Kedamame l’homme qui venait du chaos T1
de Yukio Tamai
aux éditions Glénat ,
collection Manga
Genre : Manga
Sous-genres :
  • Seinen

Auteurs : Yukio Tamai
Traduction : Yohan Leclerc
Date de parution : février 2018 Inédit
Langue d'origine : Japonais
Type d'ouvrage : Album
Nombre de pages : 224
Titre en vo : Kedamame
Parution en vo : 2014

Lire tous les articles concernant Yukio Tamai

Une série qui commence bien

Yukio Tamai est un mangaka né en 1970. Artiste reconnu au Japon, aux côtés d’auteurs tels que de Kentaro Miura (Berserk), Hiroaki Samura (L’Habitant de l’infini) et Takehiko Inoue (Vagabond), il n’avait jusqu’à présent jamais été édité en France. C’est désormais chose faite avec ce seinen en quatre tomes, Kedamame.

Bienvenue à Kamakura

1246, Japon médiéval. Kokemaru le bouffon protège la jolie danseuse Mayu et sa sœur la belle Kyara, malgré son unique bras. Grimé en chat, il passe son temps à raconter des inepties, mais il s’avère bien plus redoutable qu’il n’en a l’air…

Un samouraï envoyé par le shogounat pour enquêter sur des meurtres à Kamakura n’est d’ailleurs pas dupe, et porte ses soupçons sur le jeune homme.


Une histoire bien mystérieuse


Ce premier volet ne manque pas d’attraits : avec pour fil rouge l’enquête autour du meurtre de prostituées, l’auteur introduit les principaux protagonistes de l’histoire, y ajoute une bonne dose de mystère, et décrit un Japon féodal plus vrai que nature, avec sa population bigarrée et les gens de différents statuts sociaux qui cohabitent tant bien que mal. La petite touche de fantastique (voire peut-être de SF, les volumes suivants nous permettront d’y voir plus clair) vient compléter un récit maîtrisé, dont on a hâte de lire la suite.

Les dessins ne sont pas en reste, avec des personnages aux visages très expressifs qu’on distingue sans peine les uns des autres, et des décors qui viennent renforcer l’ambiance tour à tour festive (lors des danses de la troupe itinérante que le héros accompagne) et plus oppressante (au moment des combats). Ce changement de registre contribue au rythme et au dynamisme du récit, et il est bien difficile de le lâcher avant la fin. Ce premier tome est donc une belle réussite, en espérant que la suite s’avère aussi enthousiasmante !
 

Tony Sanchez