L’Âge des corbeaux
de Jicé et Parno
aux éditions Vents d’Ouest
Genre : Fantastique

Scénariste : Parno
Dessinateur : Jicé
Date de parution : mai 2010 Réédition
Langue d'origine : Français
Type d'ouvrage : Album
Nombre de pages : 105
Titre en vo :

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Un album onirique et décalé dans lequel un écrivain rêve sa vie...

Pour Parno le scénariste et Jicé le dessinateur, L’Âge des Corbeaux est le premier album. Le premier avait déjà publié un recueil de nouvelles chez Grasset. Le second vient de l’animation et des studios de dessin animé. Parallèlement à L’Âge des Corbeaux, il a publié Grohonk en tant que scénariste, premier tome d’une série en cours aux éditions Makaka.

Rêver sa vie...

Vladimir Principal est un écrivain malheureux. Il n’a jamais réussi à placer le moindre livre chez un éditeur. Mais un soir, en allant boire un verre dans un bar, au moment où il décide qu’il n’écrira plus jamais une ligne, il rencontre un drôle de personnage. Après une discussion étrange et quelques verres, il rentre chez lui et découvre que son nom est désormais sur toutes les affiches de la ville. En un clin d’œil, il est devenu une star littéraire pour son nouveau roman : L’Âge des Corbeaux. Son rêve est devenu réalité...

Follement décalé !

L’Âge des Corbeaux est un album véritablement enthousiasmant et ce pour deux raisons. La première est que l’histoire contient ce brin de folie qui la rend passionnante. On est dans la lignée des superbes BD de Nicolas Dumontheuil à qui l’on doit notamment Qui a tué l’Idiot ou La Femme Floue. Dans cet univers, l’absurde est la norme et le héros est balloté d’un personnage à l’autre (son éditeur, les journalistes...) dans une ambiance totalement loufoque sans pour autant être innocente. La critique du monde littéraire et des médias est évidente.

Le dessin est lui aussi une belle réussite. Réalisé en noir et blanc, les planches sont superbes de maîtrise, tout à l’encre de Chine. Jicé retranscrit bien les méandres de la ville et les ambiances un peu folles autour de Vladimir. Un one shot qu’on ne saurait que conseiller et deux auteurs qu’il faudra forcément suivre...

Jérôme Vincent