L’Île du temps perdu
( 1 )
de Silvana Gandolfi
aux éditions Seuil
Genre : Fantastique

Auteurs : Silvana Gandolfi
Traduction : Faustina Fiore
Date de parution : mai 2004 Inédit
Langue d'origine : Italien
Type d'ouvrage : Roman
Nombre de pages : 1
Age minimum : 12 ans
Titre en vo : L' Isola del tempo perso
Cycle en vo : Guin Saga

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Eloge de la paresse

Silvana Gandolfi est célèbre pour ses romans en Italie. Elle écrit des pièces radiophoniques et des scénarios pour la télévision, mais elle est également depuis 1992 l’ auteur de six romans d’ aventures pour enfants qui ont fait son succès, comme L’Île du temps perdu (2004) ou La Mémoire de l’ eau (2003), ainsi que de romans illustrés, comme Aldabra, la tortue qui aimait Shakespeare (2003), ou Un Chat dans l’ oeil (1997) et de nombreuses nouvelles. Deux autres de ses romans "jeunesse", bien que très appréciés en Italie, n’ ont pas encore été traduits en français : La Scimmia nella biglia (1992), ou Pasta di drago (1996).

On ne s’ éloigne pas du groupe siouplait...

Giulia est en visite dans une mine avec sa classe lorsque sa grande amie Ariana la rejoint. Et les deux filles n’ ont rien de plus pressé à faire que de s’ éloigner du groupe. Ariana est un chouilla obsédée par la défense des animaux. Elle est incapable de résister à un oisillon tombé du nid, fût-ce en fait une chauve-souris... Pour retrouver les parents de la petite bête, elle s’ enfonce dans les galeries suivie de Giulia qui grommelle, mais qui sait bien que cela ne changera rien. Les deux fillettes se disputent, se séparent, ne parviennent pas à se retrouver et se perdent, chacune de leur côté... Quand Giulia est transportée sur une étrange plage, elle est tout d’ abord ravie de retrouver son amie. Puis l’ inquiétude les gagne : quel est cet endroit menaçant ?

Un très bon roman jeunesse


L’ aventure est racontée à la première personne, nous projetant tout de suite dans l’ action, par une fillette qui est bien obligée d’ être raisonnable pour compenser la cervelle de linotte de sa meilleure amie. Et l’ histoire progresse, en prenant son temps, en flânant, mais sans jamais devenir ennuyeuse à cause des multiples changements de but, de rythme, de l’évolution des personnages, de leurs relations (qui sont très bien rendues) et enfin de la découverte progressive du danger. La présentation alterne la correspondance (un brin unilatérale) entre deux vieilles amies, dont l’ une est en train de rédiger le manuscrit qui raconte l’ aventure... Une aventure que sa correspondante, Giulia, aurait vécu lorsqu’ elle était enfant. Cet artifice littéraire permet à l’ auteur de rajouter des informations dont ne pouvaient pas disposer les fillettes à l’ époque et d’ introduire le retournement final.

A ce propos, il me semble un peu dommage d’ avoir gâché une partie du suspense par la note de l’ éditeur placée en début du roman (et accessoirement, par le résumé sur la quatrième de couv ; dans un monde idéal, il ne faudrait jamais commencer par les quatrièmes de couv). Mais ce petit problème est aisément contournable en sautant ce passage pour n’ y revenir que tout à la fin. Et on se retrouve alors avec un bon roman jeunesse, surprenant et très original, en particulier dans ses conclusions auxquelles je souscris tout à fait, et que le rythme du récit parvient, très étrangement, à suivre...

Magda Dorner

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