mettre en jeu son humanité. D’ailleurs, il s’interroge par cette formule récurrente en forme d’incantation : "Es-tu fou, Orfeu ?" ; il se rend compte qu’il a dépassé les bornes, qu’il imite les assassins qu’il souhaite châtier. Mais il ne peut, ou ne veut plus reculer, ivre de vengeance. Lucio est quant à lui un "fonctionnaire" dans l’âme, un professionnel, un exécuteur de missions tordues. Il apparaît en effet très froid voire insensible mais, au contact de cet univers qu’il ne connaissait que de façon superficielle (via l’œil de l’Ogre, et avec ses filtres), il adopte peu à peu les mêmes travers que son prédécesseur et tombe lui aussi dans le piège de la compassion (ou celui de l’humanité ?), quand bien même l’enjeu pour lui est de sauver non pas les colons, mais les Lutins, après avoir simplement souhaité les "comprendre".

ActuSF :
Au final, STYx est un roman très noir. C’est comme ça que tu l’as pensé dès le départ où cela s’est-il imposé pendant l’écriture ?
J-M CALVEZ : Le sujet traité est par essence très noir, et peut-être sans issue ; l’être humain peut-il vraiment renier ses travers fondamentaux ? Le choix du final est de second ordre, et ultérieur, vu ma méthode d’écriture instinctive, en particulier sur ce projet. Cela étant, à mon avis, un happy end n’est pas forcément un obstacle pour qu’un roman à messages "fonctionne". Je l’ai traité ainsi parce que cela semblait logique, dans la première partie, vu l’ambiance du roman, et la pente irréversible sur laquelle s’était engagé Orfeu (la folie, l’extrême violence). Même si sa violence est plus ou moins acceptable ici car l’auteur la justifie en s’immergeant dans la peau du personnage, en faisant vivre "de l’intérieur" ses émotions au lecteur. Je crois que l’on en ressort pas intact, et que l’on est conduit, voire forcé à s’identifier à Orfeu, ou à se dire : "Moi aussi, sans doute, j’aurais agi ainsi, j’aurais tué, dans ces conditions !"

Quant à la rédemption d’Orfeu par STYx (?), c’est peut-être une concession inconsciente que j’ai accordée à la morale ; celle qui exigerait qu’un assassin soit puni, à la fin d’un roman ? Par ailleurs, cela ajoute beaucoup à l’émotion et à la noirceur du sujet. Et c’est aussi une sorte de fatalité, parce que l’être humain est ainsi, je crois, la démonstration par l’outrance n’y changera pas grand-chose, sauf de renforcer encore l’un des messages principaux : le faible est frappé, comme toujours, il est puni pour avoir failli à une règle de survie qui pourrait se traduire par la formule bien connue, mais discutable : "Charité bien ordonnée commence par soi même".

ActuSF :
Retrouvera-t-on l’univers de STYx un jour avec l’Ogre et peut-être d’autres planètes à explorer ?
J-M CALVEZ : J’ai le projet de poursuivre STYx par un autre roman que j’ai commencé récemment, ce qui semblait prématuré, avant que STYx soit publié... Ce ne sera surtout pas une suite classique, vu la façon dont se conclut STYx : le roman utilisera le décor, la planète de STYx, revisitée "après les événements", et par une personne non informée d’un drame étouffé par l’Ogre. La tonalité y sera très différente, en particulier parce que j’abandonne la narration intimiste en "je", afin de modifier du même coup l’atmosphère globale, moins pesante a priori, et de partir sur des bases moins glauques, pour "remettre à zéro le compteur émotionnel", en somme. Le personnage principal devra donc trouver sa ou ses vérités par son propre parcours, ses propres expériences. Par ailleurs, la planète aura un nom, cette fois ; je pense que l’anonymat n’a plus de sens, dans un nouveau contexte où il n’est plus vraiment justifié de forcer par ce moyen le parallèle avec notre propre planète. Même si celle-ci le mérite, toujours, par ses excès...

ActuSF :
Pendant longtemps on ne t’a pas vu publier de romans, pour quelles raisons ?
J-M CALVEZ : STYx est une illustration de ce silence prolongé : il se trouve qu’il a mis 10 ans à être publié... et ce n’est pas faute d’avoir essayé. J’ai écrit une dizaine d’autres romans pendant cette longue période "noire", en SF ou autre. Certains me semblent aussi intéressants (ce n’est que l’avis de l’auteur), mais plus "classiques" dans le ton et le scénario, je veux dire moins glauques, moins intimistes, moins extrémistes et sans doute moins enclins à dénoncer qu’à raconter une histoire avant tout ; le problème, c’est que ceux-là aussi sont restés inédits. Ce n’est donc pas l’absence d’idées qui est la raison de ce silence, plutôt l’absence d’éditeurs intéressés par ce type de SF. Je crois que la SF que je pratique le plus souvent (et de même la SF à connotation scientifique dite "hard science") est la plus difficile à publier en France, où l’on privilégie la littérature de délassement ou d’aventures (fantasy, space opera, etc.), souvent au détriment de l’émotion ou de messages forts destinés à faire réfléchir ; sans parler de la science en tant que telle, qui fait peur plus encore. Sauf pour les romans de SF anglo-saxons, publiés malgré une complexité d’accès réelle de certains d’entre eux, pour un lecteur non initié (je pense à Greg Egan, bien entendu, mais pas seulement). Mais ça, SFF or not SFF, c’est un autre débat.

ActuSF :
Quels sont tes projets ?
J-M CALVEZ : Pour les prochaines parutions, cette année devrait sortir "L’arène des géants" chez un nouvel éditeur, Interkeltia. C’est un autre roman SF à message (à nouveau, sur la compréhension problématique entre civilisations étrangères), un roman "terrestre" cette fois, mais moins intimiste, plus spectaculaire dans l’ambiance, les "effets spéciaux", etc. Chez un autre nouvel éditeur, L’@telier du futur, doit sortir "Le miroir du temps", un sujet inclassable, sans message ni morale particuliers, traitant de paradoxe temporel, sous un angle aussi inédit que l’était en 2005 "La boucle d’octobre", chez Rivière blanche. Une sorte de scénario en puzzle, comme un miroir brisé, et qui a aussi une particularité – assez inhabituelle, je pense – celle de réunir dans le même scénario fantasy et (hard ?) science, comme des morceaux d’un même miroir.

Quelques nouvelles aussi, pour 2008. Par exemple, en début d’année, un texte dans "Secrets de famille", la seconde anthologie d’Anne Duguël chez Malpertuis.

Quant aux projets ? Publier mes romans inédits, bien entendu... et pas seulement en science-fiction. Un ou deux recueils de nouvelles (si tout se passe bien...), en particulier un projet que je "traîne" depuis longtemps et qui n’a donc fait que s’affiner avec le temps : un recueil sur l’enfance, que j’ai dédié à Théodore Sturgeon dont c’était l’un des thèmes de prédilection, avec ses enfants terribles et attachants à la fois. Quelques nouvelles incursions aux USA aussi, si possible (afin de renverser la tendance actuelle ?), à la suite de deux textes (traduits par moi-même), qui viennent d’être publiés dans deux anthologies thématiques américaines (chez Hadley Rille Books), non disponibles en France, sauf via amazon.

 

Jérôme Vincent