Interview de Stéphane Oiry
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de Stéphane Oiry
aux éditions ActuSF
Genre : Fantastique
Dessinateur : Stéphane Oiry
Date de parution : janvier 2000 Inédit
Langue d'origine : Français
Type d'ouvrage : interview par mail
Nombre de pages : 1
Titre en vo : 1
Cycle en vo : Guin Saga

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Dans la catégorie des dessinateurs prometteurs, on trouve Stéphane Oiry, l’auteur talentueux de la série Les Passe-murailles. Rencontre au détour du net.

ActuSf : A quand remonte votre passion pour la bande dessinée ?
Stéphane Oiry : J’ai le souvenir d’avoir toujours dessiné et lu des bande dessinées. Enfant, je recopiais mes héros préférés : Lucky Luke, Goldorak, Tintin. Puis il a fallu convaincre mes parents que je voulais en faire mon métier. Par compromis, pour les rassurer, j’ai étudié l’architecture, études que je n’ai pas menées jusqu’au bout. Ensuite, le fanzinat, l’auto-édition, m’ont permis d’acquérir un début d’expérience.

ActuSf : Evoquons rapidement La Famille Achedeuzot. Comment est né le projet ?
Stéphane Oiry : La famille Achedeuzot est une bande dessinée de commande, réalisée pour le magazine Science et Vie Découvertes. Trap (le scénariste) et moi sommes amis de longues dates. Nous avons bénéficié de la confiance de nos commanditaires et d’une grande liberté de création. Être drôle était l’unique consigne. Nous devions être ludiques avant d’être pédagogiques. Pendant quatre ans, à un rythme de quatre pages par mois, la réalisation de cette série m’a beaucoup appris.

ActuSf : Outre la bande dessinée, sur quels supports travaillez-vous ?
Stéphane Oiry : Je travaille régulièrement pour la presse et l’édition jeunesse : illustration de récits, couvertures, jeux, documentaires, etc. C’est une excellente école, qui permet d’expérimenter et de tester son graphisme, tout en commençant à gagner sa vie. Le dessin me passionne sous toutes ses formes. Je collabore aussi à la réalisation de dessins animés pour la télé : Hôtel Bordemer, Talis, La mouche, Jack et Marcel.

ActuSf : Comment est née l’idée des Passe-murailles ?
Stéphane Oiry : Gwen de Bonneval, avec qui je suis en atelier, m’a transmis le synopsis des Passe-murailles, alors que Jean-Luc Cornette était en recherche d’un dessinateur. Je ne connaissais pas Jean-Luc, j’ai immédiatement été séduit par ses qualités d’écriture, son humour et ce que ce projet me permettait d’exprimer. Je remercie Gwen pour cette rencontre. Jean-Luc est maintenant devenu un ami.

ActuSf : Jean-Luc Cornette a une grosse expérience de la Bande Dessinée. Il est tour à tour dessinateur et scénariste. C’est une aide pour vous ?
Stéphane Oiry : C’est bien évidemment une aide. Il est plus facile de dessiner une histoire bien racontée, bien sentie. De plus, étant dessinateur, Jean-Luc a l’œil et me signale les erreurs de dessin ou de mise en scène que je peux commettre.

ActuSf : Qu’aviez-vous envie de faire avec cette série ?
Stéphane Oiry : J’oscille entre un dessin cérébral, qui privilégie la lisibilité, la clarté et un dessin charnel, qui valorise le geste, la spontanéité. Bref, je navigue entre deux influences : Hergé et Crumb. Je dessine au critérium. Les couleurs sont réalisées sur photoshop.

ActuSf : Quels liens y-a-t-il avec le texte de Marcel Aymé ?
Stéphane Oiry : C’est un recueil de récits courts mettant en scène des personnes comme vous et moi… ou presque. Leur pouvoir de traverser les murs leur permet de se tirer de situations embarrassantes et pourtant très banales. Le principe de la nouvelle de Marcel Aymé est développé et adapté à un contexte contemporain.

ActuSf : Dans quel état d’esprit êtes-vous à quelques jours de la sortie du premier tome de Passe-murailles ?
Stéphane Oiry : Je viens d’être papa pour la première fois, d’une petite fille. Elle a choisi de naître dans la nuit quand j’arrosais comme il se doit, avec mes copains de l’Atelier du Coin, la sortie des Passe-murailles. Je suis sur un gros nuage. Deux bonheurs, dont l’un immense, se cumulent.

ActuSf : Quels sont vos projets ?
Stéphane Oiry : Terminer le tome des Passe-murailles. Par ailleurs, je suis rédacteur en chef adjoint, avec Gwen de Bonneval, du magazine de bande dessinée pour la jeunesse : Capsule cosmique. L’année qui m’attend promet d’être dense : la sortie en septembre des premiers albums issues du magazine et la préparation d’une exposition Capsule cosmique pour le prochain festival d’Angoulême. Ce magazine est une aventure passionnante qui a vu le jour en kiosque en septembre 2004. Il propose aux enfants une grande diversité de bande dessinées de création. C’est un mensuel innovant, contemporain et qui renoue avec la tradition des magazines de bande dessinées qui ont enchanté notre enfance : Pif, Tintin , Spirou, Pilote etc. Il est rendu possible grâce au soutien et l’expérience des éditions Milan.

Jérôme Vincent