La Floraison
( Rose Morte 1 )
de Céline Landressie
aux éditions L’Homme Sans Nom
Genre : Fantastique
Sous-genres :
  • Démon

Auteurs : Céline Landressie
Couverture : Magali Villeneuve
Date de parution : avril 2012 Inédit
Langue d'origine : Français
Type d'ouvrage : Roman
Nombre de pages : 480
Titre en vo :

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Voyage initiatique dans le monde des ténèbres...

Passionnée par l’Histoire de France, Céline Landressie est une autodidacte qui partage sa vie entre ses loisirs de geek, l’écriture et sa vie familiale. Elle a posté en ligne les premiers chapitres de son premier roman, La Floraison, premier opus de sa saga Rose Morte. Rencontrant un franc succès sur la toile, elle a concrétisé ce coup d’essai par la publication de son livre aux éditions de L’Homme Sans Nom. 
 
Une héroïne au caractère bien trempé 
 
Lady Eileen est la fille unique d’Edmund et Mary Greer, nobles anglais catholiques, réfugiés en France après l’arrivée au pouvoir d’Élisabeth 1re. À 28 ans, Eileen, qui préfère se faire appeler « Rose », est une femme éprise de liberté, qui a toujours refusé de se soumettre à un homme par le mariage. Ses habitudes risquent cependant d’être perturbées par les plans de ses parents, bien décidés cette fois à la marier au vicomte de Chaumontel. Malheureusement pour eux, Lady Rose est pleine d’ingéniosité et n’est pas disposée à se laisser faire. Sa rencontre avec le mystérieux Arthus d’Holival, comte de Janlys, va également l’aider plus qu’elle ne saurait l’imaginer. 
 
Une plongée dans le monde des ténèbres
 
Commençant dans un monde parfaitement connu (la France sous le règne d’Henri IV), le roman nous amène peu à peu dans un univers mystérieux, sombre, où les meurtres inexpliqués se mêlent aux guerres de religion. 
 
Nous suivons l’héroïne tout au long du livre (à l’exception du prologue), qui sort peu à peu du cocon familial et du monde qu’elle connaît, pour plonger dans un univers peuplé de créatures démoniaques, plus ou moins amicales. Ce voyage initiatique est bien dépeint grâce à une bonne utilisation de connaissances historiques, bien mené, et l’on suit les péripéties avec attention. 
 
Un vocabulaire riche et soutenu
 
On soulignera cependant la longueur des chapitres qui plombe un peu la narration et rallonge certains passages. L’intrigue met du temps avant de se mettre en place, ce qui permet cependant à l’auteur de se consacrer pleinement à la peinture de l’univers de départ. 
 
Cette longueur est compensée par une écriture tout à fait plaisante, grâce à l’utilisation d’un vocabulaire très riche et d’un style soutenu, reflet du langage cette époque. On sent la volonté de l’auteur de nous plonger véritablement au cœur de l’Histoire, chose réussie grâce à cette écriture fine et agréable. 
 
Des personnages imparfaits (et c’est tant mieux !)
 
De plus, les personnages sont bien travaillés, chacun avec leur part d’ombre et de lumière, sans laisser de place à un manichéisme trop prononcé. Certes, l’héroïne devient très vite belle à en couper le souffle et est entourée de comparses d’une grande beauté également, ce qui peut faire un peu cliché, mais c’est très bien amené et l’on accepte docilement de les suivre. Et l’on adorera d’autant plus leurs défauts.
 
 
Tromperies, mystères, complot, vengeances, amours contrariés, surnaturel…La Floraison est une belle réussite. Céline Landressie a réussi à créer son univers grâce à un savant mélange de bonnes recettes. Pari réussi donc, et l’on attend la suite avec une certaine impatience, sans pour autant en ressentir de la frustration. Merci ! 
 
Je tiens également à faire part de mon coup de cœur pour la couverture, œuvre de Magali Villeneuve. Une belle réussite, qui intrigue et donne envie de lire ! 

Isabelle P