John meurt à la fin
de David Wong
aux éditions 10/18
Genre : Fantastique
Sous-genres :
  • Horreur
  • Humour

Auteurs : David Wong
Traduction : Charles Bonnot
Date de parution : octobre 2015 Réédition
Langue d'origine : Anglais US
Type d'ouvrage : Roman
Nombre de pages : 600
Titre en vo : John dies at the end
Parution en vo : août 2007
Première parution : octobre 2014


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« Ce n’est pas parce que je suis paranoïaque qu’ils en ont tous après moi. » Avec John meurt à la fin, plongez dans un univers complètement barré, entre fantastique loufoque et folie pure, avec drogues, visions paranormales et ennemis terribles…

David Wong est le nom de plume d’un auteur américain qui s’est fait connaître en publiant John meurt à la fin sous forme de feuilleton sur Internet. L’ouvrage a ensuite été publié par un éditeur américain puis adapté au cinéma par Don Coscarelli (Phantasm). Traduit en français pour la première fois en octobre 2014 chez Super 8, cette édition poche est parue en octobre 2015 à l’occasion de la sortie du dernier livre traduit en français de David Wong : Ce livre est plein d’araignées.
 
John, c’est le pote de Dave, David Wong, un jeune Américain un peu loser et personnage principal de cette histoire. Il se passe des choses étranges à Confidentiel, cette ville où Dave a grandi et dont il préfère taire le nom. Depuis qu’il a rencontré ce Jamaïcain à une soirée et goûté à cette étrange drogue noire surnommée « sauce soja », plus rien ne sera jamais pareil pour John et Dave…
 
Récit à un journaliste

David Wong a une réputation de chasseur de phénomènes paranormaux, et un journaliste, Arnie, est venu à Confidentiel spécialement pour l’interroger sur le sujet. La narration passe donc de l’entrevue présente au récit des aventures passées de Dave et son pote John. Le lecteur peut être amené, comme le journaliste, à se demander si Dave est victime de forces surnaturelles, ou s’il est devenu fou.

Cette ambiguïté fonctionne très bien, car nous sommes là dans un fantastique délirant, avec monstres chimériques et déformation du réel qui pourraient s’apparenter à des hallucinations. Ainsi, nous suivons les aventures de Dave à mesure qu’il les narre, les indices énigmatiques dispersés au début du roman sont expliqués peu à peu. Finalement, même si les histoires rocambolesques de Dave font penser à une vaste farce, on finit par avoir envie de connaître le fin mot de l’histoire.

Délirant philosophique

Un peu. John meurt à la fin s’apparente à du fantastique loufoque. Attention, il n’est pas à mettre entre toutes les mains, car nous ne parlons pas de loufoque rigolo, mais plutôt de loufoque barré, un poil scato et qui nage dans l’horreur. Les personnages principaux sont un peu losers, ils mènent une vie de petite ville sans grand intérêt, jusqu’à ce que l’élément déclencheur, la sauce soja, vienne tout chambouler.

Au milieu de ces délires sans queue ni tête, on voit poindre certaines réflexions plus grandes que l’homme, sur notre conscience et notre condition. Ne vous attendez pas à de grandes diatribes philosophiques, le tout est mené sur un ton léger et désinvolte par des personnages qui ne sont pas sans rappeler le Duc du célèbre film The Big Lebowski.


John et Dave ont leur propre logique délirante dans laquelle ils entraînent un lecteur d’abord méfiant, qui se retrouve englouti dans cette affaire au fil des pages comme Alice courant après son lapin blanc. Ce fantastique qui frise les limites de la santé mentale ne sera pas du goût de tous, mais John meurt à la fin promet une aventure peu ordinaire qui mérite d’être vécue et dont vous ne sortirez (peut-être) pas indemne à la fin…

Florie Vignon