La Nuit des masques
( La Porte d'Ishtar 1 )
de Simon Dupuis et Alain Paris
aux éditions Les Humanoïdes Associés
Genre : Historique

Scénariste : Alain Paris
Dessinateur : Simon Dupuis
Couleurs : Elodie Jacquemoire
Date de parution : février 2008 Inédit
Langue d'origine : Français
Type d'ouvrage : Album
Nombre de pages : 48
Titre en vo :

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Des dessins ratés...

Né en 1947, Alain Paris fait partie de ces auteurs dont la biographie comporte aussi bien des séries BD que des romans ou des ouvrages pour la jeunesse. Côté BD, on citera Galata, le très bon Antarcidès et la Légion de l’espace. Pour les romans, depuis son premier livre en 1980, Le Commando des Salopards, il a également écrit Chasseur d’Ombre, Le sorcier de Babylone (pour les jeunes lecteurs), Le Cycle de la Terre Creuse ou bien encore Le Cycle de Pangée. Avec Simon Dupuis (qui a notamment travaillé pour le film d’animation La vieille dame et les pigeons), il se lance donc dans une nouvelle série aux croisées de l’Histoire. Bienvenue à Babylone neuf siècles avant Jésus-Christ.

Une promotion inespérée

Taliya est une jeune scribe en apprentissage lorsqu’elle est remarquée par la Reine des Babyloniens. Par son bon vouloir, elle est nommée à la tête de la Justice Royale. Un poste bien important pour ses épaules de jeune fille de vingt ans. Heureusement que le beau Adad va devenir son adjoint. Elle aura bien besoin de son aide pour résoudre les pires affaires du royaume.

Des dessins pas assez fluides

La Porte d’Ishtar
nous plonge donc à Babylone bien avant la naissance de notre ère. A travers les aventures de Taliya, Alain Paris nous offre une balade dans cette société passionnante, le tout sur fond d’enquêtes que la jeunesse et la fougue de l’héroïne rendent plutôt intéressantes. Elle va se frotter à des personnages puissants sans vraiment avoir froid aux yeux ou craindre des représailles. Évidemment, elle apprendra à ses dépends que sa droiture la met en danger, elle mais aussi ses proches.

Le seul hic, ce sont les dessins bien trop figés de Simon Dupuis. Tout cela manque de fluidité et choque un peu le regard, heurtant la lecture. Dommage. Ses visages par exemple sont souvent trop chargés (on pense notamment au visage de la reine dès la page 7). Résultat, on en ressort avec un sentiment mitigé. Dommage encore une fois car la fin du tome 1 laisse de beaux espoirs quant à la suite de la série en ce qui concerne l’intérêt du récit. Espérons que ces défauts graphiques seront gommés dans le prochain tome car pour l’heure on n’est pas pleinement convaincu. À suivre.

Jérôme Vincent

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