L’Héritier
( L'Ecole Capucine 2 )
de Vincent et Djian
aux éditions Vents d’Ouest
Genre : Fantastique

Scénariste : Djian
Dessinateur : Vincent
Couleurs : Morgil
Date de parution : mars 2010 Inédit
Langue d'origine : Français
Type d'ouvrage : Album
Nombre de pages : 56
Titre en vo :

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Un second et dernier tome qui ne convainc pas plus que le premier

Après Venin de village paru l’an dernier, Jean-Baptiste Djian (au scénario) et Vincent (au dessin) achèvent leur diptyque de L’École Capucine avec L’Héritier.
Laissé en plein mystère à l’issu de l’album précédent, le lecteur revient à Kerfilec et y retrouve donc les personnages dont il avait fait la connaissance : l’antipathique Camille Desfhouet, son mari Honoré nostalgique de son enfance, le juge de paix Aristide Cuchard, et cætera. Tous sont au cœur d’une mystérieuse affaire en passe de mettre à jour les secrets inavouables du petit village breton. De quoi déchaîner les passions...

Dans la lignée du premier tome

Venin de village, premier tome de L’École Capucine, possédait un scénario dont la complexité rendait difficile l’entrée dans l’histoire. Avec L’Héritier, elle suit son cours tortueux, mais se révèle être une intrigue parfaitement construite, aux ressorts étonnants et qui méritait bien deux albums pour être présentée.
Les personnages, qui ont tous un caractère affirmé, gagnent également en épaisseur. Ils ne s’attirent pas plus dans L’Héritier que dans le tome précédent, la sympathie du lecteur, mais au moins montrent-ils que Djian et Vincent savent raconter des histoires et mettre en scène des personnages réalistes.

Toutefois, on ne peut que regretter l’introduction d’éléments fantastiques dans l’histoire. Autant dans Venin de village la sorcellerie faisait-elle une apparition marquée puisqu’un Honoré Pencre’ch enfantin revenait du passé et bouleversait le cours des événements, autant dans L’Héritier ne figure-t-elle qu’à l’état d’artifice. Il apparaît clairement que L’École Capucine est une bande dessinée dont le récit n’avait nullement besoin de mettre en scène de façon équivoque la magie. Cette dernière n’a aucune utilité véritable dans l’histoire et complique, voire même ridiculise quelque peu le déroulement final de l’action dans le second tome.

Diptyque utilisant le mystérieux breton, mais qui aurait dû se contenter de son ambiance sans le concrétiser, L’École Capucine est une série qui met en images un scénario complexe, mais intelligent. Malgré cela, ce couple d’albums ne laissera pas un souvenir impérissable au lecteur.

Stéphane Gourjault

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