L’Immortalité moins six minutes
( Quand les dieux buvaient 0 )
de Catherine Dufour
aux éditions Nestiveqnen ,
collection Fantasy
Genre : Fantasy
Sous-genres :
  • Humour

Auteurs : Catherine Dufour
Couverture : Didier Graffet
Date de parution : mars 2007 Inédit
Langue d'origine : Français
Type d'ouvrage : Roman
Nombre de pages : 255
Titre en vo :

Lire tous les articles concernant Catherine Dufour

Le tome zéro de la série de Fantasy "Quand les dieux buvaient " de Catherine Dufour

Multiprimée pour son roman SF Le Goût de l’immortalité, Catherine Dufour revient à ses premières amours en publiant le tome zéro de sa série Quand les dieux buvaient. C’est, selon ses propres termes « de la fantasy avec des fées pas bien élevées. »

Des fées, des nains, des ogres, des elfes...

Lorsque l’elfe noir Moudubas se fait plaquer par Babine-Babine, il trafique, par vengeance, le miroir magique de la fée. Babine-Babine s’absorbe alors dans la contemplation de son reflet déformé, tout en devenant de plus en plus maléfique.
Ce changement contre-nature menace l’équilibre et l’existence même du monde.

Pétrol’Kiwi et Pimprenouche, s’emparent alors du miroir et partent sur les routes de Bas-Bord, sac au dos et privées de magie. Les deux fées, immortelles, seront alors confrontées à la douleur, à la faim, à la maladie... et découvriront le goût amer de la mortalité.

Pendant leur périple, Pistou le nain expérimente le premier village réservé aux fruits dégénérés des unions d’ogres et de nains : les humains.
Babine-babine et Moudubas, quant à eux, sont retenus chacun à sa façon, pour une cure de désintoxication.

Fantasy : références et décalage

Comme un nombre important de romans de fantasy, L’Immortalité moins six minutes s’inscrit dans l’empreinte du Seigneur des anneaux. Seulement ici, c’est au sens propre, puisque ce sont des scènes entières du chef-d’œuvre de Tolkien que l’on verra, çà et là, sous des angles nouveaux et réinterprétées suivant la logique loufoque du présent récit.

Le texte porte également les marques de l’après Harry Potter. Les noms de certains personnages, l’université magique et les magasins de l’Ether, renvoient sans détour aux aventures du petit magicien à lunettes. Le décalage est la règle dans ce récit truffé de jeux de mots et de références à la culture, qu’elle soit geek (jeux de rôle, jeux vidéos, informatique, science-fiction...) ou pas (cinéma, bande dessinée...)

De la Fantasy qui se regarde en son miroir

Si les clichés du genre sont bien présents dans ce roman, c’est pour y être détournés, moqués parfois, et mis au service d’une réflexion en filigrane sur la condition de mortel. Rien ne semble vraiment pris au sérieux.
La quête, par exemple, n’est pas le squelette de l’histoire. Elle est un personnage, au même titre que les autres. Un personnage vivant, obstiné, prévisible.

Et pour le coup, la quête ne tourne pas rond. Ou plutôt, elle tourne en rond. Malgré le nombre de pages qui lui sont consacrées, elle n’est pas l’essentiel, car le centre de gravité du récit est ailleurs, décalé, là où on ne l’attendait pas.
De même, les pouvoirs magiques, ne sont utilisés que pour des futilités, les anachronismes, délicieux au demeurant sont légion... Est-ce encore de la Fantasy ?

L’Immortalité moins six minutes, c’est de la Fantasy qui se regarde en son miroir et qui rit de s’y trouver si drôle. Une promesse de fous rires (pour adultes), mais aussi d’émotions.

Le roman foisonne de personnages, de clins d’œil et de renvois qui font de la lecture de ce texte quelque chose de très dense, un peu trop plein, peut-être, pour que l’imagination du lecteur y participe.

Ketty Steward

D'accord, pas d'accord ? Parlez de ce livre sur le forum.

Vous voulez donner votre avis sur ce sujet ? Vous voulez mettre un lien vers votre propre chronique ? Cliquez ici.