La couronne du berger
( Les Annales du Disque-Monde 41 )
de Terry Pratchett
aux éditions L’Atalante ,
collection La Dentelle du Cygne
Genre : Fantasy
Sous-genres :
  • Humour

Auteurs : Terry Pratchett
Couverture : Paul Kidby
Traduction : Patrick Couton
Date de parution : mai 2016 Inédit
Langue d'origine : Anglais UK
Type d'ouvrage : Roman
Nombre de pages : 352
Titre en vo : The Shepherd's Crown
Parution en vo : août 2015


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Vingt-trois ans après la publication du tout premier tome de la série en français, les éditions l’Atalante nous livrent le quarante-et-unième et dernier roman des Annales du Disque-Monde. Dans la Couronne du Berger, Terry Pratchett nous emmène avec la sorcière Tiphaine Patraque au pays des Causses pour une ultime aventure.

Terry Pratchett est un écrivain majeur de la scène britannique, notamment connu pour sa série de fantasy humoristique Les Annales du Disque-Monde, dont il a publié le premier volume en 1983, traduit dix ans plus tard en français. Son œuvre a été traduite dans 38 langues et la version française bénéficie des talents de Patrick Couton depuis près de vingt ans. Terry Pratchett a reçu de nombreuses distinctions pour son œuvre et a été adoubé par la Reine d’Angleterre en 2009 pour service à la littérature. Atteint d’une forme rare de la maladie d’Alzheimer, Terry Pratchett a été reconnu au-delà du public littéraire pour ses actions visant à promouvoir les recherches sur la maladie. La Couronne du Berger est son tout dernier roman, terminé au cours de l’été 2014 avant son décès en mars 2015.
 
 
Il se passe d’étranges choses dans les Causses. La sorcière Tiphaine Patraque le sent dans la terre, autour d’elle. Un vieil ennemi rassemblerait-il ses forces ? Heureusement, la sorcière bénéficie de l’aide des Nac mac Feegle, ces petites créatures du pays qui se croient déjà mortes. Mais elle devra rassembler toutes les sorcières de la région pour contrer la horde de fées qui se prépare à l’invasion…
 
La sorcière Tiphaine Patraque reprend du service pour sa cinquième histoire après une première apparition dans Les Ch’tits Hommes libres, puis dans Un chapeau de ciel, L’Hiverrier et Je m’habillerai de nuit. Après plusieurs histoires dans la cité d’Ankh-Morpokh, en pleine révolution industrielle dans Déraillé, on revient dans un univers plus rural et féerique avec La Couronne du berger
 
On y retrouve des codes propres à cet environnement, comme les nobles qui partent à la chasse et l’héritier rebelle, les sorcières à la Pratchett qui prennent soin du petit peuple, et les créatures de la nature ou de magie. Comme à son habitude, il joue des codes du genre et apporte son humour si particulier – et si bien traduit en français – à une histoire prenante et des personnages attachants.
 
Le retour de Tiphaine Patraque et ses nouveaux alliés
 
Alors que la kelda des Nac mac Feegle s’inquiète de la charge de travail de Tiphaine, Mémé Ciredutemps, sa grand-mère, meurt et lègue tout à Tiphaine, la laissant avec deux domaines à gérer. Si certains prendront plaisir à retrouver la sorcière Tiphaine Patraque, les nouveaux personnages ne sont pas en reste. 
 
Par exemple, elle trouvera de l’aide en la personne de Geoffroy, un fils de noble pacifiste qui décide de quitter sa famille avec son bouc Mephistopheles pour devenir sorcière. Un personnage atypique propre à l’univers de Pratchett, que l’on prend plaisir à découvrir et à aimer. Mais les autres personnages ne sont pas en reste, entre les autres sorcières, les Nac mac Feegle et les autres, c’est toute une galerie de personnages comiques mais attachants qui entre en scène une dernière fois avant de fermer le rideau pour de bon.
 
Une fin douce-amère
 
Je ne parle pas là de la fin du roman mais bien de cette dernière annale du Disque-Monde. Si le lecteur novice pourra se plonger dans cette aventure savoureuse sans jamais avoir touché un roman du Disque-Monde auparavant, le lecteur assidu retrouvera cette patte propre à Pratchett qui rend son univers si unique.
 
À travers les pages de La Couronne du Berger, on retrouve des personnages iconiques comme la Mort (qui est de sexe masculin, nous rappelle le traducteur une dernière fois), des lieux et autres éléments de ce monde que tant de lecteurs et lectrices ont exploré et aimé lors de ces trois dernières décennies. En refermant la dernière page de cette ultime aventure, on se délecte d’avoir découvert une belle histoire tout en pensant à tout ce qui aurait pu encore être écrit. 
 
Comme le disait l’agent de Terry Pratchett, Rob Wilkins, lors de la sortie du livre en France, ce sont les personnages que l’on regrettera, tout le monde auquel il a su donner vie pendant plus de trente ans, et toutes ces histoires laissées en suspens qui ne verront plus le jour. Mais il nous reste notre imagination de lecteurs, et l’envie de lire ou relire les autres romans du Disque-Monde, comme à chaque fois que l’on referme les pages de l’un des romans de Pratchett.

Florie Vignon