La pyramide des besoins humains
de Caroline Solé
aux éditions L’École des loisirs ,
collection Medium Poche
Genre : Littérature générale
Sous-genres :
  • Jeu

Auteurs : Caroline Solé
Date de parution : janvier 2017 Réédition
Langue d'origine : Français
Type d'ouvrage : Roman
Nombre de pages : 144
Age minimum : 12 ans
Titre en vo :
Première parution : mai 2015

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La chronique écrite d’Adrien, 12 ans.

L’auteure
 
Née à Calais à la fin des années 1990, Caroline Solé a séjourné dans plusieurs pays (Egypte, Angleterre) avant de devenir journaliste.

Son premier roman « La pyramide des besoins humains » est inspiré de la « pyramide de Maslow » qui décrit, en psychologie du travail, la hiérarchie des besoins humains pour comprendre les motivations humaines.

L’histoire

 
Un adolescent anonyme de quinze ans qui a fugué est sans domicile. Il voit l’annonce d’un concours « La pyramide des besoins humains ». C’est un jeu retransmis sur Internet auquel participent 15 000 personnes. Il s’agit de se qualifier de semaine en semaine à l’étape suivante de la pyramide des besoins humains.
 
La première semaine concerne les besoins physiologiques, ceux qui doivent être satisfaits impérativement (respiration, faim, soif, famille, …). Les participants doivent montrer sur une page web ce qu’ils ont fait pour satisfaire ces besoins primaires. Le public votera pour les meilleures pages en ligne. Seuls les mille premiers sont retenus pour la seconde épreuve.

Le pseudonyme du héros dans le jeu est Christopher Scott. Il passe successivement les différentes étapes, mais même s’il y a de moins en moins de concurrents, la concurrence est de plus en plus pressante.

Mon avis

 
Au premier abord, cela rappelle les jeux grand public comme « Hunger Games » ou « Sim Survivor », mais, en fait, c’est très différent. Il n’y a pas d’épreuves physiques dangereuses, il s’agit plutôt d’un concours d’écriture, qui se déroule à notre époque. C’est un jeu, non violent, qui pourrait tout à fait exister aujourd’hui.

Bien que le héros soit anonyme, on peut facilement s’identifier à lui, car il a un vrai comportement, un vrai raisonnement, un vrai langage d’adolescent. Le public sait que « Christopher » est un SDF, qui se connecte à Internet dans une médiathèque municipale. Certains internautes se moquent de lui et de sa situation, mais la plupart (comme le lecteur) éprouvent de la compassion pour lui. Ce soutien l’aide et le motive dans sa démarche.
 
On peut suivre son quotidien de SDF, avec ses amis. A tout moment, on a envie d’en savoir plus sur sa vie et sur la façon dont il aborde les différentes épreuves. Au fur et à mesure où il monte dans la pyramide des besoins humains, il reste un SDF. Mais si sa situation personnelle ne s’améliore pas, il progresse sur le plan humain et sur le plan moral. Il apprend à se détacher du superflu et à s’intéresser à l’essentiel.

Le récit est original. La fin est inattendue. Ce livre est excellent.
 

Adrien Nottola


chroniqueur(se) ado.