Interview de Philippe Gady
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de Philippe Gady
aux éditions ActuSF
Genre : SF

Auteurs : Philippe Gady
Date de parution : janvier 2000 Inédit
Langue d'origine : Français
Type d'ouvrage : interview par mail
Nombre de pages : 1
Titre en vo : 1
Cycle en vo : Guin Saga

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Philippe Gady est un illustrateur qui monte. Après plusieurs couvertures pour les éditions du Bélial, on l’a vu depuis quelques mois lancer ses pinceaux à l’assaut d’autres éditeurs comme Folio SF ou Mnémos. Rencontre avec un type prometteur, talentueux

Actusf : J’imagine que tu as toujours dessiné. Quel est ton parcours ? Noircissais-tu tes cahiers d’école de dessins ? As-tu fait une école ?
Philippe Gady :Répondre complètement à cette question reviendrait à raconter ma vie ! Je vais essayer de faire court.
Dessiner et en faire son métier est souvent né d’une passion qui remonte à la petite enfance ; comme beaucoup d’illustrateurs, je ne fais pas exception à ce niveau. Mais le flash, je m’en souviens encore très bien, s’est produit à 6 ans, un jour de classe ; chaque gamin s’est retrouvé devant une immense feuille, ma première page blanche... en quête d’inspiration, mon regard est tombé sur la feuille de Raphaël... c’était magique : ce type- là avait dessiné une bataille navale avec un nombre de détails hallucinant ; on pouvait s’y promener et se raconter des histoires pendant des heures. Mais j’ai découvert son truc (pensai-je !) : sa boîte de 50 feutres Stabilo. Depuis le jour où j’ai eu ma propre boîte, je n’ai pas arrêté de dessiner. J’ai alors été très étonné de la fascination que pouvait susciter cette faculté chez certains.
Les années passant, chaque événement marquant de ma vie a été le prétexte à faire un "grand" dessin... vacances à la ferme (je serais fermier !) et je dessinais des plans de ferme ; après-midi au cirque et je dessinais des clowns, des animaux savants... c’est d’ailleurs à cette occasion que j’ai dessiné ma première perspective qui tenait à peu près la route, grâce à mon oncle Pierre qui me montra un truc fabuleux : une vue en perspective du cercle de "la piste aux étoiles"... une ellipse ! génial !
Mon enthousiasme à dessiner est allé souvent de pair avec la rencontre de personnes, adultes ou non, qui portaient de l’intérêt à ce que je faisais ; je citerais les exemples de Mlle Burton, ma prof de français en 6ème qui nous faisait faire des rédactions illustrées, Mlle Torrès à qui je dois ma première planche de BD en espagnol..., Sylvain, un pote de 4ème à l’initiative d’un petit fanzine... mais je ne pourrais tous les citer... sans compter mes parents bien sûr et de nombreux potes pour qui je dessinais... des bonnes femmes à poils la plupart du temps :o).
Et puis j’ai eu un complice de taille en mon cousin Fabrice ; c’était à celui qui dessinerait le mieux. Cette compétition insidieuse mais inoffensive nous aura permis pas mal de délires... batailles de l’antiquité, vaisseaux spatiaux, monstres et... re-bonnes femmes à poils :o).
Faut pas que j’oublie de mentionner mon grand-père, qui avait un grenier où je passais des après-midi entiers. Il occupait sa retraite à dessiner, peindre, cultiver son jardin et écrire... (il écrivait même des romans de SF). Il a été très influent. Sa bibliothèque était truffée de trésors, dont des bouquins expliquant comment dessiner... des bonnes femmes à poils !

Lorsqu’il a fallu choisir une voie professionnelle, je crus bon de m’orienter vers les Gobelins, mon rêve... c’était sans compter l’avis de mes parents qui jugèrent inutile que j’apprenne quelque chose que je semblais déjà savoir faire. Leur point de vue n’était pas entièrement idiot, même si je manquais de maturité dans mon trait. Bref, passionné également par la vie au grand air, j’ai choisi de devenir jardinier, alors que dans l’idéal, finalement, j’aurai souhaiter être explorateur-aventurier-reporter-aquarelliste-photographe-bouddhiste.

A l’école du Breuil, (qui enseignait l’art des parcs, jardins et espaces verts), j’ai eu un prof de dessin qui m’a poussé à revenir sur mon idée de départ... vivre de mes pinceaux. Je m’en suis souvenu un an après avoir obtenu mon diplôme, quand j’ai réalisé que les règles de l’art du jardin n’était pas mis en pratique dans la réalité. Déçu, j’ai démissionné et suis parti avec mon carton à dessin vers une aventure dont je n’avais pas imaginé à quel point elle serait riche.
J’ai alors fait la rencontre d’un membre d’une association d’étudiants en architecture. J’y ai fait des rencontres fabuleuses et participé à des réalisations diverses tels un concours d’architecture des Beaux-arts (nous étions arrivés dans les dix premiers !), une vidéo marrante ("Opération Archibald") sur l’architecture dans l’univers de la BD (rencontres de Bilal, des frères Schuiten...).
Et puis un jour, rentrant vers mon squat à loyer modéré (1000 balles) de la rue des Dunes à Belleville (petite maison sans fenêtre au milieu d’un terrain vague, ambiance "l’autobus à impérial"), j’ai décidé de frapper à une porte d’où je venais voir rentrer un type à lunettes bleues, carton à dessin sous le bras. Rencontre avec Franck, illustrateur ; ça a été pour moi le début d’une carrière réellement professionnelle. Je devins son assistant durant trois ans... la meilleure école qui soit, et plein de merveilleux souvenirs. Ce qui ne m’a pas empêché de galérer par la suite ; c’était l’époque où l’Aérographe était roi, avec ses stars comme Vincent Levan ; malgré l’aide de Franck de qui je tenais mes premiers clients, je fus très vite contraint de gagner ma croûte autrement. Je devins veilleur de nuit au Musée d’Orsay en plein travaux (chasse aux pigeons et aux chats errants posant leurs griffes sur des Courbet posés là comme ça... ! mais aussi dans d’autres endroits très nourrissant pour l’imaginaire, voire surréalistes quand on s’y trouve seul la nuit. Veilleur de nuit donc, en costume de vigile et colt à la ceinture, mais toujours un carnet de crobards à portée de main... ! Je me sentais cependant un peu déconnecté, voire décalé du monde de clients potentiels qu’il me fallait voir en journée. Pour me remettre le pied à l’étrier, j’ai accepté un boulot de maquettiste au sein d’une centrale d’achat. J’y ai appris la typo, le banc de repro et toutes ces techniques de studio que je ne connaissais pas, avec des notions de fabrication qui me servent encore aujourd’hui. Mais là encore, je restais éloigné de ce qui me passionnait avant tout, l’illustration.

M’étant refait une santé pour une vie au grand jour, j’ai tenté à nouveau l’aventure free-lance et au hasard de rencontres, suis devenu l’équivalent d’un directeur artistique au sein d’un studio de créations publicitaires tout beau tout neuf... ça a duré cinq ans. J’y ai fait pas mal d’illustrations, mais là encore, j’était encore loin de ce que je voulais vraiment faire : travailler pour l’édition. J’ai de nouveau prospecté en tant qu’illustrateur free-lance, et en attendant LA commande, j’ai écumé les boutiques et foires de motos, armé de mon aéro et de mon compresseur ficelé sur un Caddie, pour peindre sur les blousons et les casques des bakers des têtes de loup, d’indien , de mort... mais aussi... et encore... des bonnes femmes à poil :o). Puis stage d’infographie où je fais une autre rencontre importante, celle de Jean Bey. Il avait le projet de monter une boîte d’édition de jeux de figurines. J’ai ainsi rejoins trois autres lascars, Raphaël Guiton, Murât Celebi et Christophe Madura, formant avec Jean le noyau dur de la future société Rachkam. Débuts idylliques, deux ans de bonheur total à tirer sans hésitation sur la corde, sur mes économies... et les assedics. Aujourd’hui, Rachkam se porte bien. Je me suis payé entre temps un bel ulcère à l’estomac, les choses ayant finalement tourné au vinaigre. Je ne suis jamais tombé d’aussi haut, relationnellement parlant. Mais si cette aventure m’a quelque peu usé, elle m’a également beaucoup apporté. Elle m’a notamment permis de me rapprocher du domaine que je convoite depuis mes débuts, celui de l’illustration de mondes imaginaires.

Et cette fois-ci, j’avais décidé de ne pas y aller par quatre chemins, j’ai proposé mes services là où le travail m’intéressait le plus, l’édition de genre... de mauvais genre, de littérature SF et de polars. Rencontre avec Olivier Girard (Bifrost) via Gilles Dumay (Orion). Première couverture commandée (Bifrost N°12)... (je n’en suis personnellement pas très fier). Seconde tentative avec un recueil de nouvelles (SF99), et puis, le démon en tête me suggérant de réaliser une nouvelle association, je fis la proposition à Olivier. Bonne pioche !!! et c’est parti pour trois ans d’aventures Bélial’.

29 février 2004, Gaston, 3,700 Kg, 50 cm, arrive entre mes mains et me fait comprendre que l’aventure ne se fera dorénavant pas sans lui. Sacré Gaston.

Dessiner peut demander beaucoup de sacrifice si l’on veut en vivre ; je dis "peut", mais à moins d’être un génie, et un génie reconnu, le statut de l’illustrateur reste précaire.
Depuis mes début, j’ai choisi d’adapter mon style à l’univers de mes clients (publicitaires principalement, et imprimeurs de tissus pour dessous coquins) ; la conséquence principale de cette démarche fait qu’aujourd’hui je cherche encore à trouver "mon" style. C’est pour ça que je suis étonné que tu soies venu vers moi pour une première interview dans la rubrique "illustrateur SF" ; je suis encore très jeune dans ce domaine, alors que d’autres ont déjà beaucoup produit, avec un style affirmé.
Je suis en tous cas flatté et ému (si si, je suis un très grand émotif comme gars), flatté et ému d’être ainsi reconnu... enfin ; les choses sérieuses vont peut-être réellement commencer pour moi, je l’espère en tout cas... mais beaucoup de travail m’attend encore.

Actusf : Y’a-t-il eu des illustrateurs ou dessinateurs de bande dessinée qui t’ont marqué ou influencé ?
Philippe Gady :Gamin, j’étais fasciné par les illustrations de contes pour enfants, comme celles de Gustave Doré ; encore aujourd’hui, c’est l’un des illustrateurs qui me fascine le plus. Les illustrateurs que j’aime sont ceux capables de raconter avec beaucoup d’intensité une histoire au moyen d’une simple image ; ça paraît évident à dire mais beaucoup d’entre eux ne font qu’une démonstration de leur technique. Je dis ça car j’ai moi-même "perdu" mon temps à maîtriser une technique au détriment de la volonté de faire passer une émotion... résultat : des images trop figées.
Parmi les premiers dessinateurs et illustrateurs m’ayant influencé, et qui continuent à le faire... Druillet, Caza, Moebius, Patrick Woodroffe, Winsor McCay, Siudmak, Vallejo (très vite détrôné par Frazetta), Carl Larsson, Alan Lee, Sead Mead, Chris Foss, Giger, Ivan Yakovlévitch Bilibine... etc., les grands maîtres quoi. Loisel, Springer, Claire Wendling ensuite pour la BD, et j’en passe... holà oui ! combien j’en passe !!!! allé, encore une petite liste, vite faite... : Rien Poortvliet, Mucha, John Harris, John Berkey, les frères Hildebrandt, Roland Cat, Berni Wrightson, et plus récemment, Brom, Justin Sweet, Donato Giancola, Tony Diterlizzi, Craig Mullins, Jon Foster, jeffrey Jones, Franck Cho, Phil Hale, Dave McKean, James Gurney, Phil Noto,.. etc.,... etc., ... etc. ...
Aujourd’hui encore, je découvre avec émerveillement le travail de beaucoup de jeunes illustrateurs... internet aidant ; il suffit, par exemple, de jeter un oeil sur le forum de CaféSalé.

Actusf : Te souviens-tu de ta première commande ? Comment cela s’est-il passé ?
Philippe Gady : Un éclaté d’insert de cheminée Suppra (Rotring et trames Letraset) ; c’était l’exercice que m’avait donné Franck pour le convaincre de m’employer comme assistant. C’était chiant mais j’étais heureux d’avoir pu le faire... et dans les délais ! (une nuit). Ma première commande d’illustration SF vient donc d’Olivier Girard, pour le Bifrost N°12, 15 ans plus tard.

Actusf : Tu as fait des illustrations pour des livres de fantastique, de fantasy et de science-fiction. Es-tu amateur de ce genre de littérature et pourquoi ?
Philippe Gady :Gamin, mon père me poussait à lire les grands classiques de la littérature française, jusqu’au jour où mon meilleur copain de l’époque me suggéra de lire un truc qui selon lui devait me plaire... ça s’appelait Le Seigneur des Anneaux si je me souviens bien :o)... J’ai lu les trois tomes l’été suivant, assis sur un rocher en plein milieu de la Lozère... j’en avais oublié mes nasses à truites et mes pièges à grenouilles.
Depuis ce jour, j’ai adoré la littérature dite de genre, et plus particulièrement des auteurs comme Clifford D.Simak, Tim Powers, Asimov... des auteurs de SF, ceux de fantasy lu après Tolkien me tombant un peu des mains. Je n’ai malgré tout jamais été un gros lecteur... en comparaison bien sûr avec tous ces véritables dévoreurs que j’ai rencontrés par la suite. J’ai eu ma période SF-fantasy-fantastique, mais je ne pourrais pas affirmer qu’aujourd’hui j’en suis fan, plutôt des bonnes histoires, et des bonnes histoires bien racontées !

Actusf : Quelles techniques utilises-tu ? Je crois savoir que tu utilises l’ordinateur. Est-ce une aide précieuse ou cela pose-t-il d’autres contraintes ?
Philippe Gady :Je travaille sur un G4 bipro avec une tablette Wacom A4. J’utilise principalement Photoshop, Painter et Illustrator. J’esquisse directement à l’écran, ne sortant mes crayons que très rarement. C’est un choix que je regrette parfois, mais les délais imposés en publicité ne m’autorise à passer du temps à crayonner, scanner, retoucher... je reçois un mail, une commande, et sans bouger de mon siège, j’exécute une esquisse que je renvoie dans la foulée... une fois l’esquisse validée, je passe à la mise en couleur.
Mais depuis peu, je me remets à des techniques traditionnelles, pour des projets plus personnels. J’ai besoin de sentir à nouveau la matière, de travailler debout, en faisant de grands gestes qui ne se limitent pas au format A4. Et puis l’inconvénient majeur du travail sur ordi est, au bout du compte, l’absence total d’originaux... un book sur internet ou en PdF c’est bien, mais quelle pauvreté en comparaison d’originaux sur papier, sur toile ou sur bois... traités à l’huile, l’acrylique ou l’aquarelle... Mais j’estime que les deux techniques sont complémentaires, j’espère trouver le juste équilibre entre les deux, l’essentiel étant de trouver le moyen adéquat pour retranscrire l’émotion que l’on souhaite faire passer.

Actusf : Y’a-t-il une couverture ou une illustration dont tu es assez fier ? Quelle est ta préférée et pourquoi ?
Philippe Gady : J’aime bien l’illustration du Bifrost spécial Clifford D.Simak, sans doute parce qu’elle rassemble des indices qui me sont chers, comme cet hommage à Tibor Csernus au fond (l’avantage informatique du copier-coller), la présence d’objets familier comme le fauteuil, mes charentaises, de Patou, mon compagnon boxer. Tout ça n’a rien d’objectif, c’est purement d’ordre de l’affectif, surtout pour les charentaises :o). techniquement, j’aime bien celle du Dernier des Minotaures regardant pour la dernière fois un coucher de soleil (Le Bélial’- La Trilogie du Minotaure).

Actusf : Tu as fait assez peu d’illustrations pour des couvertures de livres. Pourquoi ? Est-ce un choix ?
Philippe Gady : Cela s’explique du fait de mon parcours. Je suis un "jeune" illustrateur SF. J’avais, jusqu’à présent, l’impératif de vivre de ma passion, et seule la publicité me permettait cela. Si j’avais été sans concession depuis le début, je n’aurait fait qu’illustrer des sujets qui me plaisaient... mais aurais-je tenu le coup ? je me souviens encore de ce que m’a coûté l’aventure Rackham. J’ai compté qu’il me fallait faire pas moins de cinq couvertures par mois pour m’en sortir... avis donc aux éditeurs. Je suis prêt à me consacrer pleinement à l’illustration SF, mais j’ai semble-t-il encore besoin de persuader, cela se fera avec le temps.

Actusf : Tu travailles donc dans la publicité. Considères-tu que c’est un travail différent de l’illustration ? Travailles-tu différemment ? Et cela t’apporte-t-il quelque chose pour l’illustration justement ?
Philippe Gady : Le travail en publicité s’assimile plus à celui d’un artisan qu’à celui d’un artiste ; il maîtrise des règles propre à son art, mais il les met au service de vendeurs et selon des impératifs commerciaux parfois ingrats ; son objectif est alors plus de comprendre son client et de le satisfaire, quitte à faire des choses qui ne lui correspondent pas ; mais ça reste de l’illustration, même si la satisfaction que j’en retire n’est pas la même que celle d’une création purement artistique, ... j’avoue volontiers que je continue à en faire parce que ça paye ; heureusement, il m’arrive aussi de me faire plaisir.

Actusf : LA question incontournable. Et pourquoi pas la BD ?
Philippe Gady : Problème de temps... J’ai dû abandonner avec beaucoup de regret un projet très sérieux d’après un scénario de Sofia (Le Passeur des Etoiles) ; ça devait sortir en quatre tomes ; mais la naissance de Gaston, mon fils, et de tous les impératifs financiers qui s’imposaient à moi, directement ou indirectement, ont fait que je ne pouvais me permettre de me lancer dans un tel projet. Mais ce n’est que partie remise, le temps de rassembler les moyens de travailler sereinement sur plusieurs mois, sans la hantise de me retrouver sans pouvoir payer mes factures. J’admire considérablement ce travail... je considère comme un must de pouvoir le faire.

Actusf : Quels sont tes projets ?
Philippe Gady : Je travaille, quand j’ai le temps, à la conception d’un univers. Je ne me donne aucun impératif de délais... c’est en même temps un formidable terrain d’expérimentations graphiques. Ca débouchera peut-être sur une BD, un jeu... ou pourquoi pas un films, d’animation... mais j’en fais pour l’instant mon jardin secret.
J’ai aussi un projet en cours de réalisation avec un québecquois d’origine amérindienne croisé sur le net. Rien à voir avec de la SF. Allez voir son site : http://www.davidmanise.com/survie/e..., et vous devinerez peut-être quel autre sujet peut m’intéresser... disons que ça aura la forme d’un coup de gueule poétique en réponse à tout ce qui m’emmerde le plus sur cette fichue planète que j’adore (merde alors !...). C’était ça ou je m’engageais dans les attentas à la bombe à merde, un truc qui collerait bien aux murs des ministères en tout genre... mais finalement, je n’ai pas jugé ça très constructif.
En attendant, ma principale préoccupation pour le court terme est de gagner la confiance des éditeurs pour enfin pouvoir me consacrer à 100% à ce que j’aime faire : illustrer les mondes de l’imaginaire : SF, polars, fantastique... Sinon quoi d’autres ?... ha oui ! Je mettrais bientôt mon site en ligne... c’est pour l’instant un vrai casse-tête de sélectionner et rassembler les quelques centaines de dessins et d’illustrations que je compte montrer... ce sera très éclectique.

Jérôme Vincent