L’Exilé de Gandahar
( Le Cycle de Gandahar 6 )
de Jean-Pierre Andrevon
aux éditions Mango ,
collection Autres Mondes
Genre : SF

Auteurs : Jean-Pierre Andrevon
Couverture : Philippe Caza
Date de parution : mai 2005 Inédit
Langue d'origine : Français
Type d'ouvrage : Roman
Nombre de pages : 196
Age minimum : 11 ans
Titre en vo : 1

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Jean-Pierre Andrevon, son héros, son univers et ses messages

Il est des cycles qui ont des histoires parfois assez étonnantes. La première fois que Jean-Pierre Andrevon a mis en scène le monde de Gandahar, c’était à ses débuts d’écrivain en 1969. Depuis cet auteur de polars, de littérature générale, de chansons, de bandes dessinées, de fantastique et bien sûr de science fiction, n’a cessé d’y revenir pour ajouter une pierre à ce cycle assez étonnant par son cadre et par son propos. Depuis quelques temps, il semble avoir trouvé un nouveau souffle pour conter les aventures de Sylvin Lanvère, jeune et beau chevalier végétarien qui fait tout pour éviter de tuer ses ennemis. Deux ans à peine après Les Rebelles de Gandahar et un retour remarqué dans cet univers dans la collection Autres Mondes dédiée à la jeunesse, voici le sixième tome de ce cycle.

Retour vers le futur

Alors qu’il explore un étrange vaisseau spatial coulé dans la mer Aimable, Sylvin actionne sans le vouloir la machinerie complexe de l’engin. Sans rien pouvoir faire, le voici propulsé dans les étoiles vers la Terre. A son arrivée, Sylvin se rend compte qu’il a remonté le temps et qu’il se trouve 3000 ans dans le passé. La situation est catastrophique. Comment peut-il faire le chemin inverse et revenir sur Gandahar retrouver sa belle fiancée Airelle ?

De l’aventure, un style simple et une mise en garde écologiste.

Avec ce nouveau roman, Jean-Pierre Andrevon nous sert une histoire qui possède la même recette que le dernier tome du Cycle de Gandahar : de l’aventure et une mise en garde écologiste. Car il ne faut pas vous y tromper, derrière les pérégrinations de Sylvin, l’important c’est le message. Andrevon nous ramène sur Terre pour mieux dénoncer les excès de notre civilisation. Une Terre qu’il imagine ravagée par les catastrophes naturelles (trois milliards de morts) et entièrement contrôlée par de gigantesques multinationales, les états démocratiques s’étant effondrés. L’intention est louable. Andrevon s’inscrit dans la grande tradition de la science-fiction à message. Celle qui interpelle et fait réfléchir. On craint juste ici que ce fameux message ne prenne le pas sur l’intrigue. A vous de voir, ou plutôt de sentir, ce qu’en retiendront vos enfants. Des enfants qui devraient suivre assez facilement les aventures de Sylvin, l’auteur faisant un véritable effort pour alléger son écriture et la rendre accessible.

Jérôme Vincent

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