L’aube du huitième jour
( 1 )
de Jonathan Carroll
aux éditions Flammarion ,
collection Imagine
Genre : Fantastique

Auteurs : Jonathan Carroll
Couverture : Kain
Traduction : Nathalie Serval
Date de parution : novembre 2002 Inédit
Langue d'origine : Anglais UK
Type d'ouvrage : Roman
Nombre de pages : 1
Titre en vo : 1
Cycle en vo : Guin Saga

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Un roman à dévorer jusqu’à l’aube pour voir la réalité sous un autre jour…

Il avait fallu attendre 8 ans pour que le premier roman de J. Carroll Le pays du fou rire, The land of laugh en version originale, soit publié en français. Depuis les délais de la traduction se sont resserrés au grand plaisir des lecteurs accros (dont nous sommes) de son style absolument fascinant. Ce roman, paru en 2001 sous le titre The Wooden Sea, clôt la trilogie de Crane’s View, après Le baiser aux abeilles et Le bûcher des immortels.

Irruption de l’irrationnel

Quand il recueille Vieux Brave, Frannie McCabe ne se doute pas que ce chien errant borgne et estropié ouvre une brèche par laquelle l’irrationnel fait irruption dans son existence. Des événements incongrus et souvent dramatiques s’enchaînent avec pour seul fil conducteur une étrange plume. De la mort d’une lycéenne au télescopage du présent, passé et futur le chef de la police de Crane’s Views ne dispose que de très peu d’indices pour comprendre ce qu’on attend de lui. Et peut-être vaudrait-il mieux qu’il ne le découvre jamais …

Fausses pistes et vrai plaisir

L’absurdité dans le récit relève ici de la poésie. Les fluctuations de la réalité baladent autant le lecteur que le personnage sur des fausses pistes pour expliquer ce maelström...
Le narrateur ne respecte rien et ses traits lucides confèrent au récit un ton délicieusement cynique. Il y a des passages drolatiques notamment quand Frannie se fait passer pour Bill Clinton auprès de son père, mort trop tôt pour connaître la carrière du président américain.
Tout comme son célèbre homonyme et son univers de l’autre côté du miroir, l’auteur nous plonge dans un univers qui répond à ses seules lois et dans lequel nous nous égarons avec un vrai plaisir.

Nathalie Ruas