La matrice Fantôme
( 1 )
de Marion Zimmer Bradley
aux éditions Pocket
Genre : SF

Auteurs : Marion Zimmer Bradley
Couverture : W. Siudmak
Date de parution : janvier 2002 Inédit
Langue d'origine : Anglais UK
Type d'ouvrage : Roman
Nombre de pages : 1
Titre en vo : 1
Cycle en vo : Guin Saga

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Comme une impression de déjà vu...

La Romance de Ténébreuse de Marion Zimmer Bradley est un des cycles les plus longs, mais également les plus acclamés. Il s’étend sur plus d’un millier d’années, sur Ténébreuse (Darkover en V.O.) une planète froide mais pas entièrement inhospitalière où s’est écrasé un vaisseau de colonisation terrien. Les descendants des colons s’installent peu à peu, oubliant leur passé, et faute de pouvoir redévelopper la technologie (la planète est pauvre en métaux), ils vont s’organiser autour des pouvoirs psys. Une société de type féodal en résulte, avec au sommet ceux qui possèdent le don (le laran). Tout est fait pour développer ces pouvoirs, par un apprentissage long et rigoureux dans les tours, par l’utilisation de cristaux amplificateurs (les matrices), et le cas échéant, par des croisements consanguins. L’utilisation des pouvoirs psy comme armes entraîne une période de guerre et de terreur, qui se termine par la signature d’un pacte proscrivant l’utilisation de toute arme frappant à distance, que ce soit laran, arcs ou javelots. Suit une période relativement plus calme, au cours de laquelle l’Empire Terrien reprend contact avec les ténébrans.

Sept grands domaines.

Une nouvelle organisation s’est mise en place : les dizaines de petits royaumes ont été regroupés en sept grands domaines. Un roi est choisi à l’intérieur de la famille Elalhyn, mais l’instabilité mentale de ceux ci impose qu’ils ne soient pas plus que des marionnettes dans la main d’un régent, issu traditionnellement de la famille Hastur. Régis Hastur est ce régent, mais il commence à se faire vieux et à s’inquiéter de son remplaçant, qui devra non seulement tenir les domaines en paix mais également faire échec aux visées de l’Empire Terrien, qui accepte de plus en plus mal les planètes autonomes comme Ténébreuse.

La Matrice Fantôme fait partie de l’Âge de Régis Hastur. On y retrouve Margaret/Marguerida Alton, fille de Lew Alton et héritière du domaine et du don de sa famille, mais aussi universitaire éduquée hors planète. Enfermée à la Tour d’Arilinn le temps d’apprendre à maîtriser ses pouvoirs, elle supporte de moins en moins l’ambiance pesante du lieu, et parvient à se faire transférer à une autre tour.

Voyager dans le temps

Pendant ce temps, Mickael Lanart-Hastur, dont elle est tombée amoureuse malgré l’opposition de sa famille (dans le livre précédent), a été envoyé pour évaluer les capacités des trois fils Elalhyn à monter sur le trône. Il trouve leur mère sous l’emprise d’une sorcière et devenue à moitié folle, et après une bataille de pouvoirs à l’issue tragique, il ramène les trois garçons et leurs deux sœurs à Thendara, avec une triste nouvelle : à priori, aucun n’est apte à la fonction.

Il y retrouve Marguerida, échappe à un mariage arrangé et ensemble, appelés par une voix mystérieuse, partent pour la tour de Hali, en ruine depuis les guerres psy. Ils se retrouvent dans le passé, juste après la signature du pacte ; certains seigneurs refusent de l’appliquer et continuent à créer des armes terrifiantes, mais plus personne n’est assez puissant pour s’opposer à eux. Ce sera leur tâche. Mais il leur faut aussi échapper à Asharra, ancêtre de Marguerida, qu’elle avait vaincu dans La Chanson de l’Exil. Pour cela, ils doivent travailler de concert, et qu’ils soient donc enfin mariés… De retour à leur époque, il reste toujours à régler l’épineux problème des successions…

Un happy end de trop

La Matrice Fantôme fait directement suite à La Chanson de l’Exil et y fait constamment allusion. Il est nettement préférable d’avoir lu au moins celui ci et Les Casseurs de Monde, ou mieux une bonne partie du cycle. L’ennui est que de très nombreux thèmes reviennent par rapport aux autres romans de la série, ce qui donne une impression de déjà vu… Ce n’est pas un mauvais roman, mais certainement pas non plus le meilleur de la série, et le happy end final est vraiment de trop.

Magda Dorner

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