de Roland Pignault et Alcante
aux éditions Dupuis ,
collection Empreinte(s)
Scénariste :
Alcante
Dessinateur :
Roland Pignault
Couleurs :
Usagi
Date de parution : mai 2005
Inédit
Langue d'origine : Français
Type d'ouvrage : Album
Nombre de pages : 48
Titre en vo : 1
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Quand la réalité devient de la fiction
Pour son quatrième tome de la série Pandora Box, Alcante nous propose de télécharger la personne de nos rêves par internet. Erwan Orfay a tout pour lui ; il a créé sa propre société et est devenu le leader mondial de l’infographie. Sa dernière lubie : le cybersexe. Il a décidé de développer le logiciel ultime sous les traits d’une beauté virtuelle exauçant nos vœux les plus intimes. Erwan a écumé tous les bars pour trouver la fille parfaite. Après avoir trouvé sa muse, il s’enferme dans son laboratoire et finit hospitalisé dans une clinique psychiatrique. Coup dur pour la société qui engage le Docteur Bridge pour le faire sortir de son état catatonique. Ce dernier va devoir revivre avec Erwan ses derniers mois pour comprendre ce qui s’est passé.
Le troisième dessinateur
Roland Pignault aborde le dessin par la publicité en 1986 et réalise de grandes fresques décoratives en collaboration avec Fred Campoy. Ils commencent à publier ensemble leurs premières BD dans des magazines. Lorsque J.P. Pécau rédige le scénario d’une série Arcanes mettant en scène un détective privé qui manipule les lois du hasard, Roland Pignault en illustre chez Delcourt les deux premiers tomes. Il est choisi ensuite pour réaliser le troisième volume de la série Pandora Box
Passionné de bande dessinée depuis l’enfance, Alcante s’oriente vers des études de sciences économiques. Mais la BD ne le lâche pas ; en 1995, il remporte un concours de scénario et voit son récit publié dans les pages de Spirou. À partir de 2002, il publie régulièrement ses scénarios d’histoires courtes dans l’hebdomadaire. Pandora Box est sa toute première série.
Et si Bill Gates cèdait à la luxure !
L’informatique et ses mystères ! Nous voilà plongés dans un monde virtuel qui se confond avec la réalité. Le plaisir est ici plus cérébral que physique ce qui évite une BD à la Manara qui aurait été plus racoleuse. Alacante reste plutôt sobre dans son traitement de la luxure. Mais il veut faire une enquête psychologique sur la perte de raison du héros et sa thérapie, ce qui, ici, ne donne rien de convaincant. On ne se prend pas au jeu de cet album. On reste sur la bonne impression de la couverture qui n’est pas reprise dans la BD. L’univers virtuel, la thérapie, rien n’est développé ; on reste sur sa faim. Ca ne peut pas marcher à tous les coups. Cette fois, Alcante n’a pas su pousser assez loin dans la luxure.








