Interview de Marianne Stern sur 1993
de Marianne Stern
aux éditions

Auteurs : Marianne Stern
Date de parution : octobre 2014 Inédit
Langue d'origine : Français
Type d'ouvrage : Interview mail
Titre en vo :


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Les éditions Voyel’ viennent de publier "1993 ; échappée rouge" de Marianne Stern. Un roman qui n’a pas échappé à notre spécialiste de l’uchronie qui a été lui poser quelques questions...

Actusf : Bonjour Marianne, peux-tu te présenter, et nous parler de ton parcours personnel et professionnel.
Marianne Stern : Bonjour ! Que dire, donc ? Après avoir beaucoup voyagé, appris à piloter des avions, vu et revu Top Gun des dizaines de fois (que je regarde une fois de plus en écrivant ces lignes...) et longuement cherché ma voie, je travaille à présent dans l’aviation, derrière un écran radar. 
 
Je dévore nombre de livres et les collectionne, je nourris une passion dévorante pour le Rock et Metal, au point de posséder plusieurs guitares et visiter régulièrement d’obscures salles de concert.
 
À l’origine, j’ai pris la plume pour coucher sur le papier les histoires engendrées par mon imagination suite à mes lectures. Avant de me lancer dans les romans uchroniques à connotation militaire, j’ai sévi dans plusieurs anthologies ainsi que dans le fantastique (Les Chroniques d’Oakwood, éditions du Chat Noir). Mes sources d’inspiration sont diverses ; Berlin, le mur et la Guerre Froide pour 1993, les cimetières pour les Chroniques, le Hard Rock et Heavy Metal pour certaines nouvelles. 
 
1993, Échappée rouge, est le fruit de mes expériences personnelles amassées au fil des ans, qu’il s’agisse du contexte berlinois, des avions ou encore de la plongée dans l’univers scientifique.
 
Actusf : Pourrais-tu résumer en quelques phrases choc ton roman 1993 Echappée rouge  ? 
Marianne Stern : Russes, avions et espionnage !
 
De Berlin à la banlieue moscovite, 1993 est le roman qui plongera le lecteur dans l’atmosphère berlinoise pendant la guerre froide. Échapper aux chasseurs russes est une chose, éviter Stasi et KGB en est une autre ! Dans cet univers, des personnages hauts en couleurs vont se retrouver au pied du mur, face à un choix : s’écraser et accepter les mensonges des dirigeants soviets, ou prendre leurs responsabilités et suivre leurs convictions.
 
Actusf : Peux-tu nous présenter les personnages que les lecteurs vont être amenés à croiser ?
Marianne Stern : Alors bien sûr, il y a Anya alias Juliette, une pilote et une femme forte, la femme forte du roman. L’héroine qui n’a pas peur de remettre les hommes à leur place dans l’univers très masculin au sein duquel elle évolue. Elle a dû se battre pour se faire une place, prouver qu’elle était l’égale, sinon meilleure, que ses comparses. Anya est un personnage déterminé, qui n’hésite pas à commettre des sacrifices pour arriver à ses fins si elle juge que le jeu en vaut la chandelle. Elle a une niaque d’enfer, et c’est le pilote de chasse qu’on rêverait d’avoir sur son aile en opération : froide, efficace, digne de confiance. J’adore cette nana, son caractère et ses motivations.
 
On rencontrera également d’autres pilotes, tels que Markus alias Ehrgeiz ou Nikolai alias Tornado. Des mecs, qui ont fini par estimer Anya et gagner son respect, ce qui n’est pas le cas de tout le monde.
 
Ailleurs, loin de la base aérienne, l’histoire croise la route de Julian, un jeune homme timide manquant de confiance en lui, qui a grandi dans l’ombre de son frère et dont la peur la plus grande est de décevoir ses parents, et la fille qu’il convoîte. Le destin va lui jouer un mauvais tour et il sera forcé de prendre ses responsabilités, chercher en lui la force et le courage de surmonter les difficultés placées en travers de sa route. Ce personnage m’a donné du fil à retordre, en toute honnêteté. Je trouve dur de mettre en scène des personnalités fortes et courageuses aux antipodes de Julian, mais créer un personnage lâche fut une tâche encore plus compliquée. Sur l’ensemble du roman, j’estime que Julian est la personne qui va le plus évoluer, surtout lorsqu’il croisera la route d’Anya.
 
Enfin, il y a Stefan, le frère aîné d’Anya. S’il a hésité, à une époque, à faire carrière dans un cockpit, il a finalement changé d’avis pour embrasser une voie scientifique, dans les labos obscurs d’un institut de recherche géré par les Russes. Stefan est dans son monde, ne vit que pour ses travaux et ses expériences, et nourrit un amour fraternel pour sa soeur. Il connait son caractère ainsi que le fond de ses pensées, et craint de la perdre.
 
Actusf : Pourquoi as-tu écrit une uchronie ? Y a t-il eu des romans (ou autres) uchroniques qui t’ont donné envie d’en écrire une ?
Marianne Stern : L’uchronie est une manière de m’octroyer certaines libertés, et de garder un mur au milieu de Berlin ainsi que l’URSS. La Guerre Froide est un sujet passionnant, que je m’étais promis de mettre en scène.
J’ai été influencée par le génialissime roman uchronique de Robert Harris, Fatherland, et de La Trilogie berlinoise, de Philip Kerr. Sans doute les romans qui m’auront donné envie d’écrire ma propre histoire se déroulant à Berlin. Et bien sûr, les livres de feu Tom Clancy sont définitivement ceux qui m’auront lancée dans la voie des histoires d’espionnage, d’enjeux politiques et de contexte militaire. Je prends également grand plaisir à lire des romans tels que la série des Nick Stone, d’Andy McNab, thrillers très axés sur les aspects militaires et forces spéciales. 
 
Actusf : Peux-tu nous parler de la création de ce roman, de son écriture à sa publication (et au-delà !) ? 
Marianne Stern : D’abord, une fois n’est pas coutume, je voulais une femme pilote. Le caractère d’Anya découlait du personnage même et s’est construit de manière tout à fait logique. Ensuite, je voulais des avions et des dog fights, plonger dans l’univers des pilotes de chasse.
 
J’aime également entrecroiser des intrigues qui semblent, au premier abord, n’avoir aucun lien entre elles, et c’est sur ce modèle que j’ai peu à peu construit la trame de 1993. L’écriture du roman m’a pris environ une année ; certaines scènes étaient très claires dans mon esprit, à l’image de celle qui clôt l’histoire. D’autres passages ont demandé plus de sueur pour voir le jour.
 
J’ai soumis le manuscrit aux éditions Voy’el entre autres puisque cette maison recherchait des urchonies. 
 
Actusf : Y a t-il un moyen de te suivre au quotidien ? 
Marianne Stern : Ma page facebook, même si je poste peu.
 
Actusf : Le mot de la fin t’appartient, fais-toi plaisir !
Marianne Stern : Comme le mentionne Corinne dans son interview, une suite de 1993 se trouve en ce moment en lecture chez Voy’el. On y retrouvera entre autres Anya et Markus. Avis aux amateurs, donc ! 
 
Un roman Steampunk avec un contexte berlinois des années 1900 revisité verra le jour au courant de l’année prochaine chez un autre éditeur, affaire à suivre...

Bertrand Campeis