de Thomas Burnett Swann
aux éditions Folio SF
Auteurs :
Thomas Burnett Swann
Couverture :
Fred Burdy
Traduction :
Sophie Viévard
Date de parution : mars 2005
Inédit
Langue d'origine : Anglais UK
Type d'ouvrage : Roman
Nombre de pages : 551
Titre en vo : 1
Cycle en vo : Guin Saga
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A la redécouverte d’un grand moment de fantasy
Né aux Etats-Unis en 1928, Thomas Burnett Swann est chez nous connu essentiellement
pour la Trilogie du Minotaure, une série de fantasy peuplée
de centaures et autres dryades, aujourd’hui rééditée en un
seul et même volume. Les amateurs pourront également consulter chez
les bouquinistes La Forêt d’Envers-monde chez Opta et sa nouvelle
Le Manoir des roses dans le numéro 176 de Fiction, dernières
traces françaises d’une œuvre qui reste en partie inédite depuis
sa mort en 1976.
Au plus profond de la forêt.
La Trilogie du Minotaure nous entraîne donc aux temps lointains de
l’Antiquité. Cachés au plus profond de la forêt sur l’île
de Crête, Minotaures, Centaures, Dryades et autres Telchins vivent en paix.
Un pacte scellé avec les hommes assure leur tranquillité et les
siècles peuvent s’écouler en toute quiétude. Mais rien n’est
immuable, et l’arrivée d’un jeune voleur et de sa cousine va bouleverser
le petit monde de ces bêtes fantastiques. Leur loi interdit normalement
aux humains de pénétrer la forêt et d’en ressortir vivants.
Ce drôle de couple fera-t-il exception à la règle ? Zoé
la dryade, Chiron le centaure et Cloches d’Argent le Minotaure auront là
un bien épineux problème à résoudre.
Etonnant et fort sympathique
La Trilogie du Minotaure est une œuvre rare. Premièrement parce
que la fantasy qui y est développée est peu commune. La balade avec
centaures, dryades et autres créatures de légendes est bien sympathique
et re-vivifiante. Ici pas ou peu de guerriers musclés, de sorciers malfaisants
et de monde à sauver. Avec une plume légère, Thomas Burnett
Swann nous conte agréablement les aventures de ces êtres à
la fois proches de la nature et raffinés. Pour autant, les moments graves
ne nous sont pas épargnés et l’heure est parfois à la tragédie
et aux déchirements. Cette tendance s’accentue d’ailleurs dans les deux
derniers volumes de la trilogie. Seul petit reproche : les quelques longueurs
qui accompagnent le récit. Pour le reste, une œuvre à découvrir
ou à rédcouvrir rapidement.







