La Porte
de Karim Berrouka
aux éditions Griffe d’Encre ,
collection Novella
Genre : Art book
Sous-genres :
  • Fantasy

Auteurs : Karim Berrouka
Couverture : Alain Valet
Date de parution : octobre 2007 Inédit
Langue d'origine : Français
Type d'ouvrage : Roman
Nombre de pages : 76
Titre en vo :

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Jubilatoire ce petit livre

Karim Berrouka est un auteur qui s’installe peu à peu dans le paysage des littératures de l’imaginaire. Ses vrais débuts datent de 2002 avec une première nouvelle dans le numéro sur la mort d’Emblème, l’anthologie périodique de feu les éditions de l’Oxymore. Depuis il a enchaîné les publications dans diverses anthologies, semant une quinzaine de nouvelles ici et là jusqu’à ce premier petit livre qui paraît aujourd’hui chez les toutes jeunes éditions Griffe d’Encre : La Porte.
 
Petit conte sans philosophie
 
Sous-titré « Petit conte sans philosophie », La Porte nous invite dans le quotidien de deux loups-garous tranquillement réfugiés dans une cabane pour l’hiver. En dehors de leurs repas, les deux compagnons passent essentiellement leur temps à philosopher en fumant leurs pipes, attendant le retour des beaux jours.
 
Sauf que leur refuge attire les convoitises de ceux qui, la nuit, aimeraient bien partager un peu de chaleur. Et non seulement de ces individus là, mais aussi des guerriers de tout poil et autres justiciers pour qui les loups-garous représentent une menace. Autant dire que nos deux héros vont avoir bien du mal à faire une nuit complète et surtout tranquille...
 
Joyeusement bordélique.
 
Lire La Porte de Karim Berrouka est un exercice jubilatoire. Il a su jouer avec les mythes pour inventer deux loups-garous savoureux qui à l’inverse de leur image habituelle, ont à subir l’impolitesse et la violence du monde à leur égard alors qu’ils se tiennent tranquilles. Il y a un changement de rôle plutôt intelligent de la part de l’auteur avec en plus une bonne louche d’humour apporté par le flegme des deux « monstres » philosophes devant les dérangements incessants dont ils sont les victimes. On sourit souvent de l’aspect cocasse des situations et on dévore ce petit opuscule de soixante-dix pages d’un bout à l’autre. C’est la confirmation que cet auteur a sans doute sous sa plume du talent et pas mal d’histoire à nous raconter. En tout cas cette novella est une réussite. On ne sera désormais que plus attentif à ses prochaines publications, que ce soit la suite de ce petit conte sans philosophie qui nous a fait bien rire ou dans un tout autre style.

Jérôme Vincent