La Tour Sombre 4
( La Tour Sombre 4 )
de Stephen King et Richard Isanove
aux éditions Soleil ,
collection Fusion
Genre : Anticipation
Sous-genres :
  • Post apocalyptique

Auteurs : Stephen King

Scénariste : Peter David
Dessinateur : Richard Isanove
Traduction : Jérémy Manesse
Date de parution : février 2009 Inédit
Langue d'origine : Anglais UK
Type d'ouvrage : Album
Nombre de pages : 65
Titre en vo :
Cycle en vo : The Dark Tower

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Un tome de transition

La bande dessinée américaine a souvent puisé dans la littérature fantastique pour des adaptations plus ou moins réussies. On se souviendra notamment du Cycle des Épées de Fritz Leiber mis en bulles par Mike Mignola. Un phénomène qui est toujours d’actualité avec des adaptations récemment de Moorcock ou de George R.R. Martin. La France n’est pas en reste puisque les éditions Soleil viennent de lancer la collection Cherche Futurs en travaillant sur l’Assassin Royal de Robin Hobb et Majipoor de Robert Silverberg. Et il y a quelques années, on avait pu lire le début d’Eymerich l’Inquisiteur de Valerio Evangelisti, Le Cycle de Tchaï de Jack Vance et Les Guerriers du Silence de Pierre Bordage chez Delcourt, ou bien encore Le Travail du Furet à l’intérieur du Poulailler de Jean-Pierre Andrevon chez Soleil.

Adaptée aux États-Unis en comics et traduit en français toujours chez Soleil dans la collection Fusion Comics, La Tour Sombre est le premier cycle de Stephen King à connaître les joies de la bande dessinée, peut-être parce c’est son récit le moins fantastique, coincé entre la science-fiction et la fantasy. Peut-être aussi parce que c’est jusqu’à aujourd’hui son plus long et son plus ambitieux...

Dans l’enfer des Pistoleros

Dans un monde postapocalyptique, alors qu’il reste des traces de technologie ici et là, Roland et ses amis sont devenus de jeunes pistoleros, sortes de cowboys des temps futurs ayant gagné le droit de porter des pistolets. Mais à peine nommés sont-ils devenus des cibles pour d’autres groupes de guerriers. Roland a commis l’erreur de tomber amoureux de Susan, une jeune femme pourtant promise à un autre, vieux, laid, violent et repoussant. Dans les tomes précédents, leur amour était devenu une tragédie, Susan devenant un cadavre pourrissant. Dans les premières pages de celui-ci, le destin frappe à nouveau Roland, son âme étant aspirée dans une sorte de globe. Heureusement ses deux amis Alain et Bert vont veiller sur son corps, même s’ils ont à leur trousse une bande d’hommes en armes bien décidés à en découdre avec eux...

Transition

Ce qu’il y a d’épatant avec cette série et avec bon nombre de comics, c’est l’art consommé de l’encrage et des jeux d’ombre et de lumière. Un art utilisé ici jusqu’à la saturation. Les planches sont très travaillées mais les visages sont souvent tourmentés à l’extrême et la végétation prend un tour très organique, presque malsain. Une impression qui rend bien l’atmosphère de ce monde en déliquescence mais qui donne parfois le tournis, voire la nausée. Du côté de l’histoire, ce quatrième tome est un volume de transition. Il ne se passe au final pas grand chose pour Roland, ses amis se contentent de fuir et la petite histoire parallèle de Sheemie n’est là que pour indiquer que ce jeune garçon deviendra dans un avenir proche un élément clé du récit. Tout est en place pour une suite qui promet d’être grandiose et violente. Vivement le cinquième tome.

Jérôme Vincent

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