La Vérité avant-dernière
( 1 )
de Philip K. Dick
aux éditions 10/18 ,
collection Domaine étranger
Genre : SF

Auteurs : Philip K. Dick
Couverture : Guy Abadia
Traduction : Alain Dorémieux
Date de parution : janvier 2000 Inédit
Langue d'origine : Anglais US
Type d'ouvrage : Roman
Nombre de pages : 1
Titre en vo : The Penultimate Truth
Cycle en vo : Guin Saga

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Coincer des millions de gens sous Terre en leur faisant croire que toute la planète est un champ de bataille radioactif... Pas de chance pour X-Files, le plus gros baratin gouvernemental, c’est Philip K.Dick qui l’a inventé (et il était très fort pour ça

Né en 1928 et mort en 1982 aux Etats-Unis, Philip K. Dick reste une légende de la science-fiction. D’abord pour ses écrits et certains romans qui restent encore aujourd’hui des incontournables du genre : Ubik, Le Maître du Haut Château, Blade Runner... Ensuite pour sa réputation d’auteur dérangé sur la fin de sa vie, partagé entre illuminations mystiques et paranoïa...

Aider l’effort de guerre...

Comme souvent dans les livres de K. Dick, la situation est folle, et comme souvent, il y a une énorme tromperie. Après une guerre nucléaire mondiale entre l’Ouest et l’Est, la population s’est réfugiée dans des abris souterrains. Coincés sous terre par les combats en surface, les gens se sont réorganisés peu à peu en petites communautés autonomes qui doivent produire des robots pour aider à l’effort de guerre. Leur dirigeant, Talbot Yancy, les informe par la télé des victoires et des défaites de leur camp. Tout s’écroule lorsque Nicolas doit remonter à la surface pour sauver un de ses compagnons gravement malade dans son abris. Il va découvrir que la vérité est bien loin de la version officielle qu’on lui sert depuis des années.
 
Paranoïa quand tu nous tiens
 
Ecris en 1964, La Vérité avant-dernière est, vous l’aurez compris, le reflet des inquiètudes de son époque. En plein Guerre Froide, Philip K. Dick joue sur la peur du nucléaire. Mais surtout, il travaille un thème qui lui tient particulièrement à coeur, celui de la réalité. Dans son questionnement permanent sur ce qui est vrai et ce qui ne l’est pas, il s’attaque aux versions officielles données par les gouvernements. Une inquiétude que l’on retrouve dans plusieurs de ses romans. Immanquablement daté, La Vérité avant-dernière possède tout de même le charme des petits romans de Philip K. Dick. Sans être une merveille, il n’a pas de défaut majeur et l’on prend plaisir à parcourir ses pages. A conseiller tout de même aux fans de Dick. Les néophytes s’orienteront plutôt vers Ubik ou Le Maître du Haut Château.

Jérôme Vincent

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