de Mic Delinx et Godard
aux éditions Dargaud
Scénariste :
Godard
Dessinateur :
Mic Delinx
Date de parution : décembre 2003
Inédit
Langue d'origine : Français
Type d'ouvrage : Intégrale
Nombre de pages : 144
Titre en vo : 1
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Sixième tome de la réédition de la série mythique
En
créant dans les années 70, la série La Jungle en folie, Mic Delinx et Godard
ont apparemment jeté un pavé dans la mare de la BD traditionaliste et convenue
(du moins nous le laisse entendre la biographie de deux auteurs en début de recueil).
A l’époque, la folle équipe de la forêt humide semblait donc l’une des première
à être sans concession avec les aberrations du monde moderne. Aucune langue de
bois n’était admise dans ce no man’s land et seule la dérision était autorisée.
Près de vingt après, les éditions Dargaud ont l’idée, a priori louable, de permettre
aux aficionados de l’époque de retrouver leurs héros de l’estocade humoristique,
et aux petits jeunes de découvrir ce qui a un jour fait gondoler de rire les épaules
de leurs aînés.
Projecteurs et droits notariaux au cœur de la jungle
Sixième tome de la réedition de l’Intégralité de la « mythique » série
La Jungle en folie, celui-ci regroupe Le fondu enchaîné, Le Canard à
l’orange et Le Fantôme du Bangali. Dans le premier, la vie tranquille
de la Jungle est bouleversée par l’arrivée de Cécil B. De Mimile scénariste connu
dans le monde entier qui décide d’y tourner une super production. Décorateurs,
réalisateurs et techniciens investissent donc les lieux, provoquant gags et jeux
de mots douteux en cascade. Alors que le deuxième n’est qu’une succession de gags
indépendants, le troisième, Le Canard à l’orange, nous raconte les désillusions
de Pérette la Chevrette qui pense enfin avoir trouvé son beau blond fortuné lorsque
Joe le Tigre hérite de son oncle d’Amérique. Hélas, le don se résume à une simple
cage à oiseaux, à sa balançoire et à un sac de blé (conservé par le notaire pour
paiement d’honoraires) : déçue, Pérette tombe dans une dépression dont seul Joe
pourra la tirer.
Il est parfois bon de ne pas étudier les classiques
de trop près
Si vous faites partie comme moi des lecteurs qui aimaient
la jungle et ses personnages lors de ses parutions originales, le plaisir de les
retrouver sera immédiat. Mais il est indéniable que cette BD a vieilli. Pas tellement
dans les thèmes traités (après tout, Hollywood semble toujours avoir les mêmes
travers et un notaire reste aujourd’hui encore un monsieur à qui il est de bon
ton de payer des droits de succession) mais surtout dans la manière dont ils sont
brocardés.
Alors de deux choses l’une, soit vous êtes mort de rire au
premier « Comment vas-tuyaux de poêle ? » et dans ce cas je vous conseille vivement
la lecture de ce sixième tome, soit cela vous laisse de marbre et mieux vaut donc
rester sur vos bons souvenirs…







