L’Île
( L'Ultime Chimère 2 )
de Philippe Aymond et Griffo
aux éditions Glénat
Genre : Fantastique
Sous-genres :
  • Fantastique
  • SF

Scénariste : Laurent-Frédéric Bollée
Dessinateur : Philippe Aymond
Couleurs : Rémy Langlois
Date de parution : septembre 2008 Inédit
Langue d'origine : Français
Type d'ouvrage : Album
Nombre de pages : 48
Titre en vo :

Lire tous les articles concernant Philippe Aymond ou Griffo

Un chemin parsemé de morts à travers le temps...

Avec L’Ultime Chimère, Laurent-Frédéric Bollée nous embarque dans une quête à travers le temps, mais aussi dans une aventure innovante. S’il est le seul scénariste de cette série prévue en neuf volumes, il a confié le dessin à plusieurs dessinateurs.

Pour d’autres séries, plusieurs dessinateurs ont déjà collaboré (par exemple dans Voyageur où chaque tome est dessiné par un auteur différent) mais cette fois, il s’agit non plus de dessiner chacun un tome mais une époque. Ainsi pour ce second volet, trois dessinateurs se sont partagé les planches.

Intermittence

Il existe en Méditerranée une île étrange. Un îlot de rocs couverts d’algues et de bois mort qui apparaît et disparaît au gré des secousses sismiques. Lorsqu’il surgit des flots, on peut y faire des rencontres surprenantes. On dit qu’il s’y cache un trésor et que Napoléon lui-même y avait installé une garnison.

Quel peut être le lien entre ce lieu répertorié depuis deux milles ans mais qui est le plus souvent enfoui sous les flots,
le bunker d’Hitler et le patient étrange interné en orbite autour de la Terre dans la station Witzler ? Un début de réponse se trouve certainement dans les rêves de ce dernier, cette flèche et cette pointe dont il est dit dans les textes qu’elles auraient blessé Dieu lui-même...

Une longue introduction

Avec ce second tome, même si nous en apprenons un peu plus sur le parcours de la lance de Nemrod et sur le patient de 2029, il est clair que l’auteur n’en est encore qu’à l’introduction de son histoire. Il est difficile de trouver la moindre cohérence entre les diverses époques et lieux, de comprendre le parcours de la lance ou simplement la présence des protagonistes qui ont une fâcheuse tendance à décéder rapidement.

Toutefois l’histoire avance, se ramifie avec les diverses époques et les lieux d’apparition de la lance. C’est là où l’intérêt d’avoir plusieurs dessinateurs ressort : chaque partie a sa propre identité, son propre graphisme et donc sa grille de décodage du dessin. il est particulièrement notable que la forme de la lance elle-même varie, évolue selon un critère encore impossible à discerner.

Heureusement que le lecteur sait déjà que les auteurs disposent de neuf tomes pour développer leur histoire, sinon il serait difficile de s’accrocher tant la complexité de l’aventure, déjà notable dans le premier volume, s’accroît à chaque page.

Jean Rébillat

D'accord, pas d'accord ? Parlez de ce livre sur le forum.

Vous voulez donner votre avis sur ce sujet ? Vous voulez mettre un lien vers votre propre chronique ? Cliquez ici.