L’Esprit de mon village
( Tajikarao 1 )
de Kanji Yoshikai et Jinpachi Môri
aux éditions Delcourt ,
collection Manga
Genre : Manga
Sous-genres :
  • Fantastique

Scénariste : Jinpachi Môri
Dessinateur : Kanji Yoshikai
Date de parution : décembre 2002 Inédit
Langue d'origine : Japonais
Type d'ouvrage : Album
Nombre de pages : 242
Titre en vo : 1
Parution en vo : janvier 2000

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Un manga bien sympathique entre le Japon traditionnel, ses légendes et le monde moderne

Nature, Japon traditionnel et fantastique. Voici les principaux axes de ce manga écrit en 2000 par Kanji Yoshikai et Jinpachi Môri. Des thématiques qui ne doivent rien au hasard. A bientôt trente ans, Yoshikai est un amateur de cuisine mais également un défenseur du Japon traditionnel, de ses rizières et de sa culture. Une cause qu’il épousera une nouvelle fois dans son prochain manga. De son côté, on doit à Môri quelques livres comme L’Equilibre entre la tradition et la modernité et Les Rapports de force entre les grandes villes et les villes alentours. Des titres qui en disent long…

Yakusas et divinité

Tout commence dans un petit village tranquille au fin fond des montagnes japonaises. Entre récoltes, chasses et hommages aux dieux, la vie des habitants est réglée comme du papier à musique… jusqu’à ce que l’un des enfants parti tenter sa chance en ville ne revienne avec une grosse dette envers les Yakusa. Une somme assez importante en tout cas pour que ses créanciers prennent la peine d’envoyer deux hommes de main récupérer leur argent. C’est le début des ennuis à l’ombre des montagnes et du dieu Tajikarao qui veille sur le village. .

Un scénario et une ambiance

L’Esprit de mon village
possède un atout essentiel : son scénario. On se laisse facilement prendre par cette histoire entre fantastique et tradition au cœur d’un petit village bien paisible. Il faut dire qu’avec 240 pages, les auteurs ont le temps de bâtir des atmosphères et de planter le décor. Bref, pour un novice en matière de manga comme moi, ce fut une agréable découverte qui change agréablement de la BD franco-belge. Une découverte qui sonne également comme un hommage au Japon traditionnel de la part de ses auteurs ce qui n’est pas forcément pour nous déplaire. Vivement la suite.

Jérôme Vincent