Interview de Richard Harland VF pour Astor
de Richard Harland
aux éditions

Sous-genres :
  • Steampunk

Auteurs : Richard Harland
Date de parution : décembre 2013 Inédit
Langue d'origine : Français
Type d'ouvrage : Interview mail
Titre en vo :

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Richard Harland revient pour un nouveau roman Steampunk : Astor, le riff de la rue aux éditions Helium

Actusf : Bonjour Richard Harland, nous nous sommes déjà rencontré lors de la sortie de Worldshaker en français en 2010, où tu jouais déjà avec le steampunk, tu nous reviens aujourd’hui avec un nouveau livre, Astor le riff de la rue où tu t’amuses avec la musique, le steampunk, un soupçon d’uchronie, une histoire d’amour compliquée, la lutte des classes et une aventure débridée ! Peux-tu nous raconter comment t’es venu l’idée d’un tel roman ?
Richard Harland : J’ai toujours voulu écrire une “histoire à succès”.
Quand j’étais enfant, je lisais une bande dessinée que j’adorais : elle a été publiée dans un journal sur une période d’environ trois mois. C’était l’histoire d’un jeune garçon, à l’origine un vagabond et un reclus, qui se découvre un talent pour le jonglage. Il me semble que l’histoire s’intitulait Keep ‘Em Spinning : elle retraçait ses galères jusqu’à ce qu’il gravisse les échelons et parvienne à faire une grande carrière dans le spectacle. L’idée d’Astor, Le Riff de la rue a commencé lorsque j’ai compris que j’avais le décor idéal pour une histoire similaire : ce groupe qui part de rien, galère, et qui finit par triompher – et que je pouvais en faire une histoire steampunk en la situant au dix-neuvième siècle. Là où ça a vraiment explosé, c’est quand je me suis mis à imaginer toutes les possibilités offertes par cet anachronisme géant : l’invention du rock’n’roll, en plein milieu du dix-neuvième siècle !

Tandis que j’écrivais, c’est vrai que l’histoire est devenue bien plus qu’une “histoire à succès”. Astor et son groupe rencontrent le succès à la fin, mais il ne s’agit pas d’un simple succès comme celui dont peut rêver un groupe. Il y a une dimension sociale, politique... et je ne peux trop en dire davantage sans révéler trop d’éléments importants du roman !

Actusf : Peux-tu nous faire un petit résumé de l’intrigue, et nous présenter toute ta galerie de personnages ?
Richard Harland : L’histoire est celle d’Astor, celle de sa chute et de son chemin vers la gloire. Astor vient d’une famille bourgeoise, et la voilà abandonnée à une triste vie de gouvernante, au sein d’une famille immensément riche ; lorsqu’elle décide de s’enfuir, elle parvient à survivre dans les taudis d’une ville industrielle, sale et enveloppée de fog. Mais sa vie prend un tournant inespéré lorsqu’elle se découvre un talent pour la batterie et intègre le premier groupe de rock du monde ! Ce groupe choque et déplaît en raison de ce nouveau genre de musique, mais son rythme envahit peu à peu les spectateurs, qui ne peuvent s’empêcher de battre la mesure !, et séduit de plus en plus. Tandis que le groupe s’élève, des tensions se créent en son sein. La relation entre Astor et le sombre et charismatique Verron est spécialement tendue. Ils sont très attirés l’un par l’autre, jusqu’à ce que Astor découvre le terrible secret du passé criminel de Verron. Alors, tout chez Verron lui devient insupportable, ne serait-ce que de le voir. Ajoutons à tous ces ingrédients une conspiration politique de droite, pour renverser le gouvernement en place...

Astor et Verron sont donc les deux personnages principaux. Astor, qui navigue entre succès et échecs, Verron, aussi énigmatique que dangereux, un meneur naturel qui ne veut pas diriger. Il y a aussi Granny Rouse, la chef du gang des taudis, qui veut que la musique des gangs prenne le pouvoir ! On va également découvrir le beau-père militaire d’Astor, froid et coincé, sans oublier la famille Swale, extrêmement fortunée, dont les membres sont tous gâtés, dominateurs, certains d’entre eux des quasi psychopathes. Le beau-père, Marshal Dorrin, est inspiré d’une personne existante, tout comme Widdy, le plus jeune des enfants Swale. Je pourrais vous donner leurs vrais noms, mais ensuite, il me faudrait vous tuer !

Actusf : Ton univers, complètement Steampunk (enfin complètement noyé dans le Fog d’une industrialisation rapide et épouvantable) est également une uchronie, vu que tu parles d’une guerre de cinquante ans qui correspondrait à nos guerres napoléoniennes, comme dansWorldshaker ! Donc l’univers est le même, mais bien avant Worldshaker n’est-ce-pas ?
Richard Harland : Oui, il s’agit du même univers, mais 150 ans plus tôt. Je suppose que je me suis inspiré de certains des détails que j’avais créés pour l’histoire alternative des mondes du Worldshaker et du Liberator, où les « mégalonefs » ont laissé derrière eux les pays incroyablement pollués de la vieille Europe. Astor se déroule avant la construction de ces mégalonefs, en 1846, quand l’hyper-industrialisation a enveloppé les villes et la campagne de « smog » (smoke, fumée, + fog, brouillard). C’est l’époque qui se déroule juste après la fin de la Guerre des Cinquante Ans (mon histoire de guerre alternative, qui démarre avec les guerres napoléoniennes mais quitte la vraie Histoire en 1804, lorsque Napoléon a réalisé qu’Albert-Mathieu Favier avait échafaudé des plans pour construire un tunnel sous la Manche). À la suite de la guerre de Cinquante Ans, j’ai donc continué avec l’idée de milices d’anciens soldats, et une classe de ploutocrates entrepreneus qui ont fait leur fortune en produisant du matériel de guerre, et n’en peuvent plus d’attendre la prochaine.
Ainsi, ce nouveau roman est lié à mes deux romans steampunk précédents, mais ce n’est pas un « prequel ». Il tient tout seul, avec des personnages différents, une histoire différente. C’est un monde steampunk qui peut se développer et croître, dans toutes sortes de directions !

Actusf : Nous avons affaire à une héroïne, Astor, les femmes ont toujours une place prépondérante dans tes deux précédents romans, c’était important pour toi d’en mettre une au premier plan ? Faut-il y voir également un message par rapport à la place qu’occupe la femme dans la société à cette époque ?
Richard Harland : Vous avez raison ! J’ai toujours senti que Riff et Lye étaient les deux meilleurs personnages que j’ai créés pour Le Worldshaker et Le Liberator. Astor, dans ce nouveau roman, s’est révélée être un nouveau défi parce que nous la découvrons de l’intérieur, à travers ses propres pensées et opinions. Elle n’est pas aussi admirable que Riff ou détestable que Lye (ce n’est pas franchement juste pour Lye de la schématiser ainsi, mais on va dire que ça ira pour cette fois) : Astor est davantage un mélange de défauts et de qualités. Ses défauts, très répandus chez les hommes, sont très compréhensibles, comme le sont sa conscience de son propre pouvoir d’attraction et sa certitude d’appartenir à une classe supérieure – elle est égocentrique seulement parce qu’elle n’a jamais eu à se battre pour elle-même. Mais quand elle doit se battre, elle se révèle être une vraie combattante ! Elle se découvre une force, une capacité de résilience que ni elle, ni personne d’autre n’aurait pu soupçonner, et elle apprend à devenir très indépendante, très tenace, très déterminée.

Je pense que ses qualités et ses défauts sont ceux que nous en avons tous en nous, ne serait-ce qu’à petite dose… alors que presque aucun d’entre nous n’est aussi acrobatique que Riff ou aussi cruel que Lye !

C’est un élément naturel, dans un décor steampunk du dix-neuvième siècle, d’avoir la plupart des femmes enfermées dans un carcan social traditionnel, dans un rôle limité et contraint. Au début, Astor est pleine de rêves romantiques très conventionnels : trouver un beau mari, faire un bon mariage, s’installer dans une domesticité sécurisée. Mais à la fin du roman ... eh bien, quand elle reçoit une proposition inattendue qui pourrait voir ses rêves se réaliser, elle se rend compte qu’ils ne sont plus ses rêves. Elle aime le défi de vivre en marge, elle aime le défi de ne pas se laisser faire, de laisser sa propre trace. Elle ne va pas être le petit animal domestique ou le bibelot de qui que ce soit ! Je n’avais pas prévu d’écrire Astor comme un message, mais bien sûr le roman reflète mes propres positions... et je suis d’accord avec Astor, à chaque étape du chemin !

Actusf : D’où t’es venu l’idée d’imaginer un Rock issu des classes les plus pauvres et d’en faire le vecteur de la lutte des classes ? Et celle d’instruments de musique bricolés, récupérés ici et là ? Tu n’as pas eu l’envie de créer également des chanson et de les retranscrire dans ton roman ? 
Richard Harland : Je pense que la graine initiale qu’est devenue Astor a été plantée par l’image bien particulière d’une guitare steampunk que j’ai trouvée sur le web quand je cherchais de la documentation pour mon site web au moment du Worldshaker. (En fait, il ya des dizaines d’incroyables guitares steampunk sur Internet – je ne sais pas ce qui a fait que celle-là soit si inspirante.) Maintenant, j’ai ma propre guitare steampunk, bricolée à la main !

Bien que je n’aie pas vraiment créé ma guitare moi-même, en général, je suis quelqu’un de très manuel. Si vous voulez confectionner quelque chose avec des bandes de caoutchouc, de la ficelle et des vieux trucs, je suis votre homme ! (du moment que vous ne souhaitez pas un vrai travail de réparation… ça, c’est en dehors de mes compétences !)

Une grande part du rock’n’roll, au début, était une sorte musique bric-à-brac, confectionnée avec les moyens du bord. Idem pour le punk, plus tard. Les racines du rock’n’roll ont toujours émergé des classes inférieures, de groupes sans argent ni statut, ignorés et marginalisés. Le plus évident et le plus important, ce sont les origines afro-américaines de la musique, mais c’est aussi le cas avec tous les « revivals » blancs depuis, influencés par la musique afro-américaine.

Quand je jouais et que je me produisais sur scène, j’étais plus doué comme parolier que comme n’importe quoi d’autre (j’ai toujours été un très mauvais guitariste !) J’avais toujours prévu d’écrire des chansons pour les Rowdies ... jusqu’à ce que j’écrive le roman. Puis je me suis rendu compte que si je faisais mon travail d’écrivain, les chansons que les lecteurs pouvaient imaginer seraient bien meilleures que tout ce que je pourrais composer. Je ne parle pas de mélodies ou des paroles, juste de l’impression des chansons. Ce serait préférable si chacun des lecteurs pouvait imaginer l’ambiance des chansons à sa manière, avec quel genre de musique rock ils aimeraient conquérir le monde. Des airs, des paroles écrits par moi ne feraient que réduire le champ des possibilités.
Donc, tout ce que j’ai fait au final a été de trouver des titres : juste des propositions, aucune véritable matière. Je me suis énormément amusé à les inventer ! Ainsi qu’écrire les paroles de la chanson d’amour de Mave, comme le nécessitait l’histoire. Je suis très heureux avec ces paroles, l’une des dernières choses à avoir intégré le roman, après que j’ai déjà écrit et réécrit l’histoire. Au moment d’écrire ces lignes, je me suis laissé porter par la « sensation » de la chanson de Mave et j’ai laissé un espace vide dans mon manuscrit. Bien évidemment, cette chanson n’est pas typique des Rowdies mais une étrangeté acceptée dans leur répertoire, calme et envoûtante, au lieu de forte et puissante.

Actusf : Créer une histoire d’amour est compliqué, comment t’y es-tu pris pour gérer l’histoire d’Astor et de Verrol et pour que celle-ci ne fasse pas cliché ? 
Richard Harland : Je suis si heureux que vous pensiez que j’ai évité tous les clichés ! Après tout, l’histoire d’amour entre Astor et Verron est globalement une histoire très classique – attirance, incompréhensions, conflits, et dénouement heureux. Je soupçonne le modèle standard d’une histoire d’amour d’être attirant, au fond, tout comme l’est celui d’une histoire à succès. Mais je ne voulais pas simplement produire encore une histoire convenue. L’univers particulier dans lequel elle se déroule m’a énormément aidé. Je peux y ajouter des classes sociales, le dix-neuvième siècle avec sa rectitude, sa respectabilité – tout un tas d’éléments qui ne sont pas standard mais produisent les mêmes effets. Pour Astor, bien sûr, l’histoire convenue voudrait qu’elle ait une relation idyllique avec le beau et riche héritier, Lorrain Swale. Mais je parie qu’aucun lecteur n’a envie qu’elle finisse sa vie avec lui !
Ce qui aide aussi, c’est qu’un si gros morceau de l’histoire d’amour se déroule à travers la musique. Astor et Verron appartiennent au même groupe de rock – et croyez-moi, c’est un lien momentané, éphémère mais très intense qui se crée entre les membres d’un groupe, lorsqu’ils expérimentent l’euphorie d’une prestation réussie. Mais le mot-clef, c’est « momentané ». Astor et Verron alternent entre des moments concentrés autour de cet incroyable partage, de ce lien, et d’autres dominés par la répulsion qu’éprouve Astor à l’égard de Verron, en raison de la mort de son père.

Actusf : A côté de tes héros on sent que l’autre personnage principal, invisible mais prépondérant, c’est la musique : une façon pour toi de revenir à tes premiers amours et de le partager ?
Richard Harland : J’ai su que j’étais sur la bonne voie quand j’ai réalisé que ma « success story » pourrait être celle d’un groupe. Je sais ce que c’est que de répéter dans un groupe, d’interagir avec les autres musiciens, de se produire en direct, devant un public – et de sentir le retour du public quand tout le monde vous aime, est bien disposé à votre égard, vous pousse toujours plus haut. Je connais également tout ce qui peut mal se passer : le fait que l’inertie d’un public non réactif peut vous miner le moral, les égos concurrents des autres membres en compétition avec le vôtre... Non pas que j’ai accompli grand-chose en tant que musicien, mais c’est la beauté d’être un écrivain, avec un peu de matière, vous pouvez aller très loin !

En fait, je n’ai pas dit toute la vérité. Je savais que j’avais tiré le bon numéro, mais j’étais aussi très, très nerveux. Écrire sur la musique n’est pas facile – en fait, c’est l’une des choses les plus difficiles au monde. La musique est un peu comme l’écriture – vous pouvez la partager avec des gens qui ont vécu la même expérience, mais vous ne pouvez pas simplement la transmettre de l’extérieur. Mon défi était donc de transmettre cela de l’intérieur… aux lecteurs qui ne l’avaient pas expérimenté eux-mêmes de l’intérieur.

Je savais dès le départ que je devais éviter les détails techniques, les termes de d’initiés. Il y a tant de choses inhérentes à la musique qui sont totalement étrangères aux non musiciens (voire même à ceux qui jouent d’un autre instrument). Toutefois, je voulais offrir davantage qu’un vague bouillonnement – je voulais transmettre ce que c’est réellement que d’être sur scène, le concret. Je dois le reconnaître, la première chose que je cherche dans les critiques à propos d’Astor, c’est la réaction à l’histoire musicale, parce que c’était absolument mon plus grand défi. Merci mon Dieu, ce que je lis encore et encore, c’est que l’histoire musicale est prenante et prenante, même pour ceux qui ne jouent pas de musique et ne prennent habituellement aucun plaisir à lire ces descriptions. J’ai le sentiment d’avoir vaincu le sort !

Actusf : Peux-tu nous présenter en détail tout le travail autour de ton roman, que ce soit l’écriture, les relectures, les corrections apportées, les personnes qui t’ont aidé, le travail avec l’éditeur, et finalement, ton sentiment quand tu as tenu entre tes mains ton idée concrétisée. Et quel effet cela fait de voir ton livre vivre sa vie ailleurs (France, Allemagne, etc.) ?
Richard Harland : Tout planifier est une grosse partie du travail – même si je ne devrais pas dire « travail », parce que cette préparation en amont est un vrai plaisir pour moi. Peut-être que cela fait de moi un cas à part, car nombreux sont les auteurs qui diraient exactement le contraire. Je suis simplement le genre d’auteur qui peut « filmer » un roman entier, empli de ses histoires, dans ma tête avant même de commencer à retranscrire tout ça sur le papier. Avec Astor, j’ai planifié pendant trois à quatre ans avant de commencer à écrire. Cela fait même plus longtemps, si j’inclus des idées concernant les personnages qui avaient germé dans des journaux et des notes qui datent d’il y a encore plus longtemps.

L’écriture elle-même a été très rapide selon mes critères (ceux d’un écrivain aussi lent qu’un escargot !) J’ai écrit le premier jeu en six mois, sans presque aucun point d’accrochage. J’espère que c’est désormais ainsi que je vais fonctionner ! Mais à mon habitude, j’ai tout retravaillé après le premier jet. J’ai laissé de côté Astor durant deux mois, pendant que je récoltais les impressions de mes lecteurs « test » et que je tentais des améliorations de mon côté. Ensuite, après avoir mis au point un plan d’action très défini suite au retour des lecteurs et des options qui se présentaient, je me suis lancé dans la réécriture, d’un seul tenant, de la première à la dernière page. C’est comme ça que j’aime éditer, et cela m’a pris environ dix semaines.
Ont suivi des corrections plus minimes, comme toujours, en réponse aux remarques des éditeurs. En général, ce processus va du plus général au plus précis, pour se conclure par des changements mineurs : tournures de phrase et ponctuation. Ça fait partie du travail d’écrivain – mais c’est tellement frustrant, quand vous n’avez plus qu’une envie : voir le livre trôner sur les rayons en librairie !

Avec l’édition australienne d’Astor, trouver le bon titre, créer la bonne couverture sont des étapes qui ont également pris du temps. Et j’ai été très impliqué dans ces étapes. Pas vraiment en ce qui concerne l’édition française, toutefois : je connais mes propres limites, j’ai appris que ce qui marche dans un pays ne fonctionnera pas forcément dans l’autre. Les couvertures françaises sont très différentes des couvertures anglo-saxonnes, et je ne pourrais garantir ce qui fait le succès d’une couverture française. En ce qui concerne le titre, eh bien Song of the Slums (Le Chant des taudis) ne peut être directement traduit en français (nde : l’éditeur a travaillé autour de cette idée.)

Ce qu’il y a de bien, c’est que l’équipe d’hélium a toute ma confiance : je sais qu’ils feront un bon travail avec ces aspects du livre. Tout d’abord, la traductrice, Valérie Le Plouhinec, dont le travail sur Le Worldshaker et Le Liberator a été très favorablement critiqué par Le Figaro, entre autres (je voudrais bien que tout le mérite me revienne, mais je pense qu’il revient en grande partie à Valérie). Peut-être aussi parce que l’équipe d’hélium est si soudée, ces étapes, en fin de parcours, semblent filer à toute allure. Je suis en admiration devant la manière si efficace et rapide dont ils ont travaillé – sur chacun de mes trois romans publiés chez eux.

Actusf : Le mot de la fin t’appartient, fais-toi plaisir !
Richard Harland : Longue vie au steampunk ! Longue vie à la littérature « gaslight » ! Et merci à vous, lectrices et lecteurs de tous pays !

Bertrand Campeis

Interview réalisée par Bertrand Campeis Propos traduit de l’anglais par Gilberte Bourget Un très grand merci à Sylvie chabroux, sans qui rien de tout cela n’aurait été possible.