Interview de Sylvie Miller
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de Sylvie Miller
aux éditions ActuSF
Genre : SF

Auteurs : Sylvie Miller
Date de parution : novembre 2006 Inédit
Langue d'origine : Français
Type d'ouvrage : interview par mail
Nombre de pages : 1
Titre en vo : 1
Cycle en vo : Guin Saga
Parution en vo : novembre 2006

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Spécialiste des auteurs espagnols, Sylvie Miller a traduit de nombreuses nouvelles en français.

C’est grâce à elle qu’on a pu découvrir tout une génération d’auteurs dont on ne soupçonnait pas l’existence jusqu’ici. Rien de plus logique qu’elle finisse par nous concocter une anthologie totalement consacrée à ces auteurs : Dimension Espagne chez Rivière Blanche.

ActuSF : Commençons par le début. Comment as-tu découvert la SF espagnole et qu’est-ce qui t’a intéressé chez ces auteurs ?
Sylvie Miller : Je suis passionnée de SF, fantastique et fantasy depuis mon adolescence. J’ai commencé par aborder le genre en lisant des auteurs anglo-saxons, d’abord en français, puis très vite en VO. À l’époque, j’allais m’approvisionner dans des librairies londoniennes. En parallèle, j’ai découvert la littérature hispanique (à la fois en VO et en français), mais essentiellement ce qui touche au fantastique ou au réalisme magique hispano-américain, avec des auteurs comme Cortazar ou García Marquez.

Dans les débuts de l’internet, j’ai commencé à fréquenter les forums SF, ce qui a élargi mes horizons. Je me suis notamment inscrite sur des forums espagnols et j’ai découvert qu’il existait une SF locale. On m’a donné des tas d’informations sur des auteurs que je ne connaissais pas du tout. J’étais très curieuse de découvrir cette SF quasiment inconnue en France. J’ai sympathisé avec des gens, on s’est échangé des livres… Et voilà comment j’ai accédé à la SF espagnole. Ensuite, j’ai pris l’habitude de me rendre aux conventions de SF espagnole où j’ai rencontré des tas de fans, d’auteurs ou d’éditeurs, je me procure régulièrement les parutions les plus marquantes du moment.

Ce qui m’a intéressé chez ces auteurs ? Au départ, lorsque je me suis procuré leurs livres, j’étais curieuse de voir ce qui les différenciait des auteurs anglo-saxons que j’avais lus jusqu’à présent. J’ai découvert une littérature de grande qualité, pleine d’inventivité et de vitalité. C’était passionnant de se plonger dans une autre SF européenne.

ActuSF : Qu’est-ce qui t’a donné envie de faire cette anthologie en rassemblant les textes que tu as traduits pour différentes anthos ou magazines ? Quel était l’objectif ? De faire un bilan ?
Sylvie Miller : L’envie de préparer cette anthologie m’est venue lorsque j’ai fait un exposé à l’E.N.S., dans le cadre du mois de la SF. Cette manifestation – fort intéressante – prévoyait deux journées d’étude consacrées à la science-fiction, et notamment à ses frontières géographiques, historiques et génériques. J’y ai fait une présentation de la SF hispanique (espagnole et latino-américaine) et le public s’est montré très intéressé. Des gens sont venus me voir en me disant qu’ils n’avaient jamais lu de SF espagnole et qu’ils souhaiteraient pouvoir disposer de guides de lecture ou de textes leur permettant d’accéder facilement à cette littérature. J’ai alors pensé qu’un ouvrage regroupant des textes d’auteurs majeurs et présentant l’histoire de la SF hispanique pouvait constituer un bon moyen d’aborder cette SF pour des lecteurs qui ne la connaissent pas encore. Au départ, je pensais à un ouvrage unique mais, après réflexion, je me suis orientée sur deux anthologies : une sur la SF espagnole, et l’autre sur la SF latino-américaine.

Comme je l’explique dans la préface de Dimension Espagne, l’objectif premier de cette anthologie était de rassembler dans un même ouvrage des textes parus de façon dispersée dans divers supports. Il y avait peu de chances qu’un lecteur lamda les ait tous lus. Le deuxième objectif était de présenter un panorama de la SF espagnole, à travers une mosaïque de textes et d’auteurs différents. Ces nouvelles, que j’avais choisies avant de les traduire – parce que je les aimais et que je les trouvais intéressantes –, étaient suffisamment nombreuses pour constituer une anthologie.

Le troisième objectif était de montrer la qualité de cette SF à travers les travaux des auteurs majeurs actuellement présents en Espagne. Je voulais faire lire leurs nouvelles pour donner envie au lecteur d’aller découvrir leurs romans. Enfin, le dernier objectif était de situer ces textes et ces auteurs dans leur contexte historico-géographique. D’où les biographies détaillées et l’article en postface sur la SF espagnole.

Par la suite, s’est ajoutée une exigence qui me semblait logique : présenter en couverture le travail d’un illustrateur espagnol, de manière à ce que toute l’anthologie soit espagnole. Et, bien sûr, l’illustrateur qui s’est imposé à moi est Juan Miguel Aguilera, dont j’adore le travail. Rappelons, pour mémoire, qu’Aguilera est graphiste et illustrateur. C’est son métier, il en vit depuis longtemps et dirige un cabinet de design à Valencia. Il a illustré de nombreuses couvertures de romans ou magazines en Espagne. En France, il a récemment illustré la couverture de Mondes et démons, son roman paru chez Au Diable Vauvert, ainsi que deux romans publiés chez Rivière Blanche, Le regard qui tue, de François Darnaudet et Le rêve du mammouth, de Rachel Tanner.

ActuSF : Pourquoi n’y a-t-il pas d’inédit ? Est-ce un choix ou n’y avait-il pas de textes qui t’intéressaient en ce moment en Espagne ?
Sylvie Miller : Le fait qu’il n’y ait pas d’inédit était un choix délibéré. Tout d’abord parce que je voulais rassembler mes traductions dans un ouvrage unique, comme une sorte de compilation, et ensuite parce que cette anthologie paraissait chez un tout petit éditeur, Rivière Blanche. Nous ne savions pas comment l’ouvrage serait reçu. Dans la mesure où j’avais dans ma musette assez de nouvelles pour constituer un recueil, j’ai préféré partir de cette base et Rivière Blanche m’a suivie dans ce sens.

Je tiens donc à insister sur ce point : l’absence d’inédit ne signifie pas du tout que la production espagnole actuelle est mauvaise, au contraire. Il y a des tas de textes valables en ce moment en Espagne, que je compte bien essayer de placer en France.

ActuSF : Comment qualifierais-tu cette SF ibérique ? On y sent une grande vitalité dans l’imagination et l’écriture mais aussi pas mal de qualités...
Sylvie Miller : Cette SF ibérique est très dynamique, et surtout très variée. Comme je le disais plus haut, les auteurs font preuve d’une grande imagination et développent un univers très personnel. Il est un peu difficile, d’ailleurs, de décrire cette SF dans sa globalité, tant les œuvres ou les styles peuvent parfois être différents. Elle est clairement inspirée de la SF anglosaxonne – qui a servi de référence à l’ensemble des SF mondiales, je pense – mais elle a su développer des aspects profondément européens, que ce soit dans les sujets ou le traitement des personnages – souvent plus complexes et moins manichéens que dans nombre d’ouvrages anglosaxons.

Le courant à la mode en ce moment en Espagne, c’est l’uchronie. On sent que les Espagnols ont besoin de revisiter leur histoire. Un certain nombre de romans avec des scénarios à histoires alternatives sont sortis récemment. Et les éditions Minotauro ont même lancé début fin 2005 une collection spécifique, Ucronía, qui compte déjà six ouvrages, dont El sueño de la razón, de Juan Miguel Aguilera, dernièrement sorti en France chez Au Diable Vauvert sous le titre Le sommeil de la raison. Citons également l’anthologie Franco, una historia alternativa qui rassemble, entre autres, des nouvelles de Javier Negrete, Rafael Marín, Juan Miguel Aguilera, Eduardo Vaquerizo, ou Santiago Eximeno.

ActuSF : J’imagine que chacun de ces textes à une saveur particulière pour toi, ou te rappelle certains moments. Quels sont ton ou tes préférés et pourquoi ?
Sylvie Miller : Comme je l’ai dit dans la préface, cette anthologie est le fruit de rencontres. C’est à travers leurs nouvelles que j’ai d’abord découvert les auteurs, avant de les croiser sur les salons espagnols. Ils sont ensuite devenus des amis.

Chacun de ces textes a en effet une saveur particulière pour moi. Tout d’abord parce qu’il évoque des souvenirs précis de traduction. Il n’est en effet pas simple de transposer ces écrits dans une autre langue que celle dans laquelle ils ont été créés. À chaque fois, cela a donné lieu à des échanges très riches avec les auteurs pour trouver ensemble le meilleur équivalent, le meilleur rendu en français. Je me souviens notamment d’une séance de « remue-méninges » dans ma voiture, entre Nantes et Rennes (où j’accompagnais Juan Miguel Aguilera et Johan Heliot pour une séance de signatures à la librairie Critic) durant laquelle nous tentions de trouver un titre français à la nouvelle d’Aguilera sur les voyages organisés dans le temps, que j’étais en train de traduire à l’époque. En effet, la traduction littérale du titre espagnol n’était absolument pas satisfaisante, et pas du tout représentative du contenu de la nouvelle. Les idées ont fusé, la plupart du temps très drôles, entre un Johan Heliot déchaîné et un Juan Miguel Aguilera hilare. Moi, au milieu, j’essayais de suivre le rythme, traduisant d’un côté, proposant de l’autre…

Tu me demandes de citer mon ou mes préférés… C’est un peu comme demander à une mère quel est celui de ses enfants qu’elle préfère… RIRES. Pour moi, toutes ces nouvelles ont des qualités intrinsèques et chacune, à sa façon, est intéressante. Donc, pour répondre à ta question, je peux te dire ce qui m’a particulièrement marquée dans chacun de ces textes ou chez ces auteurs.

Dans tous les textes d’Aguilera, par exemple, j’aime la capacité d’évocation de cet auteur. Il est capable de nous emmener dans des univers vertigineux. C’est particulièrement visible dans « Voyage au centre de l’Univers », qui part d’une ville de province française pour aboutir à un immense artefact contenant le point Omega, origine de toutes les réalités possibles. L’auteur élargit la perspective au fil de la nouvelle. Dans « La forêt de glace », j’ai adoré l’univers mis en place, avec ces êtres humains modifiés qui vivent dans les arbres maison.

Chez Daniel Mares ou Rafael Marin, j’ai particulièrement apprécié le traitement très « décalé » des personnages et des situations. Ces deux auteurs, dans leurs nouvelles, jouent sur les codes, fouillent dans les côtés sombres de leurs héros, et manient volontiers l’humour.

Dans « Il traverse le désert », j’ai aimé le style très poétique et très travaillé, avec un rythme particulier des phrases. Un vrai régal à traduire. Dans « La route », l’histoire se construit à partir de plusieurs éléments de récit : de l’auto-dialogue, de la narration classique, des dialogues, un extrait de règlement, un contrat, un article d’encyclopédie… Chacun de ces morceaux de texte apporte des informations sur l’intrigue et donne une ambiance particulière à la nouvelle. C’est la première fois que je voyais ce procédé littéraire. De façon générale, Rodolfo Martínez est très créatif au niveau de la narration.

Dans « Les réapparus », j’ai retrouvé la vision d’Elia Barceló, cette grande dame de la SF espagnole qui se situe toujours à la frange des genres et revendique cette liberté de jouer avec les barrières, refusant d’enfermer son imaginaire dans des codes établis. Sa nouvelle, à la thématique très forte, mêle une ambiance fantastique à des aspects SF. C’est ce que j’ai particulièrement apprécié.

Les récits d’Eduardo Vaquerizo sont assez classiques, mais font preuve d’une grande maîtrise stylistique. J’adore la fluidité de son phrasé – également un régal à traduire – que j’ai retrouvée dans les deux nouvelles au sommaire de cette anthologie.

Enfin, dans « Le fil de l’épée de bois », j’ai adoré l’ambiance du texte, le traitement psychologique du personnage, l’évolution de cet homme peu à peu modifié et transformé en machine de guerre. Victor Conde, le « petit jeune » de l’anthologie, est bourré de bonnes idées et on sent beaucoup de dynamisme dans ses récits.

ActuSF : C’est une SF qu’on connaît assez mal en France. Comment se porte-t-elle en Espagne ? Y a-t-il un marché et les auteurs en vivent-ils bien ?
Sylvie Miller : Je pense qu’on peut établir un parallèle entre le devenir de la SF en Espagne et en France. J’ai constaté que la SF a connu les mêmes tendances en Espagne, avec un petit décalage dans le temps. La postface sur l’histoire de la SF espagnole le démontre bien. Comme en France, les auteurs locaux ont du mal à se faire publier. C’est même peut-être plus prononcé en Espagne qu’en France. Le marché actuel est inondé par les best sellers anglo-saxons. Les gros éditeurs préfèrent viser les auteurs à succès pour s’assurer des ventes confortables sans avoir à faire beaucoup de promotion. Comme en France, ce sont les petites maisons d’édition qui sont les plus dynamiques en termes de découverte de nouveaux auteurs ou de démarches originales.

Il existe donc un marché pour la SF en Espagne, mais il reste assez réduit. D’ailleurs, aucun des auteurs que je connais ne vit de sa plume : Aguilera est dessinateur industriel/graphiste, Barceló, Negrete et Marín sont enseignants, Vaquerizo est ingénieur en aéronautique, Mares est informaticien, Conde est programmateur systèmes…

ActuSF : Dans ta postface tu expliques que la SF Espagnole est de nouveau à un croisement. Pourquoi ? Comment sens-tu l’avenir en Espagne ?
Sylvie Miller : À l’heure actuelle, comme je le dis dans l’article en postface, on assiste à un développement de la fantasy en Espagne, au détriment de la SF. Les succès cinématographiques de films comme Le Seigneur des Anneaux ont attiré un certain lectorat vers ce nouveau genre et les éditeurs suivent le mouvement. Du coup, les auteurs de SF craignent de trouver moins de débouchés éditoriaux pour leurs manuscrits. Certains, comme Javier Negrete, avec son cycle des Chroniques de Tramorée, se tournent vers la fantasy. Lors de la dernière Semana Negra de Gijón, j’en ai discuté avec plusieurs écrivains de SF espagnole qui craignaient de voir partir les jeunes auteurs vers des genres qu’ils jugeraient plus « rémunérateurs ». Mais il ne s’agissait que de craintes. Il faut attendre un peu pour savoir si ce mouvement va se généraliser.

Il est difficile de deviner ce que sera l’avenir en Espagne. Le genre SF reste bien implanté, même s’il touche un lectorat bien spécifique et assez peu nombreux, et je suppose qu’il pourra résister à la vague fantasy. Peut-être que certaines thématiques actuelles, comme les craintes en matière d’écologie ou l’affrontement des religions – qui se traduit par des guerres ou du terrorisme dans certaines zones du monde – vont susciter l’écriture de romans qui trouverons un nouveau public. Il est très difficile de faire des pronostics fiables en la matière. Si j’étais capable de faire des prévisions exactes dans ce domaine, tu penses bien que je serais très demandée par les éditeurs ! RIRES

ActuSF : On connaît ici Aguilera ou Negrete mais y a-t-il d’autres auteurs espagnols qu’il est urgent de découvrir en France ?
Sylvie Miller : Tous les auteurs que j’ai inclus dans l’anthologie Dimension Espagne sont à découvrir ! Elia Barceló, Rafael Marín et Rodolfo Martínez, notamment, font partie des auteurs majeurs en Espagne, et ils ont tous trois publié quantité de romans. Parmi les jeunes auteurs, je conseille aussi très vivement les romans de Victor Conde.

Pour aller plus loin, je conseille la lecture de la postface de l’anthologie, qui donne de nombreuses pistes de lecture en matière de SF espagnole.

ActuSF : Il n’y a eu, sauf erreur, aucune traduction d’auteurs espagnols en France en 2006 que ce soit dans Galaxies ou Bifrost ou même Fiction. Est-ce que ça veut dire que la porte ouverte au début des années 2000 est en train de se refermer chez nous ?
Sylvie Miller : Non, pas du tout. Tout d’abord, j’ai tendance à parler de SF hispanique (écrite en castillan) plutôt que de SF espagnole (écrite par des espagnols). Dans Galaxies, ainsi que dans les autres supports que je contacte pour leur proposer des textes, c’est la SF hispanique que j’essaie de promouvoir, en variant les auteurs et les pays. J’avais commencé par proposer des auteurs espagnols, et j’ai progressivement élargi aux auteurs hispano-américains. Vu l’étendue de la zone géographique, cela représente quantité de textes et d’auteurs à publier. En 2006, par exemple, j’ai traduit et fait publier deux nouvelles latino-américaines : Gu ta Gutarrak, de l’Argentine Magdalena Mouján Otaño, dans l’anthologie Utopiae 2006 (L’Atalante), et Exerion, du Chilien Pablo Castro Hermosilla, dans Galaxies n° 40. Donc, pour en revenir à ta question, les productions d’auteurs espagnols se retrouvent un peu diluées dans la masse de mes textes « en attente de proposition », mais la porte ne se referme pas pour eux, bien au contraire.

D’autre part, je me trouve occupée depuis deux ans par de gros projets (extérieurs à la SF et à la littérature) dévoreurs de temps. Du coup, j’ai un peu moins d’énergie et de disponibilité à mettre au service de la promotion de la SF hispanique, et j’alimente un peu moins les revues ou les éditions en propositions de textes. Ceci explique notamment que certains numéros récents de Galaxies n’aient pas comporté de nouvelle hispanique du tout. Les projets que j’évoquais plus haut devraient arriver à leur terme fin 2006. Par conséquent, en 2007, je vais pouvoir me remettre à l’ouvrage avec plus de temps et de dynamisme, et on devrait voir davantage de SF hispanique paraître ici ou là…

ActuSF : Quels sont tes projets ? Je crois que tu bosses sur une antho sud américaine non ?
Sylvie Miller : Oui, j’ai en projet, toujours chez Rivière Blanche, une anthologie de SF latino-américaine, qui va s’intituler « Dimension Latino ». Le principe est le même que pour Dimension Espagne : présenter la SF de cette zone géographique en sélectionnant des nouvelles représentatives parmi les textes que j’ai déjà traduits, rédiger des biographies complètes des auteurs et inclure un article de fond historico-géographique sur la SF latino-américaine. Au passage, j’ai bien noté la critique faite à Dimension Espagne par ActuSF concernant l’absence de textes inédits, et je m’en suis justifiée plus haut. J’en tiendrai compte pour Dimension Latino qui va probablement inclure un ou plusieurs textes inédits.

En travaillant à la préparation du sommaire de Dimension Latino, j’ai réalisé qu’il serait intéressant de pouvoir disposer d’autres anthologies du même type, présentant la SF d’un pays ou d’une zone géographique, avec la même maquette : nouvelles, biographies détaillées, et article de fond. J’en ai parlé à Rivière Blanche et l’idée leur a plu. Ils m’ont proposé de co-diriger ces anthologies avec Philippe Ward, avec un rythme de parution d’une à deux anthologies par an. Nous réfléchissons déjà aux projets 2007/2008.

Bien sûr, j’ai d’autres projets d’écriture en cours, mais qui avancent tout doucement : un projet de roman fantastique co-écrit avec Philippe Ward et un projet de roman en solo, ainsi qu’une tonne d’idées à concrétiser. Enfin, j’aimerais pouvoir trouver le temps de tenir plus régulièrement mon blog insolite et loufoque, le Journal des Quinze (http://blogs.aol.fr/sylvmiller/LeJournaldesQuinze).

ActuSF : Allez, juste un petit conseil aux lecteurs. Si tu devais leur conseiller un seul texte de Dimension Espagne, ce serait lequel ?
Sylvie Miller : Tu en as des questions ! Comment puis-je répondre à ça ? C’est le dilemme de l’île déserte où tu ne peux emporter qu’un seul objet… Je vais donc m’en tirer par une pirouette, et proposer aux lecteurs plusieurs options pour choisir ce seul texte de Dimension Espagne que tu me demandes de leur conseiller.

Première méthode : ils peuvent lire le texte dont le titre les attire le plus dans le sommaire. C’est simple, facile et rapide.

Deuxième méthode : ils n’ont qu’à tirer au sort. Pouf pouf, pile ou face, je-ferme-les-yeux-et-je-pose-le-doigt-sur-la-page-du-sommaire, j’ouve-le-livre-au-hasard… Les méthodes sont nombreuses.

Et enfin, troisième méthode (ma préférée) : Lire le premier texte de l’anthologie, parce que tous les gens que je connais et qui ont lu Dimension Espagne m’ont dit qu’une fois qu’ils avaient commencé la lecture, ils n’étaient pas arrivés à lâcher le recueil avant la fin. Elle n’est pas bonne, ma solution ? RIRES

 

Jérôme Vincent