La Voie de la Colère
( Le Livre et l'Epée 1 )
de Antoine Rouaud
aux éditions Bragelonne
Genre : Fantasy

Auteurs : Antoine Rouaud
Couverture : Larry Rostant
Date de parution : octobre 2013 Inédit
Langue d'origine : Français
Type d'ouvrage : Roman
Nombre de pages : 480
Titre en vo :


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La chute d’un empire, l’éveil d’une république

Antoine Rouaud est né en 1979. Il a passé son enfance à écrire des histoires, imaginer des scénarios et composer des chansons, avant de rejoindre le monde de la radio.
Il est aujourd’hui concepteur-rédacteur chez NRJ et travaille sur plusieurs séries de feuilletons audio.
La Voie de la Colère est son premier roman, et bénéficie d’une sortie mondiale dans 12 pays.
 
S’il eut un seul héros dans les Salines, ne retenez qu’un seul nom, Dun-Cadal Daermon
 
Dun-Cadal Daermon, tel est le nom du vieux général de l’empire déchu que Viola, historienne de la nouvelle république retrouve, pour lui demander où celui-ci a caché l’épée du denier empereur après sa chute.
 
Mais le héros des Salines a bien vieilli, est devenu alcoolique, et ressasse surtout des vieux souvenirs, ceux de ses batailles, de son apprenti, Grenouille, de la déchéance de l’empire et de sa chute. 
 
Un jour, vous comprendrez. Soyez certain. Je serai le meilleur chevalier que ce monde ait jamais connu
 
Présenté comme la révélation française de l’année, et bénéficiant d’une sortie dans 12 pays, ce roman est effectivement brillant !
 
L’univers présenté est somme toute un univers de fantasy assez classique, présentant un empire réaliste, vivant, où plusieurs dynasties se sont succédé.
Les maisons de nobles chevaliers sont les héritières des techniques du Souffle, pouvoir mystique d’une grande puissance, et elles-mêmes se font et se défont au gré des intrigues politiques.
 
L’auteur a pris des éléments d’ambiance, d’histoire, dans beaucoup de médias, livres, films, jeux vidéo, mais a réussi à intégrer les éléments dans son univers, à les faire siens, à les intégrer de manière qu’ils ne paraissent jamais ridicules ou décalés, jamais incohérents ou anachroniques.
 
La première partie de l’histoire se passe lorsque Viola retrouve Dun-Cadal, et si le récit est fait d’un point de vue objectif, les souvenirs de Dun-Cadal, quand ils remontent, sont purement subjectifs, et la transition se fait parfois sans prévenir.
Mais l’auteur contrôle bien son texte, et, même si la première fois surprend un peu, je n’ai jamais été déstabilisé par la transition.
Tout le récit se fait selon ce système, et hormis à de très rares occasions, je ne me suis jamais demandé dans quel contexte nous mettait l’auteur, passé ou présent.
 
Et toute la saveur de ce roman vient justement de cette narration, plus que de l’univers, plus que de l’histoire, le point de vue du narrateur, très subjectif, trouvera un écho dans la deuxième partie, qui dévoilera les choses qu’il n’a pas su voir.
Elle vient également de ses personnages, très humains, tiraillés entre leur raison et leurs sentiments, parfois jusqu’à la douleur, que l’auteur parvient à nous communiquer.
 
La Voie de la Colère est un très bon roman que je vous conseille, et dont j’attends la suite avec impatience !

Bertrand Tzd