L’eau du Golan
( Carmen McCallum 12 )
de Emem et Fred Duval
aux éditions Delcourt ,
collection Néopolis
Genre : Aventure

Scénariste : Fred Duval
Dessinateur : Emem
Date de parution : mai 2012 Inédit
Langue d'origine : Français
Type d'ouvrage : Album
Nombre de pages : 48
Titre en vo :

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L’eau du désert : un enjeu vital...

Depuis onze volumes, Fred Duval assure avec brio le scénario de Carmen McCallum, mélangeant action spectaculaire et avertissement sur l’avenir de notre monde en une histoire passionnante. Uchronies, western (500 fusils, Gibier de Potence) ou science-fiction (Travis), il s’attaque à tous les genres.

Gess, dessinateur des neuf premiers tomes de la série, a laissé depuis le volume 10 la place à Emem, qui a entamé sa carrière en bandes dessinées en 2002 avec Idoles et reprend avec brio le flambeau sur Carmen McCallum.

Guérilla urbaine

C’est cette fois à Jérusalem que nous retrouvons Carmen McCallum. La ville a été désertée, abandonnée aux drones qui tirent à vue sur tout ce qui bouge. Dans un paysage urbain cauchemardesque, desséché et mortellement dangereux, Carmen doit rejoindre un de ses coéquipiers congelé dans un sous-sol.
 

Le but est double : retrouver Nelson et le sauver, certes, mais aussi lutter contre Dommy, cette IA qui utilise Carmen tout en menant une lutte dont elle seule connaît le prochain acte et le but ultime. Une sorte de jeu d’échecs où chaque pion peut être un piège ou se retourner contre celui qui le met en jeu.
 

Car le véritable enjeu n’est pas dans les rues poussiéreuses de ce qui fut une cité, ni dans les sous-sols de béton glacé. C’est en l’air que se joue le dernier acte : sauver les réserves d’eau, sauver le Golan...

Un cycle bouillonnant se referme

Les trois derniers tomes de la série constituent un cycle : celui de l’Eau. Une réflexion profonde menée par le scénariste qui nous présente des scénarios catastrophes, mais qui pourraient chaque fois devenir en partie réalité dans un futur proche. Du grand capital au fanatisme, il explore les causes qui pourraient mener des inconscients ou des gens sans morale à détruire ce qui est une denrée précieuse, car essentielle à la vie : l’eau douce.
 

Encore une fois, ce tome est plus que la simple aventure d’une combattante efficace et sans peur. Il ravira toutefois aussi les amateurs du genre, avec ses scènes de guerre futuriste, ses acrobaties impressionnantes et son graphisme dynamique bien tracé par Emem. Armes lourdes, drones sanguinaires et atmosphère tendue, tout est là.

Une excellente série.

 

Jean Rébillat

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