L’homme qui mit fin à l’histoire
de Ken Liu
aux éditions Le Bélial ,
collection Une heure lumière
Genre : Science Fiction
Sous-genres :
  • Voyage dans le temps

Auteurs : Ken Liu
Couverture : Aurélien Police
Traduction : Pierre-Paul Durastanti
Date de parution : août 2016 Inédit
Langue d'origine : Anglais US
Type d'ouvrage : Roman
Nombre de pages : 112
Titre en vo : The Man Who Ended History: A Documentary
Parution en vo : 2011


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Un auteur à suivre ?
 
Après lui avoir consacré un recueil, La Ménagerie de papier, les éditions du Bélial publient aujourd’hui dans leur collection « Une heure lumière » (inaugurée en début d’année avec des textes superbes, comme Le Nexus du docteur Erdmann de Nancy Kress et Le Choix de Paul J. McAuley) L’homme qui mit fin à l’Histoire. Le pedigree des publications de Ken Liu plaide en sa faveur : il a reçu le prix Hugo (pour la nouvelle "Mono no aware"), le Nebula et un World Fantasy. Autant dire que l’amateur toujours en quête de la perle rare (c’est-à-dire l’auteur de ces lignes) ne peut qu’être curieux devant L’homme qui mit fin à l’Histoire et à ses deux sujets : le voyage dans le temps et les atrocités commises par l’unité 731 en Chine durant l’occupation japonaise.
 
Solder les comptes du passé ?
 
Un couple de scientifiques, la Japonaise Akemi Kirino et le Sino-Américain Evan Wei, ont mis au point une machine qui permet aux individus de remonter le temps tels des fantômes et de voir en direct le passé, sans possibilité d’interférer. Par contre, cela ne peut se faire qu’une fois par date. Kirino et Wei ont bâti ce projet de voyage pour pousser le Japon à reconnaître devant la Chine (ennemie des États-Unis) ses responsabilités durant la Seconde Guerre mondiale dans des expériences menées sur des Chinois(es). L’invention de Wei et Kirino soulève d’emblée des critiques au Japon et en Amérique (mais aussi en Chine) qui vont aboutir à un moratoire sur ces expériences…
 
Science-fiction, Histoire et mémoire
 
L’homme qui mit fin à l’Histoire est un récit qui met mal à l’aise. Il révèle déjà à un public occidental les horreurs de la guerre sino-japonaise et des crimes contre l’humanité commis par l’unité 731. Via une narration éclatée, il met aussi en évidence la difficulté des réactions humaines par rapport à l’irruption du voyage temporel et à ses conséquences. Enfin, le récit met face à face Mémoire (des victimes, des bourreaux) et Histoire (un historien part d’ailleurs en guerre contre Wei et Kirino). Voilà donc une novella riche et très forte qui justifie pleinement qu’on publie Ken Liu en France !

Sylvain Bonnet

Voici une novella riche, dense qui donne envie de lire d’autres histoires de Ken Liu. Plus que recommandé.