La Mort du Chaos
( Le Monde de Recluce 3 )
de L.E. Modesitt
aux éditions Pocket
Genre : Fantasy

Auteurs : L.E. Modesitt
Couverture : Anthony Jean
Traduction : Laurent Calluaud
Date de parution : février 2009 Réédition
Langue d'origine : Anglais UK
Type d'ouvrage : Roman
Nombre de pages : 512
Titre en vo : The Death of Chaos
Cycle en vo : The Saga of Recluce
Première parution : novembre 2005

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Un peu trop léger

Né en 1943 à Denver, L.E. Modesitt est un de ces auteurs apparu ces dernières années en fantasy. Après avoir exercé de nombreux métiers, il a commencé son cycle du Monde de Recluce en 1991 après des débuts en littérature quelques années plus tôt. Un cycle auquel il a donné 15 tomes (le dernier en juillet 2008) tout en écrivant d’autres romans comme The Spellsong Cycle, The Corean Chronicles ou Timegods.

Un monde toujours menacé

Lerris est un grand sorcier. Mais plutôt que de sauver le monde, il préfère de loin son atelier de menuiserie et les meubles qu’il y fabrique. Malheureusement l’Empereur d’Hamor préfère lui les batailles et les conquêtes. Et il a bien décidé de faire plier sous son joug tous les peuples du monde connu. Évidemment Lerris se sentira obligé de s’inscrire en faux avec son père, son oncle et sa propre femme Krystal.

Un peu... vide

La Mort du Chaos
possède les mêmes atouts et les mêmes défauts que les tomes précédents. La simplicité et la modestie de son héros ont un effet extrêmement relaxant dans une littérature peuplée de bourrus et d’orgueilleux guerriers. Lerris est un homme posé, peu enclin à la colère et toujours mesuré dans ses paroles et ses actes. Le seul hic c’est qu’il est peut-être trop parfait, trop commun, et du coup, on a un peu tendance à s’ennuyer au fil des pages. La faute peut-être à une narration qui privilégie un seul point de vue (celui du héros) et qui s’attarde souvent sur les détails de la vie quotidienne (Modesitt, je crois, ne nous épargne aucun des menus de ses héros). Au final, le récit n’est pas désagréable, il manque juste un peu de sel ou d’ambition. Il revendique une certaine modestie, et sur cinq cents pages, la modestie ressemble un peu à du vide...

Jérôme Vincent

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