La Communauté de l’Anneau
( Le Seigneur des Anneaux 1 )
de J.R.R. Tolkien
aux éditions Pocket ,
collection Fantasy
Genre : Fantasy

Auteurs : J.R.R. Tolkien
Couverture : W. Siudmak
Traduction : Francis Ledoux
Date de parution : décembre 2001 Inédit
Langue d'origine : Anglais UK
Type d'ouvrage : Roman
Nombre de pages : 1
Titre en vo : The Fellowship of The Ring
Cycle en vo : The Lord of The Rings
Parution en vo : janvier 1954

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Le début du conte

J. R. R. Tolkien n’est un inconnu pour personne ou presque. Professeur à Oxford, dans un établissement où la bibliothèque est tellement ancienne et précieuse que les livres y sont enchaînés, il a beaucoup écrit sur un univers qu’il a construit de ses propres mains. Expert en mythologie et en langues anciennes, il nous décrit le monde de la Terre du Milieu, où se déroulent entre autres les aventures de Bilbo le Hobbit et le présent Seigneur des Anneaux et qui regorge d’inspirations oniriques bigarrées. Les premiers-nés, les elfes, y côtoient les races plus jeunes des nains, des hommes et des hobbits. Ah les hobbits ! Ces tranquilles petites-gens aux pieds velus et grands fumeurs de pipes ! Ils vivent à l’écart du trouble du monde dans leur pays : la Comté. La tranquillité de l’un deux, un certain Frodon Sacquet, va pourtant être mise à rude épreuve dans la saga fantastique qui commence ici…

Un anneau pour les ramener tous et dans les ténèbres les lier

En des temps reculés, la puissance ténébreuse de Sauron trompa les forgerons-elfes : ils leur fit fabriquer des anneaux magiques d’une grande puissance, tandis que, nourri de leur savoir, il fabriquait pour lui-même un anneau pour les asservir tous. Les elfes eurent trois anneaux qu’ils soutirèrent à temps à son autorité. Les nains en eurent sept, qu’ils perdirent ou brûlèrent sous le feu des dragons. Les hommes enfin en eurent neuf. Et ces neuf là furent corrompus et produisirent les neuf serviteurs noirs de l’anneau unique de Sauron.
Mais à la bataille de Dagorlad, la dernière alliance des elfes et des hommes défit les ténèbres, et Narsil, l’épée du roi humain Elendil, trancha le doigt de Sauron porteur de l’unique. Isildur garda l’anneau en trophée, mais il périt dans un massacre aux champs d’iris, où l’anneau unique disparut dans l’Anduin.
C’eût pu être pour toujours. Mais une créature étrange, Gollum, découvrit l’anneau et le garda. Jusqu’à ce que le hasard, ou la destinée, fasse qu’un hobbit, Bilbo(n) lui dérobe son " trésor ", et en découvre le pouvoir de rendre invisible. Mais cette aventure-là est contée dans Bilbo le Hobbit, et c’est à sa suite que débute La Communauté de l’Anneau.

Neuf cavaliers noirs lancés à la poursuite de l’anneau


Les années ont passé, et Bilbo(n), devenu vieux, ressent le besoin irrépressible que quitter sa chère Comté pour un dernier voyage. Il abandonne ses biens a ses amis, venus célébrer son anniversaire. Gandalf le gris, le magicien est du nombre. Sous son impulsion, Bilbo(n) abandonne son plus grand bien, son anneau, à son neveu Frodon.
Mais nul n’a alors connaissance du pouvoir qui réside dans cet anneau. Pas même Gandalf. Des années de recherche lui sont nécessaires pour découvrir que cet anneau est l’Unique, celui forgé par Sauron. Déjà les ténèbres s’amoncellent jusqu’aux portes paisibles de la Comté, car Sauron a appris que son anneau a été découvert, et il est à sa recherche…
Frodon doit quitter son pays précipitamment, car de sombres cavaliers noirs, les Nazgûl, sont à sa recherche. Sur la route vers Fondcombe, loin à l’est, ses amis Sam Gamegie, Pippin Touque et Merry Brandebouc se joignent à l’aventure.
Grands sont le périls qu’ils affrontent, car le monde est vaste et leur connaissance en est bien réduite. Mais c’est sans compter sur le hasard qui met sur leur chemin des amis véritables comme l’étrange Tom Bombadil, ou Grands-Pas le rôdeur du nord.

Formation est dispersion de la communauté de l’anneau.


Enfin parvenu à Fondcombe, Frodon ne peut guère y profiter de la compagnie de Bilbo(n). Le conseil qui s’est formé là-bas, sous la direction du sage Elrond est formel : l’anneau doit être détruit, et pour cela, lancé dans les flammes de la Montagne du Destin, au cœur même sur royaume de l’ennemi.
Le brave Frodon en sera le porteur. De non moins braves compagnons l’accompagneront dans sa quête : Gandalf, Aragorn, héritier en droite ligne d’Isildur, et autrement appelé Grands-Pas, le nain Gimli, l’elfe Legolas, l’homme Boromir, venu du royaume de Gondor, dernier rempart aux portes du monde occidental, et les hobbits.
Mais au Caradhras, la communauté sera repoussée par l’hiver. Dans les grottes de la Moria, l’antique cité souterraine des nains, Gandalf disparaîtra en terrassant le balrog. Dans la paisible Lorien, forêt des elfes où réside encore la belle Dame Galadriel, la communauté ne pourra faire longue halte.
Car le temps presse. Déjà l’anneau semble exercer son sombre pouvoir sur les membres de la communauté. Boromir, tombé sous son joug tentera de le dérober à Frodon. Le porteur de l’anneau n’a d’autre alternative de que poursuivre seul sa route vers le Mordor, abandonnant là ses compagnons de route dispersés à sa recherche.

Bercé par la Nimrodel

Je pourrais répéter à l’envie que ce livre est un chef-d’œuvre, mais il certain que ce premier tome est pétri de tout ce qui a fait le succès de cette saga fantastique : aventure, exotisme, héroïsme, lyrisme et beauté pure vous enchanteront, en attendant la suite…

Laurent Deneuve