La Roue du Temps
( La Roue du Temps 1 )
de Robert Jordan
aux éditions Pocket ,
collection Science fiction
Genre : Fantasy
Sous-genres :
  • Aventure
  • Fantasy

Auteurs : Robert Jordan
Couverture : Etienne Le Roux
Traduction : Arlette Rosenblum
Date de parution : janvier 2009 Réédition
Langue d'origine : Anglais US
Type d'ouvrage : Roman
Nombre de pages : 512
Titre en vo : The Eye of the World
Parution en vo : 1990
Première parution : février 1995

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Le premier tome d’une célèbre saga de fantasy

Robert Jordan, de son vrai nom James Oliver Rigney Jr., est l’un des auteurs américains de fantasy les plus célèbres. Né en 1948, il mène une carrière militaire qui le fait participer à la guerre du Vietnam avant d’entrer dans la Navy. Il commence à écrire en 1977.
Il est connu pour ses romans se déroulant dans l’univers de Conan le barbare (huit en tout), ainsi que la célèbre série de La Roue du Temps. Il meurt en 2007, laissant cette dernière inachevée.

Le début des aventures d’un jeune paysan au grand destin.

Rand al’Thor est un jeune paysan du Champ d’Emond. Il mène une vie simple et paisible avec son père.
Après un hiver rigoureux, il se félicite, comme le reste des habitants des Deux Rivières, de la venue du printemps. Malheureusement, l’apparition d’un mystérieux et effrayant cavalier noir vient gâcher la fête. Sans compter l’arrivée exceptionnelle d’étrangers au village.
Y a-t-il un rapport entre ces derniers et le cavalier ? La réponse à cette question, Rand l’aura bien assez tôt, lorsqu’il devra fuir vers Tar Valon, chez les Aes Sedai, pour échapper à la mort...

Un univers classique mais fouillé.

La Roue du Temps démarre assez classiquement. On découvre une communauté rurale tranquille, qui quitte un dur hiver pour un printemps bienvenu. Alors que la fête va battre son plein pour l’occasion, la menace d’une créature étrange apparaît. Le héros, Rand al’Thor, devra quitter sa contrée natale, avec toute une troupe de compagnons aux origines diverses, vers le refuge de Tar Valon, où réside une communauté de femmes dotées de pouvoirs fantastiques. Car Rand et deux de ses amis sont des pièces maîtresses dans une partie d’échec que livrent les forces du Bien et du Mal (en l’occurrence les Ténèbres et la Lumière).
On est frappé, au début du roman, par l’incroyable ressemblance entre La Roue du Temps et La Communauté de l’Anneau, premier tome de la cultissime trilogie du Seigneur des Anneaux de J. R. R. Tolkien. Une communauté rurale, de jeunes héros naïfs, un cavalier noir... Plus tard dans le récit, l’apparition d’une grande créature volante rappelant la monture des Nazguls, une scène de fuite jusqu’à un bac traversant une rivière, rappellent inévitablement des moments forts d’un des chefs-d’œuvres de la fantasy. Ce n’est peut-être pas délibéré, ou au contraire un hommage, mais on a toutefois l’impression de relire quelque chose qu’on connaît déjà.
Cela dit, au fur et à mesure que l’on s’enfonce dans l’univers de La Roue du Temps et que l’histoire se déroule, on découvre un vaste monde inédit, même si relativement classique en fantasy. On apprécie notamment l’absence d’un manichéisme parfaitement marqué : les forces de la Lumière sont divisées en factions qui n’interprètent pas les légendes de la même façon et ne s’entendent pas ; on s’interroge : les héros sont-ils destinés à sauver le monde ou au contraire à le détruire ? Les Aes Sedai sont-elles vraiment bonnes ? Un véritable suspense plane dans La Roue du Temps.

Des longueurs qui ralentissent le récit mais favorisent le décor.

Dans La Roue du Temps, Robert Jordan prend son temps. Il décrit abondamment les Deux Rivières, ses habitants et leurs coutumes. Plus loin dans le roman, il s’attarde également sur la peinture des lieux et des personnages que les héros seront amenés à découvrir au long de leur périple. Il construit ainsi un univers fouillé, précis, cohérent, apte à fasciner un lecteur cherchant le dépaysement.
Malheureusement, cela émaille le récit de longueurs qui le ralentissent considérablement. Avec un tel style, tout en lenteurs secouées de rares phases d’action mouvementées, on comprend que Jordan ait réussi à écrire plus de vingt tomes pour la série La Roue du Temps. En réalité, il n’a écrit que onze romans, qui ont été savamment découpés en deux pour leur publication en France. Deux des épisodes originaux n’ont d’ailleurs pas encore été traduits en français. Le dernier n’a pas été achevé et c’est Brandon Sanderson, jeune auteur prometteur qui prendra la relève pour terminer la saga. En conséquence, le lecteur devra donc lire vingt-quatre tomes de près de cinq cents pages chacun pour voir la Roue du Temps achever sa révolution.

Le premier tome d’une loooooooooongue saga réservé aux passionnés de fantasy.

La Roue du Temps est un premier tome classique d’une série de fantasy culte. Quiconque veut disposer d’une connaissance complète du genre devrait donc la lire, en commençant évidemment par ce premier plutôt bon roman.
Mais encore faut-il, pour la commencer, avoir la volonté de terminer l’énorme saga. Seuls les passionnés de fantasy y trouveront leur compte et devraient s’y risquer.

Stéphane Gourjault

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