La Mafia du chocolat
de Gabrielle Zevin
aux éditions Albin Michel ,
collection Wiz
Genre : Policier
Sous-genres :
  • Romance

Auteurs : Gabrielle Zevin
Traduction : Cécile Chartres
Date de parution : octobre 2012 Inédit
Langue d'origine : Anglais US
Type d'ouvrage : Roman
Nombre de pages : 391
Age minimum : 13 ans
Titre en vo : All these things I've done
Parution en vo : mars 2012

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Le futur s’annonce difficile pour les amoureux du chocolat !

Gabrielle Zevin est scénariste et vit à New York. Outre son travail pour le cinéma, elle est également l’auteur de Une vie ailleurs et de Je ne sais plus pourquoi je t’aime. La mafia du chocolat est le premier tome d’une trilogie qui se passe dans les années 2080 et qui suit le parcours semé d’embûches de l’orpheline d’un parrain du chocolat.
 
New York, 2083. Le papier est rare, l’eau est rationnée, le chocolat et la caféine sont prohibés.
 
Anya Balanchine, 16 ans, est la fille du défunt parrain du chocolat. Sa famille baigne dans la criminalité et la corruption. Anya tente de rester le plus possible à l’écart de ces activités obscures pour prendre soin de ses proches. Malheureusement, le jour où son ex petit-ami est empoisonné par du chocolat provenant de la fabrique familiale, c’est vers elle que tous les soupçons se portent.
 
Un décor rapidement planté et facile à imaginer.
 
L’action se passe dans un New York triste et peu avenant. Tout au long du récit, Anya donne des clés au lecteur pour mieux visualiser l’étendue des changements que la ville (ou le monde) a subi depuis le début du siècle. Le parallèle avec notre époque est notamment assuré par la présence de la grand-mère Balanchine qui en 2012 avait l’âge du public visé par ce livre.
Autre comparaison intéressante : l’incompréhension probable du lecteur face à la prohibition du chocolat est la même que celle d’Anya concernant l’alcool (qui est autorisé à tous en 2083).
Le décor est tout simplement planté de façon fluide dès le début du roman, sans lourdeur inutile et parfois même avec des petits clins d’œil à notre époque.
 
Une héroïne de 16 ans étouffée par des responsabilités d’adulte.
 
Anya Balanchine n’est pas une adolescente ordinaire, bien qu’elle tente de vivre comme telle. Elle fait office de chef de famille depuis que ses parents sont décédés et que sa grand-mère (officiellement tutrice des enfants Balanchine) est confinée dans un lit d’hôpital.
A certains moments, l’héroïne parle comme une adulte terre à terre qui ne se préoccupe que du bien de ses frères et sœurs, en oubliant son propre bonheur. Anya est obnubilée par la ligne de conduite que son père lui a transmise alors qu’elle était enfant mais qui n’est pas adaptée à son âge.
A d’autres moments elle tente en vain de contenir ses envies d’adolescente, notamment ses sentiments pour Win, le fils de l’adjoint du procureur.
 
On se retrouve donc à suivre les « aventures » d’une jeune fille qui a perdu son innocence et sa légèreté très tôt. Cela est d’autant plus évident qu’elle est entourée d’adolescents ordinaires. Quand sa meilleure amie se fixe pour objectif de séduire le nouveau du lycée et que ce dernier s’évertue à confronter son père, Anya elle ne souhaite que protéger la vie de son frère et de sa sœur.
 
Un premier tome qui amène bien les prochains.
 
La mafia du chocolat est le premier tome d’une trilogie sur les aventures d’Anya Balanchine. Heureusement car sinon la fin du récit aurait paru un peu fade. L’auteur a fait en sorte d’amener des éléments qui feront probablement la base des prochains romans et qui annoncent qu’Anya est loin d’en avoir fini avec la mafia du chocolat.
La sortie française du second tome est prévue pour le 1er mars 2013.

Jacquemine Coquio