L’Exode
( Les Capelans 2 )
de Christophe Guilbaud
aux éditions Normant
Genre : Fantasy

Auteurs : Christophe Guilbaud
Couverture : Charly
Date de parution : décembre 2008 Inédit
Langue d'origine : Français
Type d'ouvrage : Roman
Nombre de pages : 358
Titre en vo :

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Des Ténèbres surgira la lumière !

Avec ce second tome, Christophe Guilbaud clôt l’aventure des Capelans commencée avec La Prophétie. Les deux romans qui constituent ce cycle forment la première œuvre de l’auteur.

Longue est la route...

Le Sauveur, promis par la prophétie est arrivé. Un bébé à peine né, mais qui arrive à communiquer avec l’homme-animal pour le prévenir qu’il doit être protégé jusqu’à ses quinze ans. Rassemblant autour de lui les meilleurs Capelans, Jebane assure à l’enfant une invisibilité aux pouvoirs psychiques.
Pourtant, Lupon a remarqué la naissance et lance ses troupes pourpres à la recherche de son futur opposant. D’abord dans les villes, puis les campagnes, les Capelans sont pistés, traqués, capturés et torturés jusqu’à ce qu’ils disent tout ce qu’ils savent.
Au fil des années, le cercle des défenseurs se réduit autour d’Erin et de sa troupe de protecteurs qui doivent chercher les lieux les plus inhospitaliers pour se cacher. Pendant ce temps l’emprise de Lupon sur le monde devient plus dure, plus atroce. Mais la prophétie est là et le destin est en marche...

Tout est déjà écrit...

Et c’est ce qui rend le livre trop long. Malgré les coups du sort qui s’acharnent sur les héros, il est difficile de se passionner pour l’histoire de cet enfant muet et sage qui doit traverser de long en large le continent pour fuir un terrible sort.
La notion de prophétie doit être utilisée avec doigté, sinon elle ouvre un boulevard au héros pour lequel les lecteurs ne peuvent ressentir d’empathie. Il y arrivera, c’est certain, où est l’intérêt de trembler pour lui ? Surtout s’il est accompagné d’un homme aux pouvoirs infinis qui résiste à tout ou presque.

Mais pas pour tout le monde !

Par contre, les personnages secondaires sont un vrai plaisir de lecture. Ils foisonnent, affrontent des épreuves parfois atroces, rebondissent ou trébuchent, bref, ils vivent.
Ce livre est peut-être encore plus humain que le précédent pour tous les portraits qu’il dessine, parfois à l’acide. Guilbaud ne fait pas de détails, il nous offre des personnes marqués par la vie. Viols, tueries, tortures et autres atrocités sont les creusets qui forgent les caractères. Avec quand même souvent une humanité sous-jacente, ne serait-ce que sous forme de remords.

Malgré de grandes et ennuyeuses longueurs, ce livre laisse un sentiment de paix à celui qui le lit, un peu plus de foi en l’humanité.

Jean Rébillat

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